Dans la série Où sont-ils rendus?, Olympique.ca se penche sur l’après-carrière sportive de certains des plus grands olympiens d’Équipe Canada. Bref, on prend des nouvelles de nos champions!


Accompagnée de ses soeurs Justine et Chloé, Maxime Dufour-Lapointe a réalisé son rêve de performer aux Jeux olympiques à Sotchi 2014. Les soeurs Dufour-Lapointe auront certainement laissé leur marque dans le monde du ski acrobatique en devenant le troisième trio de sœurs à concourir dans la même épreuve individuelle à des Jeux olympiques d’hiver.

Il s’agit d’un des meilleurs moments de la carrière de Maxime. Son autre moment marquant? Balayer le podium avec ses soeurs à domicile, lors de la Coupe du monde de Val Saint-Côme en 2016. « Je me suis dit par après : tous les efforts que j’ai mis dans ma carrière étaient pour ce moment-là. Je vais le chérir encore longtemps », a confié Maxime à Olympique.ca en se remémorant cette journée.

La Québécoise a conclu sa carrière en 2018 avec quatre podiums en Coupe du monde. Ce qui était la fin d’un chapitre marquait également le début d’une nouvelle aventure pour elle.

Maxime a toujours entretenu le rêve de devenir médecin. Elle a décidé de prendre huit ans pour terminer ses études au cégep tout en poursuivant sa carrière d’athlète afin de s’assurer d’avoir les notes nécessaires pour être admise à l’université en médecine. Cette stratégie a porté ses fruits puisqu’aujourd’hui, elle arrive déjà à la fin de sa deuxième année de médecine à l’Université de Montréal.

D’ailleurs, son passé d’athlète influence son orientation dans ce vaste domaine : « Le corps humain me fascine, cela vient un peu de mon passé d’athlète », explique-t-elle. « Maintenant que j’avance dans mon apprentissage de la médecine, je vois que je vais inévitablement continuer de travailler dans le sport ou dans un domaine lié plus directement à ce qui est musculo-squelettique. Peut-être qu’un jour je suivrai des équipes en compétition et prendrai soin des athlètes. »

Cette discipline qu’elle a développée en tant qu’athlète lui a beaucoup servi dans la dernière année. En raison de la pandémie, la grande majorité de ses études se font maintenant à distance, situation avec laquelle elle était déjà très familière : « J’ai aussi réalisé que tous mes outils d’athlète : discipline, rigueur, organisation et résilience sont des stratégies que j’ai développées pour avoir un équilibre au fil des ans, et bien je les ai pleinement utilisées pour m’adapter face à la COVID-19 et les études à distance ».

Où sont-ils rendus? 

Robert Esmie | Clara Hughes | Sylvie Bernier | Alexandre Bilodeau | Marc Gagnon | Marianne St-Gelais | Roseline Filion Alex Harvey | Joannie Rochette

En dehors des études, Maxime continue d’être bien présente sur les pentes de ski. Depuis déjà 9 ans, les soeurs Dufour-Lapointe organisent le Camp 3SDL, un camp de ski qui accueille 70 jeunes filles âgées de 8 à 16 ans partageant la même passion. L’initiative a d’abord été développée avec Ski acrobatique Québec afin de motiver les jeunes filles à rester dans le sport.

« C’était une préoccupation et une réalité que plusieurs filles arrêtaient le sport de compétition vers l’adolescence au lieu de poursuivre vers d’autres niveaux. On voulait faire de la sensibilisation mes sœurs et moi en se montrant disponibles, en partageant notre expérience et notre passion pour leur donner le goût d’accomplir leurs objectifs dans le sport comme à l’extérieur », a expliqué Maxime.

Grâce à la Subvention Héritage d’OLY qu’elles ont reçue cette année, il sera possible pour les soeurs Dufour-Lapointe d’accepter plus d’inscriptions et accueillir jusqu’à 100 participantes, d’augmenter le nombre d’instructeurs de ski et de fournir une assurance adéquate.

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Pour Maxime, le ski a toujours été une affaire de famille et de plaisir entre soeurs. Il s’agit précisément de l’atmosphère qu’elle crée accompagnée de ses soeurs Justine et Chloé. Tout au long du camp, elles s’assurent d’en faire une journée de partage d’émotion et d’expérience, d’humain à humain, en étant approchables et disponibles pour les participantes.

« Nous apprécions beaucoup cette journée, elle nous permet de voir plusieurs athlètes grandir dans le sport : on compte maintenant parmi nos entraîneurs des jeunes femmes qui étaient dans les premières éditions du Camp 3SDL. »

On peut dire que l’héritage que laisse Maxime aujourd’hui auprès des prochaines générations de skieurs est florissant, et que son avenir est prometteur.

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