Comment ça fonctionne :

Le plongeon sportif apparaît au 18e siècle sous l’impulsion de gymnastes suédois et allemands qui s’aventurent à exécuter leurs routines au-dessus de l’eau. C’est en Allemagne, en 1843, qu’est publié le premier livre de plongeon. Le plus vieux club allemand, Der Berliner Schwimmverein von 1878, accueille des compétitions internationales de plongeon dès 1882. Les premières règles sont adoptées en 1891, soit environ à l’époque où le plongeon voit le jour en Grande-Bretagne sous l’influence de Suédois en visite. La première fédération, l’Association de plongeon amateur, est fondée en Grande-Bretagne en 1901.

Grâce au soutien de l’Allemagne, le plongeon fait son entrée aux Jeux olympiques en 1904 à Saint-Louis. La seule épreuve masculine au programme est disputée sur un tremplin rigide (comme la plateforme moderne), mais monté à trois mètres de l’eau (comme le tremplin moderne). La plateforme fait ses débuts aux Jeux suivants à Londres, le tremplin féminin à Stockholm 1912 et la plateforme féminine à Anvers 1920. Enfin, le plongeon synchronisé est introduit à Sydney 2000.  Le plongeon fait partie du programme panaméricain depuis 1951, année où les Jeux panaméricains ont eu lieu pour la première fois.

Alexandre Despatie

Il existe six groupes de plongeon selon le type de vol :

  1. Plongeons avant : face au bassin, le plongeur effectue une rotation vers l’avant
  2. Plongeons arrière : dos tourné au bassin, le plongeur effectue une rotation vers l’arrière
  3. Plongeons renversés : face au bassin, le plongeur effectue une rotation vers le plongeoir
  4. Plongeons retournés : dos tourné au bassin, le plongeur effectue une rotation vers le plongeoir
  5. Plongeons contenant des vrilles (vers l’avant ou l’arrière, renversés ou retournés)
  6. Plongeons à partir d’un appui renversé sur les mains (depuis la plateforme seulement)

 

Jennifer Abel

Chacun des plongeons peut être effectué dans l’une des quatre positions suivantes :

A.  Tendu : le plongeur garde son corps droit, pieds joints et orteils pointés
B.  Carpé : le plongeur plie son corps au niveau de la taille, garde les jambes droites et les orteils pointés
C.  Groupé : le plongeur plie son corps à la taille et aux genoux en gardant les jambes groupées et tirées vers la poitrine, les chevilles près des fesses
D.  Libre : combinaison des trois premières positions, utilisée uniquement dans certains plongeons contenant des vrilles

Alexandre Despatie, Ross Reuben

Chaque plongeon est doté d’un coefficient de difficulté calculé selon une formule mathématique qui tient compte du nombre de vrilles et de périlleux, de la position en vol et de la position à l’entrée.

Une note de 1 à 10 est attribuée pour chaque plongeon, par demi-points, selon l’échelle suivante :

  •             Manqué                     0 point
  •             Faible                         0,5 à 2,0 points
  •             Insuffisant                2,5 à 4,5 points
  •             Satisfaisant               5,0 à 6,5 points
  •             Bon                             7,0 à 8,0 points
  •             Très bon                    8,5 à 9,5 points
  •             Excellent                   10 points