Ski Alpin – PyeongChang 2018

Sites de compétition :     Centre alpin de Jeongseon, Centre alpin de Yongpyong

Dates des compétitions : 11-15, 17, 18, 21-24 février (Jours 2-6, 8-9, 12‑15)

Nombre d’épreuves : 11 (5 masculines, 5 féminines, 1 mixte)

Lors des 10 épreuves individuelles de ski alpin, les skieurs coursent contre la montre et chaque course est chronométrée au centième de seconde (0,01). Par contre, l’épreuve par équipe oppose les nations les unes aux autres. Les épreuves peuvent être séparées en deux catégories : les épreuves de vitesse et celles de technique.

La descente est l’épreuve où les pointes de vitesse et les risques encourus sont les plus élevés. Le dénivelé y est aussi le plus grand (jusqu’à 1 100 m pour les hommes et 800 m pour les femmes), et les athlètes peuvent y atteindre une vitesse allant jusqu’à 130 km/h. Le parcours comporte des plats, des sauts, des creux et des virages délicats.

Erik Guay pendant une descente d’entraînement à Sotchi 2014 (Photo : PC)

Le slalom super géant (super-G) comporte un dénivelé moins important que la descente, mais davantage de portes. Le niveau de technicité y est donc légèrement plus élevé. Le skieur ayant le temps le plus rapide après seulement une course est déclaré vainqueur.

Erik Guay lors de l'épreuve de Super Gà la finale du circuit de la Coupe du monde, le 17 mars 2016 à St. Moritz, en Suisse. (AP Photo/Shin Tanaka)

Pour ces deux épreuves de vitesse, le vainqueur est l’athlète ayant réalisé le temps le plus rapide d’une seule course.

Le slalom géant présente un dénivelé moins important qu’en super-G ou en descente. Par contre, il compte une combinaison de virages longs, moyens et courts entre les portes.

OLY-MEN'S GIANT SLALOM TOPIX

Le slalom est l’épreuve la plus courte de cette discipline. Elle comporte aussi le plus petit dénivelé, mais le plus grand nombre de portes. Son niveau de technicité est donc élevé.

Ali Nullmeyer (CAN) pendant l’épreuve féminine de slalom de ski alpin au centre de ski olympique Hafjell lors des Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver à Lillehammer, en Norvège, le 18 février 2016. Photo : Jed Leicester pour YIS/CIO. Image fournie par YIS/CIO.

Pour ces deux épreuves techniques, les skieurs font deux parcours différents sur une même pente. On additionne alors les deux temps et le cumul le plus rapide désigne le vainqueur.

Le combiné alpin comporte une épreuve de slalom et une épreuve écourtée de décente ou de super-G. Au cumul des deux parcours, le temps le plus rapide désigne le vainqueur.

Marie-Michèle Gagnon pendant l’épreuve de descente à Sotchi 2014 (Photo : PC)

La nouvelle épreuve olympique de ski alpin, l’épreuve par équipe entre nations, oppose deux hommes et deux femmes de chaque pays qui s’affrontent sur un parcours double de slalom géant. Deux skieurs de même genre et de pays différents s’affrontent pour un point qui ira à son équipe s’il remporte la course. Si une ronde de quatre courses mène à un score de 2-2, l’équipe ayant le meilleur cumulatif de ses temps masculins et féminins les plus rapides est déclarée gagnante. L’épreuve met en lice 16 équipes qui avancent de ronde en ronde à chaque victoire jusqu’à ce que les deux dernières s’affrontent pour la médaille d’or. Les vaincus des rondes de demi-finales s’affrontent pour la médaille de bronze.

Le Canada aux Jeux (avant PyeongChang 2018)

Le Canada a remporté 11 médailles olympiques depuis les débuts de l’épreuve en 1936 à Garmisch-Partenkirchen.

Jan Hudec est le plus récent médaillé canadien. Il a remporté la médaille de bronze en super-G en 2014 à Sotchi, soit la première médaille du Canada en ski alpin depuis Lillehammer 20 ans, plus tôt, où Edi Podivinsky avait remporté le bronze en descente. La seule autre médaille olympique canadienne masculine appartient à Steve Podborski, qui a pris le bronze en descente en 1980 à Lake Placid.

Jan Hudec

Les Canadiennes ont dominé le tableau des médailles en ski alpin. Lucile Wheeler a remporté le bronze en descente en 1956 à Cortina d’Ampezzo, et Anne Heggvit a obtenu la première médaille d’or, au slalom, quatre ans plus tard en 1960 à Squaw Valley.

Nancy Greene a été la première double médaillée canadienne en ski alpin grâce à sa médaille d’or en slalom géant et sa médaille d’argent en slalom en 1968 à Grenoble. Karen Percy a quant à elle deux médailles de bronze obtenues en 1988 à Calgary en descente et en super-G.

Kathy Kreiner a aussi remporté l’or en slalom géant en 1976 à Innsbruck et Kerrin Lee-Gartner a à son tour remporté l’or, en descente, en 1992 à Albertville.