Ski acrobatique – PyeongChang 2018

Sites de compétition : Parc de neige de Phoenix

Dates des compétitions : 18-21, 24 et 25 février (Jours 9-12, 15 et 16)

Nombre d’épreuves : 10 (5 masculines, 5 féminines)

Le ski acrobatique comporte cinq épreuves. Quatre d’entre elles incluent un volet jugé où le skieur est évalué en fonction de ses habiletés techniques.

Jennifer Heil

En bosses, les skieurs dévalent une pente parsemée de buttes de neige et doivent exécuter deux acrobaties aériennes. La qualité de leurs virages entre les bosses est cruciale, car cinq juges y accordent des points pour un total de 60 % de la note finale. Deux autres juges accordent des points, 20 % de la note, pour l’exécution des figures et leur niveau de difficulté. Le temps mis pour arriver au bas de la piste ne compte que pour 20 %. La compétition débute par une ronde de qualification. S’ensuit alors une finale en trois étapes qui fait passer le nombre de concurrents de 20 à 12, puis à six qui se disputent les médailles.

Nissen

En sauts, les athlètes exécutent certaines des figures les plus difficiles du monde du sport : des triples sauts périlleux comportant jusqu’à cinq vrilles, le tout en trois secondes à peine. L’envol englobe le décollage, la hauteur et la distance, et il compte pour 20 % de la note. L’allure de l’athlète lors de l’exécution du saut compte pour 50 %, et l’atterrissage vaut quant à lui 30 % de la note qu’on multiplie par le degré de difficulté du saut. La compétition débute avec une ronde de qualification comptant deux sauts, à partir de laquelle les athlètes se classent pour une finale en trois étapes qui fait passer le nombre de concurrents de 12 à neuf, puis à six skieurs qui se disputent les médailles.

En demi-lune et en slopestyle, cinq juges évaluent sur 100 points chacune des descentes selon l’impression générale qu’ils en tirent et en tenant compte de l’amplitude des sauts, de la prestance de l’athlète, de la diversité de ses manœuvres, du niveau de difficulté de celles-ci et de leur exécution. Les moyennes des scores des juges sont ensuite calculées. La compétition débute avec une ronde de qualification comportant deux essais. La meilleure de deux notes obtenues détermine les dix hommes et les six femmes qui passent en finale, où la meilleure de trois descentes est retenue. La compétition de demi-lune est tenue dans une rigole de neige géante, tandis que le parcours de slopestyle se compose d’une série de rampes et de modules de saut.

La Française Ophelie David, Kelsey Serwa, Marielle Thompson et la Suédoise Anna Holmlund lors de la finale du skicross aux Jeux olympiques de Sotchi, le 21 février 2014. (AP Photo/Matthias Schrader)

Le ski cross est la seule épreuve dépourvue d’éléments jugés. Tout est une question de vitesse dans cette épreuve où les skieurs, par groupes de quatre, dévalent une pente parsemée d’obstacles comme des parois, des sauts, des bosses et des virages. La compétition débute avec une ronde de qualification où le temps de chaque athlète détermine sa position pour la ronde éliminatoire. Les deux meilleurs de chaque vague passent à la ronde suivante jusqu’à ce que seulement quatre skieurs restent en lice pour la grande finale des médailles.

Le Canada aux Jeux  (avant PyeongChang 2018)

Le Canada excelle depuis longtemps en ski acrobatique. Il a remporté 18 médailles depuis que la discipline a fait son entrée aux Jeux de 1992 à Albertville. Neuf de ces médailles ont été remportées à Sotchi 2014, la meilleure récolte de l’histoire, tous pays confondus.

Dara Howell (G) et Kim Lamarre

En bosses, Alex Bilodeau a remporté sa deuxième médaille d’or consécutive devant son coéquipier Mikaël Kingsbury. Chez les femmes, les sœurs Justine et Chloé Dufour-Lapointe ont également réussi le doublé or-argent. Cet exploit s’est répété en ski cross : Marielle Thompson a remporté l’or et Kelsey Serwa, l’argent. Le slopestyle féminin a aussi eu droit à son doublé sur le podium. Dara Howell a gagné l’or et Kim Lamarre a mis la main sur le bronze. La médaille d’argent de Mike Riddle en demi-lune complète le tableau des médailles du Canada à Sotchi.

Sochi Olympics Freestyle Skiing

Les premières médailles du Canada en ski acrobatique remontent à 1994 à Lillehammer où Jean-Luc Brassard a remporté l’épreuve des bosses et Philippe LaRoche et Lloyd Langlois ont obtenu l’argent et le bronze de l’épreuve des sauts. Deux athlètes se sont partagé le podium à Salt Lake City à cette même épreuve : Veronica Brenner et Deidra Dionne ont remporté l’argent et le bronze.

Ashleigh McIvor

Jennifer Heil était la vedette de Turin 2006 avec sa médaille d’or en bosses. Quatre ans plus tard, elle a remporté la médaille d’argent à Vancouver 2010, et Ashleigh MacIvor a gagné la toute première médaille d’or en ski cross.