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Équipe Canada célèbre les athlètes olympiques autochtones

Cet article a été mis à jour le 27 mai 2025.

Juin est le Mois national de l’histoire autochtone, et le 21 juin est la Journée nationale des peuples autochtones.

Au fil des décennies, les athlètes autochtones ont grandement contribué à l’héritage d’Équipe Canada aux Jeux olympiques. Pour les honorer, voici quelques-uns des athlètes originaires des Premières Nations, Inuits et Métis qui se sont distingués avec leur parcours sportif.

Alex Decoteau

Né sur la réserve Red Pheasant, en Saskatchewan, en 1887, Alex Decoteau était un coureur de fond accompli d’origine crie. Après son arrivée à Edmonton en 1909, il s’est joint au service de police de la ville deux ans plus tard, devenant ainsi le premier policier autochtone au Canada. C’est également en 1911 qu’il commence à se faire remarquer sur la scène nationale en athlétisme, ce qui lui vaut une place au sein de l’équipe olympique canadienne pour les Jeux de Stockholm de 1912. Il y termine sixième au 5 000 m masculin, un résultat qui demeure le meilleur obtenu par un Canadien dans cette épreuve jusqu’en 2016.

Pendant la Première Guerre mondiale, Decoteau s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien en 1916. Il sert d’abord au sein du 202e Bataillon d’infanterie, puis du 49e Bataillon. En octobre 1917, alors qu’il combat lors de la bataille de Passchendaele, il est tué au front par un tireur embusqué. Il est enterré à Ypres, en Belgique. Comme il n’a pas pu recevoir les rites funéraires traditionnels cris, sa famille a organisé une cérémonie spéciale en 1985 afin de ramener symboliquement son esprit à Edmonton.

Alexandria Loutitt

Alexandria Loutitt avec le drapeau autochtone canadien.
Alexandria Loutitt pose avec le drapeau autochtone canadien lors d’une compétition de la Coupe du monde FIS de saut à ski en Autriche en février 2023. (@alex_loutitt/Instagram)

En réalisant plusieurs premières historiques au cours des dernières années, l’athlète de saut à ski Alexandria Loutitt est devenue un modèle pour de nombreux Canadiens. Bien qu’elle ait grandi à Calgary, elle est fière de ses racines autochtones avec les Nihtat Gwich’in à Inuvik et de la manière dont cet héritage a influencé sa famille.

« C’est l’identité de ma famille, donc cette éthique de travail qu’ils ont développé face aux défis sociaux, politiques, économiques et environnementaux pour survivre dans le Nord m’a été transmise à travers les générations en tant qu’autochtone, et c’est quelque chose qui m’a été utile dans le sport », a-t-elle déclaré peu de temps après avoir aidé le Canada à remporter sa première médaille olympique en saut à ski à Beijing 2022.

Au début de l’année 2023, elle a écrit l’histoire à trois reprises. Elle est devenue la première Canadienne à remporter une épreuve de saut à ski en Coupe du monde, puis la première Canadienne à remporter un titre mondial junior en saut à ski. Elle surpassé ces exploits lorsqu’elle est devenue la première athlète du Canada à remporter un titre mondial en saut à ski. À travers ces nombreux accomplissements, elle a fièrement arboré le drapeau autochtone canadien conçu par l’artiste Kwakwaka’wakw, Curtis Wilson.

Elle a poursuivi sur sa lancée en 2023-2024, cumulant six podiums de Coupes du monde pour terminer la saison au troisième rang du classement général féminin de la Coupe du monde de saut à ski FIS.

Alwyn Morris

Alwyn Morris et Hugh Fisher en train de pagayer dans leur kayak double aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984.
Alwyn Morris (gauche) et Hugh Fisher aux Jeux olympiques de 1984 à Los Angeles. (CP PHOTO/ COC/ Crombie McNeil)

Double médaillé olympique, Alwyn Morris est membre de la nation mohawk de Kahnawake, située au sud de Montréal.

Morris est connu pour son inspirante apparition sur le podium des Jeux olympiques de Los Angeles 1984, alors qu’il se tenait aux côtés de son partenaire de kayak Hugh Fisher.

Quand le duo a remporté l’or au 1000 m K-2, Morris portait une plume d’aigle pour symboliser l’amitié, l’honneur et la vie. C’était aussi un hommage à son grand-père, qui a inspiré sa carrière d’athlète, et une façon d’honorer son héritage des Premières nations.

Après les Jeux, Morris s’est servi de son statut d’athlète olympique pour développer un programme sportif pour les jeunes autochtones du Canada, soit la Fondation Alwyn Morris pour l’éducation et le sport.

Angela Chalmers

Membre de la nation Sioux, Angela Chalmers est une médaillée olympique en athlétisme et l’une des athlètes autochtones canadiennes les plus accomplies de l’histoire.

Elle a fait irruption sur la scène sportive internationale en 1985 en remportant une médaille de bronze à l’épreuve du 3000 m aux Jeux mondiaux universitaires à Kobe. Chalmers a ensuite gagné une médaille d’argent au 3000 m aux Jeux panaméricains de 1987, deux médailles d’or au 1500 m et au 3000 m aux Jeux du Commonwealth de 1990, une médaille de bronze au 3000 m à Barcelone 1992 et une médaille d’or au 3000 m aux Jeux du Commonwealth de 1994. Elle détient actuellement le records canadiens et le record des Jeux du Commonwealth au 3000 m avec un temps de 8:32,17 s.

Tout au cours de sa carrière ainsi qu’après sa retraite sportive, Chalmers s’est exprimée ouvertement sur les causes autochtones. Elle a visité des réserves autochtones à plusieurs reprises pour parler aux jeunes de l’autonomisation et a également travaillé avec le ministère de l’Éducation de la Colombie-Britannique pour aider à enrayer le décrochage scolaire chez les élèves autochtones.

Elle a été intronisée au Temple de la renommée des sports du Manitoba en 2001, au Temple de la renommée des sports de la Colombie-Britannique en 2004 et au Temple de la renommée d’Athlétisme Canada en 2019.

Apollo Hess

Photo courtesy de Apollo Hess

Lorsqu’il a participé au relais quatre nages mixte 4 x 100 m aux Jeux de Paris 2024, Apollo Hess est devenu la première personne autochtone à représenter le Canada en natation aux Jeux olympiques. Membre de la réserve Blood de la Nation Kainai — l’une des quatre Nations qui composent la Confédération des Pieds-Noirs en Alberta — Hess a grandi à Lethbridge, où il a pratiqué plusieurs sports avant de se consacrer à la natation de compétition à l’âge de 12 ans.

À sa première année à l’Université de Lethbridge, Hess a remporté cinq médailles aux Championnats U SPORTS de 2022. Il s’est notamment illustré en établissant un record canadien et un record U SPORTS en petit bassin au 50 m brasse. Il a également été nommé recrue de l’année de U SPORTS. Après avoir ajouté deux autres podiums aux Championnats U SPORTS de 2023, Hess a déménagé à Toronto afin de s’entraîner au High Performance Centre – Ontario et de poursuivre son rêve olympique.

Lorsqu’il est confronté à l’adversité, Hess puise son inspiration dans l’esprit du bison. Selon lui, c’est le seul animal connu pour faire face à la tempête plutôt que de la fuir. Il a partagé cette réflexion après avoir reçu l’un des Prix pour athlètes autochtones de la Fondation olympique canadienne en 2025.

« Ce que je trouve de plus unique et inspirant dans ma culture, c’est de savoir que mes ancêtres ont traversé et surmonté d’immenses épreuves et traumatismes pour que je puisse être ici aujourd’hui », explique-t-il. « Cela me donne de la force, de la fierté et du courage. Peu importe la tempête à laquelle on fait face, la meilleure façon de la traverser, c’est d’y faire face. »

Brigette Lacquette

Brigette Lacquette élance son bâton dans les airs et s'apprête à tirer contre la gardienne de l'équipe du Comité olympique russe lors des rondes préliminaires de PyeongChang 2018.
La canadienne Brigette Lacquette (#4) se prépare à tirer au filet lors de la ronde préliminaire de hockey sur glace féminin – match du groupe A Canada contre la Russie aux Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang 2018 au centre de hockey de Kwandong le 11 février 2018 à Gangneung, Corée du Sud (Photo de Vincent Ethier/COC)

À PyeongChang 2018, Brigette Lacquette a remporté une médaille d’argent alors qu’elle est devenue la première femme autochtone à faire partie de l’équipe féminine de hockey du Canada. Sa mère est originaire de la Première Nation Cote en Saskatchewan, tandis que son père est Métis, ce qui a fait d’elle un modèle pour plusieurs jeunes athlètes autochtones.

Depuis qu’elle a patiné sur la scène olympique, Lacquette a utilisé sa notoriété pour être le modèle inspirant qu’elle n’a pas eue en grandissant dans la petite communauté de Mallard, au Manitoba. Depuis, elle a brisé une autre barrière en devenant dépisteur pour les Blackhawks de Chicago, une équipe de la LNH.

Carolyn Darbyshire-McRorie

Carolyn Darbyshire s'élance au tournoi de curling féminin des Jeux olympiques de Vancouver
La Canadienne Carolyn Darbyshire s’élance lors des Jeux olympiques de Vancouver, le 22 février 2010. Photo: Le Presse canadienne/Nathan Denette

Carolyn Darbyshire-McRorie est d’origine métis et a commencé à jouer au curling à l’âge de 11 ans. Elle a remporté l’argent aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, où elle était la deuxième au sein de l’équipe de Cheryl Bernard.

Elle est devenue entraîneure quand elle a pris sa retraite sportive et elle a travaillé avec les meilleures équipes de curling féminin de la Chine en préparation pour Beijing 2022.

Kenneth Moore

Photo d'équipe de la formation canadienne de hockey des Jeux olympique de 1932.
La formation canadienne de hockey des Jeux olympique de 1932. Kenneth Moore se situe à droite de l’image.

Kenneth Moore était un hockeyeur canadien qui a participé aux Jeux olympiques d’hiver de Lake Placid en 1932. Moore et ses coéquipiers du Club de hockey de Winnipeg ont été les seuls athlètes canadiens à gravir la première marche du podium.

L’ailier droit était membre de la nation Peepeekisis en Saskatchewan et la première personne autochtone du Canada à remporter une médaille d’or olympique.

Ses accomplissements n’ont pas été reconnus à grande échelle, jusqu’à ce que des membres de sa famille trouvent de vieux artéfacts dans des boites après son décès, en 1982, dont sa médaille d’or olympique.

Jesse Cockney

Un skieur sur la piste en style classique.
Jesse Cockney participe à la ronde de qualification du sprint de ski de fond au Parc des neiges d’Alpensia aux Jeux olympique d’hiver de PyeongChang 2018, Corée du Sud, le mardi 12 février 2018. COC/David Jackson

Jesse Cockney a fait ses débuts olympiques à Sotchi 2014. Au cours de sa carrière en ski de fond, Cockney a exprimé sa fierté relativement à ses origines autochtones en tant qu’Inuvialuit et s’est donné comme objectif d’être un modèle positif pour tous les jeunes d’origine autochtone.

À LIRE : Une histoire de gratitude : Jesse Cockney

Pour se lier aux étudiants autochtones loin des skis, Cockney a eu comme initiative d’être mentor pour les étudiants des Premières nations, inuits et métis dans le cadre du programme Classroom Champions.

Jocelyne Larocque

Une joueuse de hockey sur glace en action
Jocelyne Larocque #3 d’Équipe Canada contrre la Finlande aux Jeux olympiques d’hiver de Beijing 2022, le samedi 5 février 2022. Photo by Leah Hennel/COC

Jocelyne Larocque a participé à trois Jeux olympiques et a affiché sa fierté métisse en devenant la première joueuse autochtone à représenter le Canada en hockey féminin sur la scène internationale. Elle a remporté l’or à Sotchi 2014 et Beijing 2022, ainsi que l’argent à PyeongChang 2018.

En 2018, Larocque a été reconnue comme récipiendaire du trophée Tom Longboat remis au meilleur et à la meilleure athlète d’origine autochtone au Canada. Au début de 2021, elle a été nommée Athlète féminine autochtone du Manitoba de la décennie.

Liam Gill 

Un athlète de snowboard effectue un saut sur la demi-lune
Le planchiste d’Équipe Canada Liam Gill participe à la compétition masculine de demi-lune aux Jeux olympiques d’hiver de Beijing 2022, le mercredi 9 février 2022. Photo by Leah Hennel/COC

Liam Gill avait 18 ans seulement lorsqu’il a fait ses débuts olympiques à Beijing 2022. Il était alors le seul Canadien à prendre part à l’épreuve masculine de demi-lune en snowboard. Il a représenté le Canada dans les trois disciplines de snowboard acrobatique (demi-lune, big air, slopestyle) aux Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver 2020 à Lausanne.

Gill est un fier descendant d’une longue lignée de Dénés des Territoires du Nord-Ouest et représente les Dénés Dehcho en tant que membre de la Première Nation Łı́ı́dlı̨ı̨ Kų́ę́. Il était un jeune enfant la dernière fois qu’il avait mis les pieds aux Territoires du Nord-Ouest, mais après sa participation olympique, Gill y est retourné pour s’entraîner et faire du snowboard avec de jeunes athlètes de la région. Il a ensuite reçu une subvention Héritage d’OLY Canada pour son initiative Liam & Friends. Les jeunes autochtones de Fort Smith et de Fort Simpson ont eu l’occasion de se rendre à Banff, en Alberta, en mai 2023 pour passer du temps sur la neige avec Gill et en apprendre davantage sur le snowboard.

Mary Spencer

La Canadienne Mary Spencer affronte Ariane Fortin aux Championnats nationaux de boxe 2012
La Canadienne Mary Spencer (gauche) affronte sa compatriote Ariane Fortin aux Championnats nationaux de boxe, le 13 janvier 2012. La Presse canadienne/Andrew Vaughan

Mary Spencer est une triple championne du monde et quintuple championne panaméricaine. Elle a fait ses débuts olympiques à Londres 2012, où la boxe féminine a aussi fait ses débuts olympiques. Avant ces Jeux, elle est devenue porte-parole pour CoverGirl, une occasion unique pour une boxeuse et athlète autochtone.

Fière athlète ojibwée originaire de la Première Nation de Cape Croker, elle a participé à l’initiative GEN 7 Role Model de l’organisme Motivate Canada.

À LIRE : Mary Spencer inspire les jeunes autochtones à croire que rien n’est impossible

Shalaya Valenzuela

Shalaya Valenzuela s’est rendue aux Jeux de Paris 2024 à titre de remplaçante avec l’équipe canadienne féminine de rugby à sept. À la suite d’une blessure au sein de l’équipe, elle a été ajoutée à l’alignement officiel. Bien qu’elle n’ait pas participé à un match, elle a adopté une approche axée sur l’équipe et s’est dite fière de faire partie du groupe qui a remporté une médaille d’argent historique.

Auparavant, elle avait contribué à la conquête de la médaille d’argent du Canada aux Jeux panaméricains de 2023.

Un an plus tard, l’athlète de 26 ans de la Première Nation Tseshaht, située sur l’île de Vancouver, a reçu le Prix Tom Longboat 2025, remis à la meilleure athlète autochtone féminine au Canada. Au cours de la saison 2024-2025 des SVNS, elle a disputé 23 matchs et a aidé le Canada à remporter la médaille de bronze au Championnat du monde SVNS 2025. Valenzuela a également été récipiendaire d’une Bourse pour athlètes autochtones de la Fondation olympique canadienne en 2025.

Sharon et Shirley Firth

Les fondeuses Shirley Firth, Helen Sonder et Sharon Firth prennent la pose pour une photo aux Jeux olympiques de Sapporo en 1972.
Shirley Firth (gauche), Helen Sonder et Sharon Firth (droite), members de l’équipe olympique de ski de fond des Jeux de Sapporo en 1972.

Shirley et Sharon Firth, sœurs jumelles de la communauté Gwich’in des Territoires du Nord-Ouest, ont fait partie de la première équipe féminine de ski de fond du Canada.

Elles ont été parmi les premières athlètes autochtones à représenter le Canada aux Jeux olympiques et sont toujours les deux seules skieuses canadiennes à avoir participé à quatre Jeux d’hiver consécutifs, soit ceux de Sapporo 1972, d’Innsbruck 1976, de Lake Placid 1980 et de Sarajevo 1984.

Shirley et Sharon Firth ont développé un talent naturel pour le sport à travers un programme de ski pour les jeunes autochtones des Territoires du Nord-Ouest; le Programme expérimental d’entraînement de ski. Ce programme avait comme objectif de motiver tout en développant le leadership et les habiletés. Une fois à la retraite, elles ont dédié leur temps à différents programmes jeunesse avec les mêmes initiatives dans les Territoires du Nord-Ouest.

Spencer O’Brien

Spencer O'Brien agrippe sa planche en plein vol lors des Jeux olympiques de Sotchi en 2014.
Spencer O’Brien prend son envol aux Jeux olympiques de Sotchi, le 6 février 2014. Photo : La Presse canadienne/Jonathan Hayward

Spencer O’Brien est une surfeuse des neiges douée qui a participé aux Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2014 et de PyeongChang 2018. Médaillée multiple aux X Games, O’Brien est la fille d’une membre de la Première nation Kwakwaka’wakw et a appris de sa mère l’importance de la créativité et de la force.

En l’honneur de son héritage, O’Brien a travaillé avec l’équipe de snowboard des Premières nations et a été une ambassadrice fondatrice pour le Fonds N7, qui appuie le sport autochtone au Canada.

Tom Longboat

Le Canadien Tom Longboat en plein course.
Le Canadien Tom Longboat en compétition. Photo : La Presse canadienne

Tom Longboat était un marathonien canadien qui est devenu le premier membre de la communauté des Premières nations à remporter le Marathon de Boston en 1907. Longboat a croisé le fil d’arrivée de l’une des courses les plus connues du monde en abaissant le record précédent par un étonnant cinq minutes.

Longboat était membre de la nation Onondaga de la réserve des Six Nations en Ontario et a participé au marathon olympique des Jeux de Londres 1908. Il a ensuite servi dans l’armée dans la Deuxième Guerre mondiale et est devenu coureur déployé avec 107e bataillon des pionniers.

Trinity Ellis

Trinity Ellis competes in luge.
Trinity Ellis d’Équipe Canada participe à l’épreuve individuelle féminine de luge aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, en Italie, le mardi 10 février 2026. Photo : Candice Ward/COC.

Trinity Ellis est une double olympienne en luge, ayant participé à l’épreuve individuelle féminine aux Jeux olympiques de Beijing 2022 et de Milano Cortina 2026. Fière athlète métisse, elle a grandi à Pemberton, en Colombie-Britannique, et a découvert la luge lors d’une sortie scolaire de 6e année au Centre des sports de glisse de Whistler. Elle est rapidement tombée en amour avec la vitesse et l’adrénaline de ce sport.

Ellis a commencé à compétitionner sur le circuit international senior en 2019. En 2025, elle a remporté la médaille de bronze dans la catégorie des moins de 23 ans aux Championnats du monde.

Souhaitant inspirer les jeunes de sa région, Ellis a développé des liens étroits avec la Nation Líl̓wat après avoir travaillé sur la ferme biologique communautaire de sa mère au sein de cette communauté. Elle apprécie particulièrement les occasions d’échanger avec les jeunes Autochtones. En 2025, elle a reçu une Bourse pour athlètes autochtones de la Fondation olympique canadienne.

Waneek Horn-Miller

La Canadienne Waneek Horn-Miller tente de se rendre au ballon lors d'un match de water-polo aux Jeux olympiques de Sydney
La Canadienne Waneek Horn-Miller originaire de Kahnawake, au Québec tente de se rendre au ballon lors d’un match de water-polo aux Jeux olympiques de Sydney, le 18 septembre 2000. Photo : AP/Elise Amendola

Waneek Horn-Miller a été membre de la première équipe olympique canadienne de water-polo à Sydney 2000, et est devenue une des athlètes des Premières nations les plus inspirantes du Canada. Également de la nation mohawk de Kahnawake, elle est un éminent exemple à suivre, une mentore et une défenderesse pour l’implication des jeunes dans le sport.

À l’âge de 14 ans, Horn-Miller a été poignardée par une baïonnette au cours de la Crise d’Oka en 1990. Cependant, elle n’a pas laissé cet incident la définir et au contraire, elle l’a utilisé pour renforcer sa détermination à participer aux Jeux olympiques.

À LIRE : Cinq athlètes d’Équipe Canada font leur entrée au Panthéon des sports canadiens en 2019

En 2015, elle a été un modèle et a encouragé toute l’équipe canadienne à titre de chef de mission adjointe aux Jeux panaméricains de Toronto. À sa retraite, elle s’est fait connaître comme leader pour les personnes des Premières nations du Canada et pour ses initiatives dans le but d’augmenter les connaissances des autochtones sur le sport, la mise en forme et le bien-être.