L’aviez-vous réalisé? Nous arrivons à la fin d’une décennie! Pour l’occasion, on n’avait (presque) pas le choix de se rappeler des meilleurs moments de ces dix dernières années.

Prêts, pas prêts, on part.

Le Golden Goal, moment suprême de l’histoire sportive canadienne

Sidney Crosby célèbre avec Jarome Iginla après avoir marqué le Golden Goal

Sidney Crosby célèbre avec son coéquipier Jarome Iginla après avoir marqué le but de la victoire, le Golden Goal, en finale contre les États-Unis aux Jeux olympiques de Vancouver 2010. LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson

Le but. En finale. En prolongation. En sol canadien. Contre les États-Unis. Crosby.

Comment parler de moments mémorables d’Équipe Canada sans mentionner le but en or de Sidney Crosby aux Jeux de Vancouver 2010? Après 7 minutes et 40 secondes de prolongation (et de stress pur pour tous les Canadiens), la jeune star du hockey marque finalement le but gagnant, arrachant la médaille d’or des mains des États-Unis et créant l’un des plus grands moments de l’histoire du sport au Canada.

Joannie Rochette patine pour sa mère

Joannie Rochette lève son bouquet de fleurs en l'air

Joannie Rochette tient ses fleurs après avoir gagné le bronze en patinage artistique, le 25 février 2010, aux Jeux de Vancouver. LA PRESSE CANADIENNE/Robert Skinner

Les JO sont toujours forts en émotions, mais l’hommage de Joannie Rochette à sa mère décédée à quelques jours de son programme court a dépassé tout ce à quoi on s’attendait. Malgré la difficulté de la situation, elle a tout de même livré deux incroyables routines, qui lui ont valu la médaille de bronze. On lui a également remis le prix Terry-Fox qui honorait les olympiens ayant démontré du courage et de l’humilité dans l’adversité.

Alex Bilodeau : enfin la première médaille d’or en sol canadien

Alex Bilodeau et son frère tiennent le drapeau canadien

Alexandre Bilodeau et son frère Frédérique après qu’Alex ait remporté l’or aux Jeux olympiques de Vancouver 2010, le 14 février 2010. COC/Jason Ransom

Pouvez-vous croire qu’aucune médaille d’or canadienne n’avait été gagnée à la maison, ni aux Jeux de Montréal 1976, ni à Calgary 1988? C’est finalement Alexandre Bilodeau qui s’est dit « Là, ça va faire! » et a réussi à décrocher l’or à l’épreuve des bosses en ski acrobatique aux Jeux de Vancouver 2010, qui sont finalement devenus les plus prolifiques en médailles d’or de l’histoire du Canada. On se rappellera aussi de cette médaille grâce au moment emblématique où il a célébré sa victoire avec son frère Frédéric.

L’aventure ne s’est pas arrêtée là pour Bilodeau, qui est devenu le premier Canadien à défendre avec succès une médaille d’or olympique individuelle, à Sotchi 2014.

L’ère Charles Hamelin

30 minutes, c’est tout ce qu’il a fallu à Charles Hamelin pour remporter deux médailles d’or aux Jeux de Vancouver 2010! Il a successivement remporté les courses du 500 m, puis s’est joint à ses coéquipiers pour remporter un excitant relais 5 000 m en patinage de vitesse, faisant de lui le seul double médaillé d’or canadien de l’événement.

Aujourd’hui, avec ses cinq médailles olympiques récoltées en quatre Jeux, il est à égalité avec trois athlètes d’Équipe Canada pour le titre du Canadien (homme) le plus décoré aux Jeux olympiques. Il a dominé dans le monde du courte piste au cours des dix dernières années, notamment en tant que champion du monde… et il en redemande encore!

Clara Hughes patine et pédale jusqu’aux podiums

C’est à Vancouver 2010 que Clara Hughes a conclu sa récolte de médailles olympiques. Avec un total de six podiums à son palmarès en carrière, elle est devenue l’une des deux athlètes féminines les plus décorées du Canada (à égalité avec Cindy Klassen). Mais ce n’était pas la fin de sa carrière olympique, puisqu’elle a effectué son retour au cyclisme sur piste – son sport olympique original – pour participer à Londres 2012.

Sa brillante double carrière lui a d’ailleurs valu une étoile fort méritée dans l’Allée des célébrités canadiennes; elle est aussi devenue une voix importante dans le combat contre la stigmatisation et pour une meilleure compréhension de la maladie mentale.

Christine Sinclair mène la percée du soccer féminin

Lorsque le Canada a battu la France en finale pour le bronze à Londres 2012, c’était la première médaille olympique du Canada dans un sport estival d’équipe depuis Berlin en 1936. Une autre médaille de bronze à Rio 2016 a fait de l’équipe féminine de soccer la première équipe canadienne à remporter des médailles olympiques d’été consécutives depuis 1908.

Mais évidemment, on doit aussi vous parler de Christine Sinclair, meilleure joueuse canadienne de tous les temps. Possédant déjà son étoile dans l’Allée des célébrités canadiennes depuis 2013, elle à seulement deux buts de devenir la plus grande marqueuse au monde. On a déjà hâte de la voir tenter d’écrire à nouveau l’histoire avec son équipe, à Tokyo.

Capitaine Canada et ses dix Jeux olympiques

Ian Millar effectue un saut à cheval

Ian Millar monte Horse Power en première ronde de la finale de l’épreuve des sauts, aux Jeux olympiques de Londres 2012, le 8 août 2012. LA PRESSE CANADIENNE/Ryan Remiorz

Personne dans l’histoire olympique n’a la longévité de Capitaine Canada, Ian Millar. D’une recrue de 25 ans à Munich en 1972 à un vétéran de 61 ans qui a finalement remporté sa première médaille olympique à Beijing 2008, jusqu’à sa participation aux Jeux de Londres 2012 à 65 ans qui fait de lui l’olympien le plus âgé de l’histoire du Canada, Millar a concouru à dix Jeux olympiques (un record) avec huit chevaux différents au cours de sa carrière de saut d’exposition.

Émilie Heymans plonge dans les livres d’histoire

Emilie Heymans (droite) et Jennifer Abel (gauche) posent avec leur médaille de bronze acquise en plongeon synchronisé aux Jeux de Londres 2012, le 29 juillet 2012. (PC/Mike Ridewood)

Lorsque Émilie Heymans a mis la main sur le bronze au 3 m à Londres 2012, la plongeuse s’est automatiquement inscrite dans les livres d’histoire. En effet, avec ses trois médailles obtenues à Sydney 2000, Athènes 2004 et Beijing 2008, elle fut la première athlète canadienne (femme) et la première plongeuse (femme) au monde à remporter des médailles lors de quatre Jeux olympiques d’été consécutifs.

Pour mettre une cerise sur le sundae, Heymans a été intronisée au Temple de la renommée olympique du Canada cette année.

Rosie MacLennan règne sur le trampoline

Rosie MacLennan porte le drapeau canadien

Rosie MacLennan célèbre sa deuxième médaille d’or consécutive lors des Jeux olympiques de Rio 2016, le 12 août 2016. (PC/Ryan Remiorz)

La porte-drapeau de la Cérémonie d’ouverture de Rio 2016 a rebondi jusqu’à deux titres olympiques de suite en trampoline individuel. Sa victoire à Rio 2016 a fait d’elle la première trampoliniste à remporter deux médailles d’or consécutives aux Jeux olympiques, la première Canadienne à défendre avec succès son titre olympique d’été, ainsi que la première athlète féminine du Canada à décrocher deux médailles d’or dans une épreuve individuelle des Jeux d’été. Vous avez dit « historique »?

Le « golden age » du hockey canadien

Photo de groupe

Équipe Canada pose pour une photo de groupe après avoir battu les États-Unis 3-2 en finale pour l’or aux Jeux olympiques de Sotchi 2014, le 20 février 2014. COC/Mike Ridewood

2014 fut une année haute en couleurs pour le hockey canadien. Aux Jeux de Sotchi, les équipes masculine ET féminine ont décroché l’or dans des parties à couper le souffle, particulièrement chez les femmes. S’il s’agissait d’une 4e médaille d’or consécutive pour le trio de feu composé de Hayley Wickenheiser, Jayna Hefford et Caroline Ouellette, cette fois-ci, la vedette était Marie-Philip Poulin. Dans un match de finale complètement effréné contre les États-Unis, qui ont tenu le Canada entier en haleine (surtout lors de l’arrêt inespéré du poteau), Poulin a mené toute une remontée pour le pays en marquant deux buts, dont celui de la victoire en prolongation.

Hayley Wickenheiser été intronisée au Temple de la renommée de la IIHF et à celui du Canada en 2019 pour sa contribution au monde du hockey féminin. Quoi de mieux pour clore la décennie en beauté?

Ted-Jan Bloemen : Une pluie de médailles après la sécheresse

Ted-Jan Bloemen sur le podium, bras en l'air en signe de victoire

Ted-Jan Bloemen du Canada remporte l’argent dans la course du 5000 m en patinage de vitesse lors du Jour 2 des Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang le 11 février 2018 à l’Ovale de Gangneung. (Photo Vincent Ethier/COC)

L’apogée de la décennie de Ted-Jan Bloemen fut évidemment sa récolte de deux médailles olympiques à PyeongChang 2018. Il a décroché l’argent au 5000 m, puis le titre olympique au 10 000 m avec un record olympique. Lorsqu’il est grimpé sur le podium en Corée du Sud, il a mis fin à une disette de 86 ans sans médaille olympique dans ces deux épreuves.

Avant d’atteindre ce sommet, le Canadien d’origine néerlandaise a aussi fracassé le record du monde sur 10 000 m en 2015 et sur 5000 m en 2017 dans l’uniforme du Canada.

La montée du bobsleigh canadien

Justin Kripps et Alex Kopacz lèvent leur casque en signe de célébration

Justin Kripps et Alex Kopacz célèbrent leur médaille d’or en bob à deux aux Jeux olympiques de PyeongChang 2018, le 19 février 2018. (AP Photo/Andy Wong)

La décennie 2010 a été celle du bobsleigh canadien! En trois Jeux olympiques, Équipe Canada a décroché six médailles, dont un doublé féminin (1ère et 2e places) en bob à deux à Vancouver 2010 et une rare égalité pour l’or en bob à deux masculin à PyeongChang 2018. Ces JO ont d’ailleurs été les meilleurs du Canada en bobsleigh, alors que nos athlètes ont pris quatre médailles dans les différentes épreuves.

Le pilote Justin Kripps a rebondi sur ces succès en grimpant sur le podium des épreuves à deux et à quatre aux Championnats du monde 2019, un exploit seulement réalisé par deux athlètes avant lui.

Les JO, une histoire de famille avec les soeurs Dufour-Lapointe

Chloé, Justine et Maxime Dufour-Lapointe posent sur un podium

La gagnante des bosses Justine Dufour-Lapointe est sur le podium avec ses soeurs Chloé, à gauche, et Maxime, à droite, à la Coupe du monde de ski acrobatique FIS le samedi 23 janvier 2016 à Val St-Come, au Québec. LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson

Ah, les fameuses histoires de famille! JustineChloé et Maxime Dufour-Lapointe ont écrit une nouvelle page dans le livre d’histoire du sport mondial, simplement en se qualifiant pour l’épreuve des bosses à Sotchi 2014. Elles sont devenues le troisième trio de sœurs au monde, et le premier au Canada, à participer à la même épreuve lors de Jeux d’hiver.

Justine et Chloé ont remporté la médaille d’or et la médaille d’argent respectivement. Elles étaient seulement la troisième paire de sœurs à se tenir sur les deux plus hautes marches du podium lors d’une même épreuve olympique. Maxime a pris sa retraite avant PyeongChang 2018, mais les deux plus jeunes soeurs se sont rendues jusqu’en finale de l’épreuve. Justine a même décroché l’argent!

Mikaël Kingsbury, le roi des bosses (certains chiffres probablement à rafraîchir à la publication)

Mikaël Kingsbury, bras en l'air, célèbre sa victoire sur le podium

Mikaël Kingsbury célèbre et gagne la deuxième médaille d’or du Canada à PyeongChang. (Photo par Vaughn Ridley/COC)

Mikaël Kingsbury a dominé son sport dans les dernières années – c’est le moins qu’on puisse dire. En 2015, il est officiellement devenu le skieur de bosses masculin le plus victorieux de l’histoire, lorsqu’il a remporté sa 29e victoire en Coupe du monde. Trois ans plus tard, en 2018, il a récolté sa 47e médaille d’or pour devenir le meilleur skieur de bosses de tous les temps, tous genres confondus. Aujourd’hui, ce chiffre s’élève à… 58.

LA consécration est arrivée en 2018, lorsqu’il a remporté l’or aux Jeux olympiques de PyeongChang, réalisant son rêve d’enfant. Il a même reçu, sans surprise, le prix Lou Marsh cette année-là. La saison dernière, il a été couronné champion du monde pour la quatrième fois, et a récolté son 16e globe de cristal. Évidemment, il n’est pas encore rassasié; la saison 2019-2020 promet d’en être une autre exceptionnelle.

À LIRE : Le rêve d’enfant de Mikaël Kingsbury, champion des bosses, enfin réalisé

Les succès de Penny Oleksiak et des nageuses canadiennes à Rio 2016

La natation, c’est le sport à succès inespéré des Jeux olympiques de Rio 2016. Les nageuses de l’unifolié ont amassé un total de six médailles à Rio, une récolte largement menée par la nouvelle venue Penny Oleksiak, qui a inscrit son nom sur quatre d’entre elles.

À 16 ans, Oleksiak est ainsi devenue la plus jeune championne olympique du Canada, la première athlète du pays à gagner quatre médailles lors des mêmes Jeux d’été, en plus de la récipiendaire du Lou Marsh pour 2016.

Andre De Grasse sprinte vers l’histoire à Rio 2016

Andre De Grasse et Usain Bolt rigolent en courant

Andre De Grasse et Usain Bolt pendant la demi-finale du 200 m aux Jeux olympiques de Rio, le 17 août 2016.

Le sprinteur Andre De Grasse est devenu l’un des visages iconiques du Canada aux Jeux olympiques de Rio 2016. Il a décroché deux médailles individuelles, le bronze au 100 m (vous rappelez-vous de son moment de rigolade avec Usain Bolt?) et l’argent au 200 m, en plus d’aider l’équipe du relais 4 x 100 m (Akeem HaynesAaron BrownBrendon Rodney) à décrocher le bronze tout en enregistrant un nouveau record canadien vieux de 20 ans.

À quelques mois des Jeux de Tokyo 2020, Andre De Grasse est de retour au sommet de sa forme pour entamer la prochaine décennie. Il a remporté deux médailles aux derniers Mondiaux d’athlétisme et se dirige droit vers le Japon.

Brooke Henderson devient la meilleure golfeuse canadienne de l’histoire

Brooke Henderson tient son trophée

Brooke Henderson avec son trophée de la Classique Meijer, à Belmont, au Michigan, le 16 août 2019. (Brooke Henderson/Twitter)

Brooke Henderson est désormais la golfeuse (homme ou femme) canadienne la plus décorée de l’histoire. Son premier titre remonte seulement à 2015, lorsqu’elle a triomphé à la Classique Cambia Portland. Quatre ans plus tard, en juin 2019, elle a soulevé son neuvième trophée en carrière, à la Classique Meijer, pour devenir celle qui le plus grand nombre de titres LPGA ou PGA détenus par une Canadienne ou un Canadien.

Ah, et elle a nommée trois fois Athlète féminine de l’année par La Presse Canadienne (2015, 2017 et 2018).

Derek Drouin saute (parfaitement) jusqu’au titre olympique

Derek Drouin célèbre

Derek Drouin célèbre sa médaille d’or aux Jeux olympiques de Rio, le 16 août 2016. (Photo/ COC Jason Ransom)

À Rio 2016, au saut en hauteur, Derek Drouin a été le seul compétiteur à franchir la barre à 2,38 m, réussissant du premier coup ses six sauts, se méritant illico son titre de champion olympique.

En remportant sa médaille d’or, Derek Drouin est devenu le premier champion olympique canadien dans une épreuve de terrain (hors piste) depuis les Jeux de Los Angeles 1932. C’était aussi sa meilleure performance en carrière, lui qui avait pris le bronze aux Jeux de Londres 2012.

Kim Boutin, la reine de PyeongChang 2018

Ce n’est pas pour rien que Kim Boutin a été nommée porte-drapeau à la Cérémonie de clôture de PyeongChang 2018! À ses premiers Jeux olympiques, elle a décroché trois médailles, en plus de faire preuve d’une incroyable force face à l’adversité. En effet, l’une de ses médailles olympiques s’est suivie d’une controverse en raison de la disqualification de la Sud-Coréenne Min-Jeong Choi, qui a permis à Boutin de prendre le bronze. Elle a su se ressaisir et se hisser sur le podium à deux autres reprises, dont une fois avec Choi, où elles sont devenues un symbole d’amitié et d’esprit sportif.

Depuis ses exploits en Corée, Kim Boutin épate encore et toujours et peut se vanter de mener l’équipe canadienne de courte piste. Encore récemment, elle a enregistré un nouveau record du monde au 500 m, et s’avère dominante sur le circuit de la Coupe du monde.

Tessa Virtue et Scott Moir, évidemment

À LIRE : Les plus grands moments de la carrière de Tessa Virtue et Scott Moir

Ce ne serait pas un palmarès du meilleur de la décennie sans Tessa et Scott. Considérés par plusieurs comme étant les meilleurs danseurs sur glace de tous les temps, les deux patineurs ont gagné le coeur des Canadiens et du monde entier dès leurs premiers Jeux, au début de la décennie, et ont consolidé leur statut de légendes du monde sportif jusqu’à aujourd’hui.

L’or à Vancouver, l’argent à Sotchi, l’or à nouveau pour clore leur carrière à PyeongChang, trois titres mondiaux, une nomination en tant que porte-drapeaux du Canada à la Cérémonie d’ouverture de PyeongChang 2018, une étoile dans l’Allée des célébrités canadiennes (et tout cela n’est que la pointe de l’iceberg) : Tessa Virtue et Scott Moir ont marqué l’histoire à répétition pendant les 10 dernières années. Le 11 septembre 2019, ils ont officiellement annoncé qu’ils accrochaient leurs patins.

Une première médaille olympique en luge pour le Canada c’est bien, mais deux, c’est mieux

Il y a eu de nombreux moments historiques pour Équipe Canada à PyeongChang 2018, mais les médailles en luge resteront gravées dans nos mémoires, juste pour la célébration des lugeurs canadiens.

Quand Alex Gough a décroché le bronze chez les femmes, le party était « pogné » ; elle venait de remporter la toute première médaille olympique du Canada dans son sport! Et comme si ce n’était pas assez, elle est à nouveau montée sur le podium quelques jours plus tard, alors qu’elle a aidé le Canada (Sam Edney, Tristan Walker et Justin Snith) à gagner l’argent au relais par équipes.

À LIRE : Alex Gough à l’origine d’une historique euphorie pour la luge olympique canadienne

Christine Girard, championne olympique six ans plus tard

Christine Girard avec ses enfants sur le podium

Christine Girard pose avec ses enfants après avoir reçu ses médailles olympiques d’or et de bronze après une cérémonie, le 3 décembre 2018, à Ottawa. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld

L’histoire de l’haltérophile Christine Girard en est une de patience, de force et d’honnêteté. À Beijing 2008, elle a terminé au pied du podium dans sa catégorie de poids, et quatre ans plus tard, elle a décroché le bronze à Londres 2012. Pourtant, ce n’est qu’en 2018 qu’elle a pleinement reçu les honneurs qui lui étaient dûs : des disqualifications liées au dopage lui ont permis de mettre la main sur la médaille de bronze de Beijing (la première en haltérophilie pour le Canada!), et sur le titre olympique de Londres!

En 2019, elle a été intronisée au Temple de la renommée olympique du Canada pour honorer son parcours incroyable et sa victoire pour le sport propre.

2019, la grande année du tennis canadien

Trois noms ont été sur toutes les lèvres en 2019 : Bianca Andreescu, Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov. Le tennis canadien a réellement pris son envol cette année, avec comme événement majeur la victoire de Bianca au US Open, un exploit qui lui a d’ailleurs valu le prix Lou Marsh en tant qu’athlète canadienne de l’année. Plus récemment, les hommes ont solidifié la place du Canada comme nation dominante en tennis grâce à leur performance historique à la Coupe Davis, où ils ont atteint la finale pour la première fois.

À LIRE : L’ascension de Bianca Andreescu vers les sommets du tennis expliquée en chiffres

Max Parrot l’emporte sur le cancer et revient au sommet

Max Parrot a remporté l’or aux X Games de Norvège, le 31 août 2019. (Max Parrot/Instagram)

Le médaillé d’argent olympique en slopestyle Max Parrot avait annoncé en janvier dernier qu’il devait se retirer des pistes pour combattre un cancer. Il a ainsi passé la première moitié de l’année à recevoir des traitements de chimiothérapie, puis est peu à peu remonté sur sa planche. Il a finalement fait son retour à la compétition en août, aux X Games de Norvège… où il a remporté l’or au big air, avec un énorme 91 au pointage. Ça, c’est avoir l’âme (et la persévérance) d’un champion!

Alex Harvey tire sa révérence en tant que fondeur le plus décoré du Canada

Alex Harvey a annoncé sa retraite quelques semaines avant la fin de la saison, ce qui a fait de sa dernière performance un moment extrêmement fort en émotion (on peut vous le dire, on y était!). Il a skié son chant du cygne à la maison, à la Coupe du monde de Québec, où il a décroché deux médailles d’argent. Harvey est le fondeur canadien le plus prolifique de l’histoire, étant notamment quintuple médaillé des Mondiaux et 32 fois médaillé de la Coupe de monde.