Biographie :

Jasey-Jay Anderson a réécrit l’histoire à PyeongChang 2018 en devenant le premier athlète canadien à participer à six Jeux olympiques d’hiver. Le moment le plus marquant de sa carrière remonte à Vancouver 2010 lorsqu’il a remporté la médaille d’or tant attendue dans ce qui devait être sa dernière compétition olympique. En grande finale, il a perdu la première descente et s’est par conséquent retrouvé face à un écart de 0,76 seconde à surmonter à la deuxième descente. À peine visible sous la brume et la pluie, Jasey-Jay a rattrapé le retard et a gagné la médaille d’or, soit la deuxième à être remportée par le Canada en l’espace de 10 minutes.

Jasey-Jay avait été depuis longtemps l’un des athlètes de snowboard les plus victorieux au monde, grâce notamment à ses nombreuses médailles remportées en Championnats du monde. Malgré cela, il avait jusque-là été incapable d’accéder au podium olympique.

Lorsque le snowboard a fait ses débuts olympiques à Nagano 1998, il menait après la première descente de slalom géant. Mais de la brume et des nuages épais ont envahi graduellement le parcours au détriment de presque tous les concurrents, dont Jasey-Jay qui, lui, a terminé au 16e rang. Lors de la saison 2000-2001, il a gagné son premier de quatre Globes de cristal à titre de champion au classement général de la Coupe du monde. Il a par ailleurs remporté son premier de quatre Championnats du monde, cette fois-ci en slalom géant. Mais malgré son deuxième Globe de cristal la saison suivante, Jasey-Jay a connu des moments olympiques encore plus décevants à Salt Lake City 2002, où il n’a pas réussi à se qualifier pour les épreuves éliminatoires du slalom géant parallèle. Bien qu’il ait sérieusement songé à prendre sa retraite, il a néanmoins décidé de continuer. Au cours des deux saisons qui ont suivi, il a remporté deux autres Globes de cristal.

À l’occasion des Championnats du monde de 2005, il a gagné la médaille d’or à l’épreuve de slalom géant parallèle et, ensuite, à la compétition de slalom parallèle, qui ne faisait alors pas partie du programme olympique. Durant la période précédant Turin 2006, Jasey-Jay a connu plus de succès en snowboard cross. À sa troisième présence olympique, il a terminé en 5e place d’une compétition de snowboard cross pour ainsi figurer parmi les 10 meilleurs concurrents au classement général. Mais, ses mésaventures en sports alpins se sont poursuivies : il s’est classé au 20e rang de l’épreuve de slalom géant parallèle. Malgré qu’il soit le « plus vieux concurrent » sur le circuit, Jasey-Jay a continué de s’illustrer au classement. Aux Championnats du monde de 2009, il a remporté son deuxième titre en carrière au slalom géant parallèle. Après avoir gagné une médaille d’or olympique, il a quitté la compétition. Étant le genre de personne à valoriser les technologies utilisées pour raffiner les planches à neige, il a décidé de fabriquer ses propres planches.

En décembre 2011, il a effectué un retour à la compétition de Coupe du monde afin de mettre à l’essai son produit et, par la même occasion, de perpétuer sa passion pour le sport. Lors des Championnats du monde de 2017, il a démontré qu’il était encore l’un des meilleurs au monde avec sa 7e place en slalom géant parallèle, le meilleur résultat canadien en snowboard alpin.

À propos de Jasey-Jay

Débuts : Il a obtenu sa première planche à neige comme cadeau de Noël à l’âge de 13 ans. Lorsqu’il avait 6 ans, sa mère, alors instructrice de ski, l’a initié au ski; mais il s’est intéressé au snowboard, sport qui faisait alors ses débuts sur les pentes. Au-delà du snowboard : Au début des années 2000, il a lancé une exploitation de production de bleuets à Mont-Tremblant, qui a grandement contribué à lui permettre de mener une vie tranquille. Les planches à neige qui font partie de sa gamme de produits sont conçues expressément pour le snowboard alpin et portent le nom de sites où il a connu quelques-uns de ses plus grands succès : Cypress (médaillé d’or olympique en 2010), Whistler (médaillé d’or à deux reprises aux Championnats du monde de 2005), Molina (deux victoires en Coupe du monde). Il aime faire du vélo, du cerf-volant, de la planche à bras et du kayak en famille. Jusqu’à Vancouver 2010, il a porté des paires de bas tirées d’un seul lot de 20 paires achetées deux décennies plus tôt. On le surnomme The Phoenix.