Comment ça fonctionne :

La gymnastique artistique est l’une des disciplines olympiques les plus anciennes. Elle tire son origine de la Grèce antique, à l’époque où les hommes se réunissaient dans les « gymnases » pour pratiquer le sport et discuter d’art, de littérature et de philosophie, et seuls les hommes pouvaient y participer parce qu’ils s’exerçaient nus. Le mot « gymnastique » vient de l’adjectif grec « gumnastikos » qui signifie « qui aime l’exercice ».

La gymnastique moderne a fait son apparition vers la fin du 18e siècle en Allemagne, à l’époque où Johan Christoph Friedrich GutsMuths a publié le premier manuel de gymnastique. Peu de temps après, deux écoles de gymnastique ont ouvert leurs portes. Toujours en Allemagne, Friedrich Ludwig Jahn a commencé à entraîner des athlètes par souci de patriotisme pour améliorer la condition physique et psychologique des hommes. La création de la barre horizontale, des barres parallèles, de la poutre et du saut à cheval lui revient. Pendant ce temps, le Suédois Pehr Ling a développé un style de gymnastique qui se concentrait davantage sur l’esthétisme et la grâce que la puissance brute. Les Allemands utilisaient des engins, tandis que les Suédois exécutaient principalement des exercices libres en groupe.

Nathan Gafuik

 

La gymnastique a été ajoutée au programme des premiers Jeux olympiques modernes de 1896. Pendant plusieurs années, le programme des épreuves a régulièrement subi des changements et présentait parfois les systèmes allemand et suédois conjointement. À partir de 1928, la gymnastique ressemblait plus à ce qu’elle est aujourd’hui, et certaines épreuves, comme l’exercice aux massues et la montée à la corde, avaient été retirées du programme. Les épreuves masculines n’ont pas changé depuis Berlin 1936. La première participation des femmes à la compétition de gymnastique aux Jeux olympiques remonte à Amsterdam 1928, à l’épreuve par équipes. Les épreuves individuelles féminines ont été ajoutées au programme à Helsinki 1952, et le programme féminin est demeuré inchangé depuis Rome 1960. La gymnastique artistique figure au programme panaméricain depuis 1951, année où les Jeux panaméricains ont eu lieu pour la toute première fois. Les femmes n’ont toutefois commencé à y participer qu’en 1959.

La compétition olympique se divise en quatre parties :

Concours I – Qualification
Concours IV – Finale par équipes
Concours II – Finale du concours multiple individuel
Concours III – Finale aux engins

Peters, Brad

La première phase (Concours I) est la phase de qualification pour la finale par équipes, la finale du concours multiple individuel et la finale par engins. Tout gymnaste, que ce soit pour les épreuves individuelles ou par équipes, doit participer à cette phase du concours. Les pointages attribués à cette phase ne sont pas utilisés dans les diverses finales. (Pour en savoir plus sur les finales, veuillez consulter la rubrique intitulée Événements ci-dessous)

Système de jugement 

Un panel de deux juges, appelé panel D, établit le degré de difficulté d’une routine, ou note de difficulté (note D). En partant de zéro, les juges établissent la valeur des notes des éléments les plus difficiles d’une routine (huit chez les femmes, dix chez les hommes), y compris la sortie. Les juges attribuent pour chaque élément une valeur de difficulté, telle que décrite dans le code de pointage. L’épreuve du saut de cheval fait exception : une note de difficulté prédéterminée est donnée à chaque saut. Pour les autres engins, le panel D attribue des points pour l’enchaînement des éléments. Les deux juges attribuent indépendamment une note de difficulté, puis comparent leurs notes pour établir la note de difficulté finale.

OLY COC London 2012

Un deuxième panel de six juges, appelé panel E, partent de 10,0 et déduisent des points pour les erreurs et les fautes techniques, d’exécution et d’exécution artistique de chaque routine pour donner la note d’exécution (note E). Les déductions varient de 0,1 point, pour une erreur minime, à 1,0 point, pour une chute. Chaque juge évalue indépendamment la routine de chaque gymnaste et lui accorde une note. La plus haute note et la plus basse note attribuées sont éliminées, et la note d’exécution équivaut à la moyenne des quatre notes restantes.

La note finale de chaque routine est égale à la somme de la note de difficulté et de la note d’exécution, moins toute déduction pour des erreurs neutres, telles que poser le pied à l’extérieur des limites ou dépasser le temps alloué.