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Top 10 des meilleurs moments sportifs d’Équipe Canada en 2020

Dans une année qui a paru longue comme une décennie pour plusieurs, vous serez excusés si vous avez oublié certains des incroyables faits d’armes réalisés par les athlètes d’Équipe Canada en 2020.

Même s’il n’y a eu aucune compétition pendant de longs mois ce printemps et cet été, les athlètes canadiens ont tout de même eu plusieurs occasions de montrer leur incroyable talent et leur détermination.

Alors, voici un rappel de quelques-uns des meilleurs moments sportifs d’Équipe Canada en 2020.

Christine Sinclair, le 185e

C’était le 29 janvier. Christine Sinclair devenait la meilleure buteuse de l’histoire du soccer international (tant masculin que féminin) grâce à une performance de deux buts contre Saint-Kitts-et-Nevis dans le tournoi de qualification olympique féminin de la Concacaf. Le 184e but de Sinclair lui a permis d’égaler la marque d’Abby Wambach, tandis que son 185e établissait un nouveau sommet dans l’histoire du soccer international.

À LIRE : Le parcours de Christine Sinclair jusqu’au 185e but

À LIRE : Comment les athlètes d’Équipe Canada ont réagi au but historique de Christine Sinclair

Quelques jours plus tard, elle en a ajouté un 186e, alors qu’Équipe Canada continuait son parcours pour l’obtention d’un billet pour Tokyo 2020. La capitaine canadienne porte les couleurs de l’équipe nationale depuis 2000. Même si elle a déjà enfilé l’uniforme 296 fois, elle ne semble montrer aucun signe de ralentissement.

Christine Sinclair reçoit un maillot commémoratif de Victor Montagliani après être devenu la plus grande buteuse de l'histoire du soccer international.

Christine Sinclair reçoit un maillot commémoratif de Victor Montagliani après être devenu la plus grande buteuse de l’histoire du soccer international. (Crédit: Canada Soccer via Mexsport)

Patiner jusque dans le livre des records  

Les patineurs de vitesse d’Équipe Canada ont remporté neuf médailles aux Championnats du monde simple distance de patinage de vitesse, en février. Au sommet du palmarès se trouve Graeme Fish, qui a non seulement empoché l’or sur 10 000 mètres, mais qui a aussi établi un nouveau record sur cette distance, effaçant la marque de son coéquipier Ted-Jan Bloemen, qui a remporté la médaille d’argent.

Les deux hommes se sont aussi retrouvés sur le podium au 5000 mètres, course au cours de laquelle Bloemen a mis la main sur l’or et Fish sur le bronze. Ivanie Blondin a mérité le titre de championne du monde au départ de groupe et faisait partie du groupe qui s’est vu décerner le bronze dans l’épreuve de poursuite par équipe. Jordan Belchos et Antoine Gélinas-Beaulieu ont partagé le podium au départ de groupe, avec leurs médailles d’argent et de bronze. Pour couronner le tout, Laurent Dubreuil a remporté le bronze sur 1000 mètres. Avez-vous hâte à Beijing 2022?

Ivanie Blondin d'Équipe Canada célèbre sa performance aux Championnats du monde de distance simple le dimanche 16 février 2020 à Kearns, Hutah.

Ivanie Blondin d’Équipe Canada célèbre sa performance aux Championnats du monde de distances individuelles le dimanche 16 février 2020 à Kearns, Hutah. (AP Photo/Rick Bowmer)

Xcellentes performances sur la neige

En mars, Mark McMorris a écrit une page d’histoire, devenant l’athlète le plus décoré de l’histoire des X Games d’hiver après avoir remporté l’or de l’épreuve du big air en snowboard en Norvège. D’ailleurs, les athlètes canadiens ont tout raflé au big air puisque Max Parrot a empoché l’argent et Darcy Sharpe le bronze. Megan Oldham (l’or au big air en ski féminin), Laurie Blouin (bronze au big air en snowboard féminin) et Brooke Voigt (bronze au slopestyle en snowboard féminin) sont aussi montées sur le podium aux X Games en Norvège.

À LIRE : Mark McMorris devient l’athlète le plus décoré des X Games d’hiver

Ces performances ont été suivies par une domination canadienne à Aspen à la fin janvier, au cours de laquelle les athlètes d’ici ont remporté neuf médailles, soit : McMorris (argent en big air masculin), Parrot (or en big air masculin), Sharpe (or en slopestyle masculin), Blouin (argent en slopestyle), Cassie Sharpe (bronze au superpipe en ski féminin), Evan McEachran (argent au slopestyle en ski masculin), Brendan McKay (bronze au superpipe en ski masculin) et Rachael Karker (argent au superpipe en ski féminin).

À LIRE : Darcy Sharpe et Brendan MacKay sur le podium au dernier jour des X Games d’Aspen

À LIRE : X Games : Parrot, McMorris et Voigt sur le podium en snowboard slopestyle

Plus de globes de cristal pour le « King »

Mikaël Kingsbury, le roi des bosses, a encore dominé tôt en 2020. Il n’a jamais terminé sous le deuxième rang et s’est retrouvé au sommet du podium cinq fois entre janvier et mars, en plus de grimper deux fois sur la deuxième marche. Il a fini la saison avec le titre de meilleur bosseur de la planète, remportant son neuvième globe de cristal consécutif.

Malheureusement, sa saison 2020-2021 n’a pas commencé comme il le souhaitait, alors qu’il s’est fracturé deux vertèbres à l’entraînement. Après avoir raté les premières épreuves de sa carrière, Kingsbury espère cependant être de retour au sommet de la montagne en 2021.

À LIRE : Mikaël Kingsbury se fracture deux vertèbres à l’entrainement et rate le début du circuit de la Coupe du monde

Kevin Drury a pour sa part fait connaissance avec le globe de cristal cette année. Il a remporté le titre de champion de la Coupe du monde en ski cross masculin grâce à sept podiums en 11 courses, incluant trois de suite pour mettre la main sur le prestigieux globe.

Brillants en bobsleigh

Le dynamique duo composé de Christine de Bruin et de Kristen Bujnowski a fini troisième au classement général de la Coupe du monde et a remporté sa deuxième médaille de bronze de suite aux Championnats du monde, sur l’une des pistes les plus difficiles, à Altenberg, en Allemagne.

À LIRE : Le duo de Bruin et Bujnowski remporte le bronze aux Championnats du monde de bobsleigh d’Altenberg

Du côté masculin, Justin Kripps a fini troisième au palmarès de la saison, au bob à deux et bob à quatre. Il a notamment mis la main sur l’or en bob à quatre à Saint-Moritz.

Des billets pour Tokyo 2020

Malgré le report d’un an des Jeux de Tokyo 2020, il y a eu beaucoup de fébrilité entourant les performances canadiennes en vue des prochains Jeux olympiques. En janvier, l’équipe de volleyball masculine a réussi à obtenir son billet olympique à domicile, à Vancouver. Tôt en février, les équipes de soccer et de basketball féminin ont obtenu leur place olympique. À la fin du mois, Alannah Yip a remporté l’or aux Championnats panaméricains pour décrocher son billet pour la première compétition olympique d’escalade.

Au Championnat nord-américain de l’ITTF, un événement de qualification qui s’est déroulé en mars, Mo Zhang et Eugene Wang ont obtenu des places pour le Canada en double mixte, ainsi que pour les épreuves masculine et féminine en simple en tennis de table. Tout juste avant que la COVID-19 ne mette toutes les compétitions sur pause, quatre places en lutte olympique ont été obtenues, par la championne en titre Erica Wiebe, ainsi que par Danielle Lappage, Jordan Steel et Amarveer Dhesi.

À lire : Suivi des qualifications pour Tokyo 2020

Du succès en cyclisme

Dix-sept cyclistes sur piste et sur route ont été les premiers athlètes officiellement nommés au sein d’Équipe Canada pour Tokyo 2020. Avant et après l’annonce, en juillet, il y aussi eu beaucoup de choses à célébrer. Tard en janvier, Kelsey Mitchell et Lauriane Genest ont remporté l’or au sprint par équipe sur piste à la Coupe du monde de Milton, où Mitchell a aussi mis la main sur l’argent de l’épreuve individuelle. Aux Championnats du monde au début de février, Mitchell a obtenu une impressionnante quatrième place au sprint. Cette performance a égalé celle de la poursuite par équipe féminine, qui a aussi été nommée au sein de l’équipe olympique.

Kelsey Mitchell célèbre avec les partisans à la Coupe du monde de cyclisme sur piste à Milton, en Ontario.

Kelsey Mitchell célèbre avec les partisans à la Coupe du monde de cyclisme sur piste à Milton, en Ontario. Crédit : Christian Bender/COC

Sur route, Mike Woods s’est fracturé le fémur droit en mars, mais il est revenu plus tard dans l’année, grimpant sur le podium dans trois étapes de la Vuelta en Espagne, dont une fois en première place, à l’occasion de la septième journée. Il a aussi fini deuxième au terme de sixième et de la 14e étape.

Une lutte intense pour une place en judo olympique

Ce sera l’une des luttes à surveiller en 2021 : qui de Jessica Klimkait ou de Christa Deguchi obtiendra le seul billet canadien disponible pour Tokyo 2020 dans la catégorie des 57 kg? Elles sont actuellement classées première et deuxième au monde. Klimkait a devancé Deguchi en octobre, après sa victoire au Grand Chelem de Budapest. C’était sa première compétition en sept mois, en raison de la pandémie.

À LIRE : Jessica Klimkait décroche l’or au premier Grand chelem de judo depuis la pandémie de covid-19

Christa Deguchi et Jessica Klimkait à la finale des 57 kg du Grand Prix de Montréal en 2019.

Christa Deguchi et Jessica Klimkait à la finale des 57 kg du Grand Prix de Montréal en 2019. (Photo: Di Feliciantonio Emanuele)

Plus tôt, en février, Klimkait a aussi remporté le Grand Chelem de Dusseldorf, tandis que Deguchi a pris la première place à celui de Paris. Pour le directeur général de Judo Canada (et double médaillé olympique), Nicolas Gill, miser sur trop de talent n’est vraiment pas un problème!

Arop arrive

Quand la saison d’athlétisme a repris en août, le coureur de demi-fond Marco Arop était prêt. En seulement 10 jours, il a remporté des médailles dans trois courses internationales! Le coureur de 22 ans est grimpé sur son premier podium dans une rencontre de la Diamond League à Monaco, où il a signé son meilleur temps, 1:44,14 min, pour obtenir le bronze. Il a enchaîné en empochant deux médailles d’argent, l’une au World Athletics Continental Tour à Bydgoszcz, en Pologne, et l’autre à l’étape de la Diamond League de Stockholm, en Suède.

Les titans du tennis

2020 a été une grande année pour le tennis canadien. Avant le début de la pandémie de COVID-19, Leylah Annie Fernandez, du haut de ses 17 ans, a atteint la finale de l’Open du Mexique tandis que Félix Auger-Aliassime a disputé deux finales consécutives, soit aux tournois ATP de Rotterdam et de Marseille.

Cependant le plus gros de leurs succès, ils allaient les récolter au retour au jeu, pendant l’été. Denis Shapovalov a écrit l’histoire grâce à sa présence en quarts de finale des Internationaux des États-Unis, Milos Raonic a perdu de justesse face à Novak Djokovic, premier joueur au monde, en finale au tournoi Masters de Cincinnati, Auger-Aliassime a remporté son premier titre en double au tournoi Masters de Paris, tandis que Vasek Pospisil a retrouvé la forme en fin d’année avec des finales aux tournois ATP de Montpellier et de Sofia, tout en faisant la manchette en raison de son choix très canadien de boisson énergisante (du sirop d’érable!!!) pendant les matchs.