Snowboard – Beijing 2022

Sites de compétition : Parc de neige de Genting, Big Air de Shougang

Dates des compétitions : 5-12, 14-15 février (Jours 1-8, 10-11)

Nombre d’épreuves : 11 (5 masculine, 5 féminines, 1 mixte)

Organisme national de sport : Canada Snowboard

Fédération internationale : Fédération internationale de ski (FIS)

Il y a cinq catégories d’épreuves olympiques en snowboard, où les athlètes utilisent des styles de planches similaires. Pour certaines épreuves, la vitesse est le seul facteur déterminant, alors que d’autres sont entièrement jugées. Toutes requièrent énormément d’habiletés techniques.

En slalom géant parallèle, deux planchistes s’affrontent en même temps sur deux parcours parallèles, l’un comportant des portes rouges et l’autre, des portes bleues. Chacun des planchistes a la chance de descendre les deux parcours. Celui qui perd la première descente entame la seconde avec un retard équivalent à la différence des temps réalisés en première ronde. Celui qui remporte la deuxième course passe au tour suivant de la ronde d’élimination. La compétition continue jusqu’à ce qu’il ne reste que deux athlètes qui s’affrontent pour les médailles d’or et d’argent. Les deux athlètes qu’ils ont battus en demi-finale s’affrontent quant à eux pour la médaille de bronze.

En snowboard cross, les athlètes sont groupés pour dévaler une pente composée de sauts, de buttes, de bosses et d’autres obstacles. La compétition s’amorce toutefois avec une ronde de qualification où chaque athlète complète le parcours seul contre la montre. Tous les athlètes effectuent deux descentes, mais seulement la descente la plus rapide des deux sert à déterminer qui passe en finales d’élimination. Dans ces descentes, les athlètes s’affrontent par groupes de six. Les trois meilleurs de chaque vague passent au prochain tour jusqu’à ce qu’il ne reste que six planchistes pour participer à la grande finale.

Nouveauté à Beijing 2022, l’épreuve de snowboard cross mixte par équipe fait son apparition au programme olympique. Chaque équipe est composée d’un homme et une femme. Dans chaque manche, les hommes descendent le parcours en premier. Dès qu’ils franchissent la ligne d’arrivée, la porte de départ s’ouvre au sommet, permettant aux femmes de se lancer dans l’ordre et la séquence du passage de la ligne d’arrivée de leur coéquipier masculin.

En demi-lune, un seul athlète s’exécute sur une piste immense en forme de demi-cylindre de neige. Leurs programmes comprennent des sauts périlleux et des rotations en s’élançant d’un côté comme de l’autre de la demi-lune. Les planchistes sont jugés en fonction de leur style et de la variété, du niveau de difficulté et de l’exécution de leurs manœuvres. L’amplitude au-dessus de la demi-lune est aussi prise en considération, tout comme les atterrissages et la forme des figures dans les airs. Pendant chaque phase de compétition, chaque athlète exécute deux descentes, toutefois, seulement la meilleure des deux est considérée pour les résultats.

En slopestyle, l’athlète descend un parcours composé de modules comme des murs, des sauts, des rampes et des boîtes. Les juges évaluent les descentes selon leur composition, y compris l’enchaînement des manœuvres, le niveau de difficulté, le style et l’exécution des figures. Ils évaluent aussi les risques pris lors de la descente (notamment l’amplitude des sauts) et l’utilisation des modules du parcours. À chaque étape de la compétition, l’athlète fait deux descentes et la meilleure des deux est prise en compte pour les résultats.

À l’épreuve de big air, les planchistes effectuent une seule figure acrobatique. Ils dévalent une longue rampe avant de s’élancer avec un maximum de hauteur et de distance et doivent exécuter un atterrissage parfait. Les figures sont évaluées par un panel de juge en fonction du niveau de difficulté, du style et de l’exécution. La compétition débute avec une ronde de qualification. Après une première ronde de saut, les meilleurs accèdent directement à la finale, alors que les autres ont la chance de participer à une deuxième ronde pour tenter de se qualifier eux aussi. Lors de la finale, chaque athlète complète trois sauts et les deux meilleures notes sont combinées pour déterminer le résultat final.

Le Canada aux Jeux (avant PyeongChang 2018)

Le Canada a remporté 11 médailles olympiques en snowboard dans les six Jeux où la discipline a été ajoutée au programme olympique.

La première a été remportée à Nagano 1998 quand le snowboard a fait son apparition aux Jeux. Ross Rebagliati a gagné l’or à l’épreuve de slalom géant.

Dominique Maltais a ensuite remporté une médaille de bronze à la première épreuve olympique de snowboard cross à Turin 2006. Sa coéquipière, Maëlle Ricker, a aussi participé à la grande finale de cette épreuve, mais une chute l’a empêché de monter sur le podium.

Dominique Maltais

Quatre ans plus tard à Vancouver 2010, Maëlle a connu la rédemption en remportant une médaille d’or dans sa propre province. Jasey-Jay Anderson a aussi réalisé une performance digne de mention lors du slalom géant en parallèle. Lors de sa quatrième participation aux Jeux, celui qui avait déjà remporté tous les autres honneurs a finalement eu droit à sa première médaille olympique, une d’or. Mike Robertson a quant à lui remporté une médaille d’argent en snowboard cross.

À Sotchi 2014, Dominique Maltais a atteint le podium à nouveau en snowboard cross avec une médaille d’argent. Elle est ainsi devenue la seule planchiste canadienne double médaillée olympique. Entre-temps, en slopestyle, Mark McMorris a remporté la médaille de bronze malgré une côte fracturée.

McMorris a remporté une autre médaille de bronze en slopestyle à PyeongChang en 2018, partageant le podium avec son coéquipier Max Parrot, médaillé d’argent. À ces Jeux, Sébastien Toutant a remporté la première médaille d’or olympique de l’histoire en big air masculin. Laurie Blouin s’est relevée d’un accident à l’entraînement qui lui a laissé un œil au beurre noir pour remporter l’argent à l’épreuve féminine de slopestyle, disputée dans des conditions météo capricieuses.