Biographie :

Rosalind Groenewoud, ou « Roz G » – comme on l’appelle dans le monde des sports d’action – a pris la place de son héroïne et modèle, la regrettée Sarah Burke, en tant que meneuse mondiale de l’épreuve de demi-lune chez les femmes. Elle a terminé au 7e rang lors de la première apparition de son épreuve aux Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2014. Après avoir fait ses débuts aux X Games d’hiver en 2008, Roz a graduellement gravi les rangs et a terminé à la 3e place en 2010 et en 2011.

Moins de deux semaines après cette deuxième médaille de bronze, elle a raflé l’or aux Championnats du monde FIS 2011. Toutefois, elle n’a jamais été plus fière d’elle qu’aux X Games d’hiver 2012 à Aspen. Son amie et coéquipière Sarah Burke, qui militait activement pour l’ajout du ski de demi-lune au programme olympique, est décédée le 19 janvier après un accident à l’entraînement. Une semaine plus tard, on rendit hommage à Burke, qui était quadruple championne des X Games. Roz décida alors de se laisser porter par l’amour de tous ceux qui étaient présents ce jour-là. Portant un autocollant rouge au nom de « Sarah » sur son casque, elle a réalisé le plus grand saut de la compétition et a remporté l’or en inscrivant un record des X Games, soit un score de 93,66 points. Elle a ensuite remporté l’or aux X Games d’Europe, devenant l’une des trois seules femmes de l’histoire à remporter l’or aux deux éditions au cours d’une même année.

En décembre 2013, sept semaines avant Sotchi 2014, elle a subi une chirurgie arthroscopique à ses deux genoux. Elle s’est rétablie et a remporté sa deuxième médaille d’argent consécutive aux X Games d’Aspen à la fin du mois de janvier 2014. Aux X Games de 2015, elle a souffert d’une première blessure en carrière assez grave pour mettre fin à sa saison : une commotion cérébrale doublée d’un coup de fouet cervical. Il lui a fallu huit longs mois de convalescence avant de pouvoir regagner les pentes. Puis, en janvier 2016, elle s’est déchiré le ligament croisé antérieur, le ligament collatéral interne du genou et le ligament collatéral fibulaire du genou, ce qui a entraîné une année complète de réadaptation après sa chirurgie. Une autre blessure est survenue en décembre 2017 alors qu’elle s’est fracturé l’humérus pendant une descente d’entraînement du Dew Tour. À PyeongChang 2018, Roz termine dixième à l’épreuve de demi-lune.

À propos de Roz

Débuts : Roz Groenewoud a commencé à skier à l’âge de 3 ans, mais elle a abandonné le sport lorsque sa famille a déménagé à Quito, en Équateur, alors qu’elle était encore à l’école primaire. Les Jeux olympiques d’hiver de 2002 à Salt Lake City ont eu lieu pendant son séjour en Équateur, et elle a été fascinée par la compétition de bosses. Lorsque, peu de temps après, elle est revenue au Canada avec sa famille, elle s’est inscrite à un programme récréatif de ski acrobatique et a réappris à skier à l’âge de 13 ans. Préférant les sauts aux bosses, elle s’est donc dirigée vers la demi-lune.

Au-delà du ski acrobatique : Elle a obtenu son baccalauréat en arts et sciences (majeure en mathématiques et en physique) à l’Université Quest Canada, à Squamish, en Colombie-Britannique. Elle aimerait obtenir un diplôme de 2e cycle en neuroscience ou en médecine, voir les deux. Roz se décrit comme une foodie qui cherche toujours les meilleurs cafés et aime découvrir la gastronomie locale des endroits qu’elle visite. La musique joue un rôle intégral dans sa vie, et elle aime bien aller à un concert lorsqu’elle en a l’occasion. Elle aime la lecture, qu’il s’agisse de chefs-d’œuvre ou de plaisirs coupables. Pendant la saison 2016‑2017, elle avait pour objectif de lire le plus grand nombre de romans possible ayant remporté le prix Pulitzer. Elle aime la politique étrangère et lire des articles scientifiques. Elle est ambassadrice de Right to Play avec qui elle a fait un voyage au Rwanda. Elle avait besoin d’un objectif pour l’aider à se remettre de son opération au genou durant l’été 2016; elle a donc fait le Gran Fondo de Whistler et a amassé plus de 12 000 $ pour Right to Play. Elle est membre de Riders Alliance – Protect our Winters, une communauté d’athlètes professionnels de sport d’hiver qui se consacre à jouer le rôle de leader contre le changement climatique. Elle porte toujours des sous-vêtements violets et des élastiques violets dans les cheveux. Elle porte également un bandana à l’effigie du drapeau canadien et du rouge à lèvre rouge en compétition. Son casque est décoré d’un flocon de neige argenté qui porte la signature de Sarah Burke.