Les moments forts olympiques des Canadiens en patinage de vitesse sur courte piste

Saviez-vous que le patinage de vitesse sur courte piste est devenu officiellement un sport olympique en 1992 ? C’est 68 ans après les débuts olympiques du patinage de vitesse qui a fait son entrée aux Jeux olympiques de Chamonix 1924 avec les épreuves masculines sur longue piste !

Le courte piste a été en démonstration aux Jeux de Calgary 1988 avant de faire ses débuts olympiques à Albertville 1992 avec les épreuves féminines du 500 m et du relais 3000 m et les épreuves masculines du 1000 m et du relais 5000 m. À Lillehammer 1994, le 500 m masculin et le 1000 m féminin ont été ajoutés, mais ce n’est qu’à Salt Lake City 2002 que le 1500 m est devenu une épreuve olympique chez les femmes comme chez les hommes. 

Voyez les moments forts olympiques d’Équipe Canada à travers les années dans ce sport où tout peut arriver :

La première médaille d’or olympique

Les Canadiens ne se sont pas fait attendre longtemps pour remporter leur première médaille d’or olympique en courte piste. En vue d’Albertville 1992, les Canadiennes sont les favorites pour remporter le relais féminin puisqu’elles avaient remporté les six derniers titres mondiaux. Leurs plus proches rivales étaient les Chinoises, mais une chute en demi-finale les a sorti de la compétition.

Annie Perrault (gauche) et Angela Cutrone (droite) du Canada participent au patinage vitesse sur courte piste au Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville 1992. (PC Photo/AOC)

En finale, au début de la course, une patineuse japonaise a chuté, laissant le champ libre aux Canadiennes. Angela Cutrone, Sylvie Daigle, Nathalie Lambert et Annie Perreault ont résisté aux Américaines dans une course tactique pour devenir les premières championnes olympiques canadiennes en patinage de vitesse sur courte piste. Lors de ces mêmes Jeux, le Canada a remporté deux autres médailles : l’argent au 1000 m pour Frédéric Blackburn et l’argent au relais masculin (Blackburn, Laurent Daignault, Michel Daignault, Sylvain Gagnon et Mark Lackie).

Deux Canadiens sur le podium

À Nagano 1998, Marc Gagnon prenait part à la finale du 500 m masculin. Il était parmi les favoris pour remporter une médaille. Comble de malheur, Gagnon a chuté durant la finale et a terminé quatrième.

À Salt Lake City 2002, le patineur était à la recherche d’une rédemption sur la distance. Avec lui dans la finale, il y avait un autre Canadien : Jonathan Guilmette. Les deux visaient un doublé sur le podium avec l’or et l’argent.

Les patineurs de vitesse courte piste canadiens Marc Gagnon (315) et Jonathan Guilmette (316) se suivent dans le couloir d’aspiration de l’Américain Rusty Smith au cours de la finale du 500 mètres, le samedi 23 février 2002, aux Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City. Le Canadien Gagnon a remporté l’or, Guilmette l’argent et Smith le bronze. (PHOTO PC/AOC/André Forget)

Au début de la course de 4,5 tours de glace, Gagnon était deuxième derrière l’Américain Rusty Smith et Guilmette était quatrième. Au dernier tour, Gagnon était toujours à la même position. Au moment parfait, il a décidé de faire un dépassement par l’intérieur pour passer en première position. Guilmette a suivi son coéquipier. À la surprise de l’Américain, les deux Canadiens ont remporté l’or et l’argent.

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La revanche du relais masculin

À Turin 2006, l’équipe canadienne de relais masculin, composée de Mathieu Turcotte, Éric Bédard, François-Louis Tremblay, Jonathan Guilmette et Charles Hamelin, remporte sa demi-finale, devant les Coréens. Au début de la finale, les patineurs canadiens ont pris les devants avec les Américains, mais, à la moitié de la course, les Coréens ont pris une avance qu’ils ont gardée tout le reste de la course, en plus de battre le record olympique. Les Canadiens ont terminé deuxièmes, avec 0,04 seconde de retard sur les vainqueurs.

Mathieu Turcotte, Éric Bédard, François-Louis Tremblay, Jonathan Guilmette et Charles Hamelin, de gauche à droite, montrent leur médaille après avoir remporté l’argent au relais masculin de 5000 mètres à la patinoire Palavela aux Jeux olympiques d’hiver de Turin 2006 le 25 février 2006 à Turin, en Italie. (CP PHOTO/Andrew Vaughan)

À Vancouver 2010, en plus d’être en sol canadien, les Canadiens, Charles Hamelin, Guillaume Bastille, François-Louis Tremblay, Olivier Jean et François Hamelin, voulaient leur revanche sur les Sud-Coréens. Après avoir terminé deuxièmes lors de leur demi-finale, les patineurs devaient se donner à fond pour être champions olympiques. En finale, au milieu de la course, Olivier Jean a pris les devants pour dépasser la Chine. Dans les derniers tours, Charles Hamelin reçoit une grosse poussée de Jean, ce qui permet au Canada de creuser leur avance. Malgré une presque chute de Hamelin en fin de course, le Canada a remporté l’or, devant la Corée du Sud et les États-Unis.

L’Opération Cobra, pensée par Olivier Jean, est ce qui a permis aux Canadiens d’atteindre les sommets lors de Vancouver 2010. C’est une stratégie qui a été montée deux ans avant les Jeux. Le but était d’utiliser les forces de chaque patineur pour remporter la course. Elle pouvait être possible uniquement si le Canada était en avance dans les 20 derniers tours de piste. Dans le dernier relais, François-Louis Tremblay allait être utilisé pour changer les tracés et bloquer les adversaires. Par contre, il ne fallait pas qu’il soit trop épuisé pour réussir cela. Pour y arriver, le patineur a sauté un relais et les trois autres allaient se séparer le travail. Cela a causé de la confusion pour les autres équipes, ce qui est un bonus. Avec le résultat obtenu, on peut dire que ce fût une mission accomplie!

Olivier Jean, Charles Hamelin, François Hamelin, Guillaume Bastille et François-Louis Tremblay du Canada, de gauche à droite, mordent leur médaille d’or au relais 5000 mètres masculin dans la compétition de patinage de vitesse sur courte piste le vendredi 26 février 2010 aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver 2010 Jeux à Vancouver. (LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)

Lors des mêmes Jeux, les femmes (Jessica Gregg, Kalyna Roberge, Marianne St-Gelais, Tania Vicent) sont également monté sur la deuxième marche du podium au relais féminin.

Les patineurs de courte piste avec le plus de médailles olympiques

Dans toute l’histoire du patinage de vitesse sur courte piste aux Jeux olympiques, trois patineurs canadiens ont remporté cinq médailles olympiques chacun.

Marc Gagnon

Marc Gagnon a remporté sa première médaille olympique à Lillehammer 1994 avec le bronze au 1000 m. Ses performances dans les distances individuelle aux Jeux de Nagano 1998 ont été plus difficiles, mais il est tout de même allé chercher une médaille d’or au relais masculin. Salt Lake City 2002 ont été des Jeux olympiques très prolifiques pour le patineur canadien : or au 500 m et au relais masculin et bronze au 1500 m.

Le médaillé d’or canadien en patinage courte piste Marc Gagnon tend les bras après avoir reçu l’or dans la finale du 500 mètres, le samedi 23 février 2002, aux Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City. Il a également gagnél’or aurelais 5000 mètres. (PHOTO PC/AOC/André Forget)

François-Louis Tremblay

À ses premiers Jeux olympiques à Salt Lake City 2002, François-Louis Tremblay faisait partie de l’équipe canadienne du relais masculin qui est devenue championne olympique. À Turin 2006, il a gagné sa première médaille olympique individuelle avec l’argent au 500 m. Il a terminé ses deuxièmes Jeux en remportant l’argent au relais masculin. À ses troisièmes et derniers Jeux olympiques à Vancouver 2010, Tremblay a terminé en beauté avec une médaille de bronze au 500 m et l’or au relais masculin.

Le Canadien François-Louis Tremblay devance le Letton Haralds Silovs, au centre, et le Belge Pieter Gysel dans les quarts de finale du 500 mètres masculin dans la compétition de patinage de vitesse sur courte piste le vendredi 26 février 2010 aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver. (LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)

Charles Hamelin

Charles Hamelin est le dernier patineur sur courte piste a avoir gagné cinq médailles olympiques. Il a remporté trois médailles au relais masculin : l’argent à Turin 2006, l’or à Vancouver 2010 et le Bronze à PyeongChang 2018 (avec Charle Cournoyer, Pascal Dion et Samuel Girard). Il a aussi gagné deux médailles d’or individuelles, soit le 500 m en 2010 et le 1500 m à Sotchi 2014.

Le Canadien Charles Hamelin célèbre sa médaille d’or lors de la finale masculine de patinage de vitesse sur piste courte de 1500 mètres aux Jeux olympiques d’hiver de Sotchi le lundi 10 février 2014 à Sotchi. (LA PRESSE CANADIENNE/Paul Chiasson)

Charles Hamelin pourra-t-il remporter une sixième médaille olympique à Beijing 2022 pour devancer ses deux compatriotes ?