Cameron Smedley franchit une porte en canoë slalom.Dave Holland/COC
Dave Holland/COC

Canoë-kayak – Slalom

Résumé du sport

Canoë-kayak slalom à Paris 2024

Site : Stade nautique de Vaires-sur-Marne – Eaux vives

Dates de compétition : 27 juillet au 5 août (Jours 1 à 10)

Épreuves : 6 (3 masculines, 3 féminines)

Haley Daniels dans son canoë.
Photo de Leah Hennel/COC

Les six épreuves olympiques de canoë-kayak slalom sont chacune disputées par des pagayeurs individuels, alors que les hommes et les femmes participent aux épreuves de K-1 (kayak), C-1 (canoë) et X-1 (kayak cross). Les épreuves de kayak cross feront leur entrée au programme olympique aux Jeux de Paris 2024.

Les concurrents des épreuves de canoë utilisent une pagaie à une seule lame. Ils s’agenouillent dans l’embarcation avec leurs jambes repliées sous leur corps. Les concurrents des épreuves de kayak utilisent une pagaie à deux lames et sont assis dans leurs embarcations.

Les épreuves de K-1 et de C-1 démarrent par une ronde de qualification à deux courses, où seul le meilleur temps des concurrents est retenu. Cela détermine les athlètes qui passent à la demi-finale à une course. Puis, les 12 premières embarcations passent à la finale à une course. Pour chaque course, les athlètes négocient individuellement une série de 18 à 25 portes suspendues au-dessus de l’eau, qui sont replacées entre les courses. Au moins six de ces portes doivent être franchies à contre-courant et sont colorées rouges, tandis que les portes dans le courant sont colorées vertes.

Les parcours sont d’une longueur variant de 150 m à 400 m et prennent généralement de 90 à 110 secondes à compléter. On ajoute au temps des concurrents une pénalité de deux secondes si leur corps, leur embarcation ou leur pagaie touche une porte. Chaque porte ratée donne lieu à une pénalité de 50 secondes.

Keenan Simpson pendant une épreuve de slalom cross.
Photo de David Jackson/COC

Les courses de kayak cross démarrent avec quatre concurrents qui glissent sur une rampe placée à deux mètres au-dessus de l’eau. Se lançant dans le parcours en même temps, ils se font la course à travers quatre à six portes dans le courant et deux paires de portes contre le courant, ces dernières positionnées pour que les pagayeurs décident de naviguer vers la gauche ou vers la droite. La compétition se poursuit en format éliminatoire où les deux premières embarcations à franchir la ligne d’arrivée passent à la ronde suivante jusqu’à ce que quatre concurrents se disputent la finale pour les médailles.

Le contact accidentel est permis entre les embarcations, mais un(e) athlète ne peut pas délibérément en retenir un(e) autre. Chaque pagayeur doit exécuter un rouleau obligatoire en kayak, soit un tonneau complet de 360 degrés de leur embarcation dans une zone particulière du parcours. Le succès dans les courses de kayak cross dépend davantage sur les tactiques utilisées par chaque pagayeur(euse) que sur la vitesse pure.

Le Canada en canoë-kayak slalom aux Jeux olympiques (avant Paris 2024)

Le Canada participe aux épreuves de canoë-kayak slalom depuis l’apparition du sport aux Jeux olympiques. Bien qu’aucun Canadien n’ait gagné de médaille, David Ford a obtenu une quatrième place à l’épreuve masculine de K-1 à Athènes 2004. Chose remarquable, le double médaillé du monde a pris part à cinq Jeux olympiques d’affilée, en commençant à Barcelone 1992.

Un athlète en kayak slalom
THE CANADIAN PRESS / COC ANDRE FORGET

Le meilleur résultat dans une compétition féminine a été la huitième place en K-1 décrochée par Joanne Woods aux Jeux de Barcelone 1992 et celle de Margaret Langford aux Jeux d’Atlanta 1996. La meilleure performance canadienne au C-1 masculin a été une neuvième place par Jamie Cartwright aux Jeux d’Athènes 2004. Haley Daniels a représenté le Canada dans la première épreuve olympique de l’histoire en C-1 féminin aux Jeux de Tokyo 2020.

Histoire olympique du canoë-kayak slalom

Les épreuves de canoë-kayak slalom ont été intégrées pour la première fois au programme olympique aux Jeux de Munich 1972. Il y a eu un écart de 20 ans avant le sport revienne en permanence au programme olympique, soit aux Jeux de Barcelone 1992.

Jusqu’aux Jeux de Rio 2016 (et incluant ceux-ci), le programme incluait trois épreuves masculines (K-1, C-1 et C-2) et une épreuve féminine (K-1). C’est aux Jeux de Tokyo 2020 que le sport a atteint la parité des genres alors que l’épreuve féminine de C-1 a remplacé l’épreuve masculine de C-2. C’était la première fois que les femmes participaient à des épreuves olympiques de canoë. Un autre changement qui entrera en vigueur à Paris 2024 est l’ajout d’une épreuve de kayak cross chez les hommes et chez les femmes.

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