Avec les festivités de la Fête nationale du Québec qui battent leur plein aux quatre coins de la province, le moment est idéal pour se rappeler les plus grandes performances olympiques des athlètes québécois.

À l’approche des Jeux olympiques de Rio, cette courte liste non exhaustive vous suggère un bref voyage dans le temps afin de se remémorer les moments marquants gracieuseté des représentants de la fleur de lys.

 Sylvie Fréchette

Sylvie Fréchette

Sylvie Fréchette après sa prestation en nage synchronisée qui lui a valu la médaille d’or aux Jeux de Barcelone en 1992.

Les Jeux d’été de Barcelone de 1992 ont été particulièrement éprouvants sur le plan émotif pour la double médaillée olympique en nage synchronisée, Sylvie Fréchette. Une semaine avant la cérémonie d’ouverture officielle, son fiancé se suicide. Malgré tout, la Québécoise tient mordicus à réaliser son rêve et à participer aux Jeux. Ce qu’elle fit de brillante façon.

La nageuse livre la performance de sa carrière, mais termine néanmoins deuxième suite à une erreur commise par la juge brésilienne qui lui octroie un 8,7 sur 10 au lieu de 9,7. C’est la consternation chez l’unifolié qui crie à l’injustice. Suite à un long processus ponctué de nombreuses pressions du vice-président du CIO, le montréalais Dick Pound, justice est enfin rendue. C’est ainsi qu’en décembre 1993, Fréchette obtient sa récompense d’or tant mérité.

Alexandre Despatie

Alexandre Despatie et sa médaille d'argent remportée au tremplin de 3 m aux Jeux olympiques de 2004, à Athènes. (CP PHOTO/COC/Andre Forget).

Alexandre Despatie et sa médaille d’argent remportée au tremplin de 3 m aux Jeux olympiques de 2004, à Athènes. (CP PHOTO/COC/Andre Forget).

Bien peu de plongeurs canadiens peuvent se targuer d’avoir remporté une médaille olympique. Il n’y en a qu’un en fait, et il est Québécois. Dès l’âge de 15 ans, Alexandre Despatie se joint à l’équipe nationale dont il est le benjamin et il participe à ses premiers Jeux olympiques à Sydney. Il prend la quatrième place à la plateforme de dix mètres, mais ce n’est que partie remise.

En 2004, le Québécois entre dans l’histoire olympique canadienne en devenant le premier plongeur à remporter une médaille olympique. Despatie s’empare en effet de l’argent au tremplin de trois mètres, exploit qu’il répéta quatre années plus tard aux Jeux de Beijing en 2008.

Emilie Heymans

Emilie Heymans au tremplin de 3 mètres lors des Jeux olympiques de Londres, le 3 août 2012. (AP Photo/Michael Sohn)

Emilie Heymans au tremplin de 3 mètres lors des Jeux olympiques de Londres, le 3 août 2012. (AP Photo/Michael Sohn)

En examinant la feuille de route légendaire d’Emilie Heymans, sa province d’adoption qu’est le Québec a de quoi être fière. Son curriculum vitae nous informe que la plongeuse est médaillée des Jeux panaméricains à six reprises et qu’elle est quadruple médaillée olympique, entre autres.

Emilie Heymans (foreground) of St. Lambert, Que. and Jennifer Abel of Laval, Que. dive in the women's synchronized 3-metre springboard semi-final at the FINA Visa Diving World Cup at Olympic Aquatic Centre in London, England, Saturday, Feb. 25, 2012. THE CANADIAN PRESS/HO-Mike Ridewood-Diving Canada

Emilie Heymans et Jennifer Abel lors de la demi-finale au tremplin de 3 mètres synchronisé des Championnats du monde de plongeon Visa. London, Royaume-Uni, 25 février 2012. THE CANADIAN PRESS/HO-Mike Ridewood-Diving Canada

Le parcours d’Émilie fait d’elle la première Canadienne a avoir remporté des médailles olympiques lors de quatre Jeux consécutifs et, du même coup, l’une des olympiennes canadiennes les plus décorées de tous les temps. En équipe ou en solo, Heymans a fait partie de l’élite mondiale tout au long de sa carrière et est aujourd’hui un modèle pour la relève au tremplin.

Caroline Brunet

Caroline Brunet est une habituée des podiums et des Jeux olympiques. Au cours de sa carrière au sein de l’équipe nationale, la kayakiste québécoise a porté les couleurs de l’unifolié à cinq reprises (Séoul 1988, Barcelone 1992, Atlanta 1996, Sydney 2000 et Athènes 2004), raflant au passage trois médailles olympiques consécutives (deux médailles d’argent et une de bronze) à son épreuve de prédilection, le K-1 500 m. Seul le quadruple médaillé olympique Adam van Koeverden peut se targuer d’être plus décoré que Caroline en kayak de vitesse au Canada.

CAROLINE BRUNET

Caroline Brunet au K-1 500 m

Véritable fusée sur l’eau, la Québécoise compte également 21 médailles aux Championnats du monde, dont dix consécrations dorées.

Sébastien Lareau

Si le patrimoine olympique canadien en tennis renferme une médaille d’or, l’unifolié doit une fière chandelle au duo qui en est responsable. Il faut en effet remonter aux Jeux d’été de Sydney, en 2000, pour se remémorer le triomphe du tandem composé du Québécois Sébastien Lareau et de l’Ontarien Daniel Nestor. En finale, Lareau et Nestor ont livré un match impeccable et triomphé des favoris de la foule, le duo formé de Todd Woodbridge et Mark Woodforde. Cette unique médaille olympique du Canada en tennis a donc une saveur québécoise.

Daniel Nestor et Sébastien Lareau avec la seule médaille du Canada en tennis, l'or aux Jeux olympiques de Sydney en 2000.

Daniel Nestor et Sébastien Lareau avec la seule médaille du Canada en tennis, l’or aux Jeux olympiques de Sydney en 2000.

Christine Girard

En haltérophilie, peu de famille canadienne incarne aussi bien cette discipline que celle de Christine Girard. Son père, sa mère et ses deux sœurs plus âgées gravitent autour de ce sport depuis belle lurette. Christine n’est pas en reste. Olympienne à deux reprises, Girard fait partie de l’élite mondiale en haltérophilie. La robuste québécoise est montée sur la troisième marche du podium à Londres, en 2012. Elle est d’ailleurs la seule canadienne à ce jour à avoir remporté une médaille olympique dans ce sport.

Nicolas Gill

Nicolas Gill

Les québécois ont également de quoi être fier de leurs représentants sur le tapis. Parmi eux, le double médaillé olympique Nicolas Gill a su s’imposer pendant plus d’une décennie sur la scène internationale de judo. Le judoka québécois a porté les couleurs de l’unifolié lors de quatre Jeux d’été différents et est aujourd’hui entraîneur de l’équipe nationale. C’est à Sydney qu’il a obtenu son meilleur résultat olympique alors qu’il a décroché la médaille d’argent chez les mi-lourds. Gill a également été le porte-drapeau du Canada lors des Jeux d’Athènes en 2004.

À la lumière de ce palmarès, force est d’admettre que les athlètes québécois font partie intégrante du patrimoine olympique canadien. Parions que les représentants de l’unifolié voudront enrichir cet héritage cet été à Rio et que de nouvelles pages d’histoire gracieuseté de la fleur de lys s’écriront.