Parfois tous les éléments sont en place pour atteindre l’excellence, ce n’est qu’une question de choisir le bon véhicule. Pour Melissa Lotholz, c’est à bord d’un bobsleigh qu’elle y est parvenue.

Ce samedi, Melissa Lotholz se retrouvera à l’arrière d’un bobsleigh, filant à toute allure sur la piste du Centre de glisse d’Alpensia qui accueillera la compétition olympique en moins d’un an.

Mais pendant que l’athlète de 24 ans se prépare pour l’épreuve olympique de PyeongChang 2018, d’autres athlètes de son âge participeront au prochain arrêt du Camp des recrues RBC à Grande Prairie, en Alberta, alors qu’ils tenteront de trouver le sport qui leur colle à la peau.

Melissa Lotholz et Kaillie Humphries avec leurs médailles d’argent des Mondiaux de bobsleigh à Konigssee, en Allemagne, le 18 février 2017. (Peter Kneffel/dpa via AP)

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La freineuse, fraîchement sacrée vice-championne du monde en bobsleigh aux côtés de Kaillie Humphries, est encore considérée comme une recrue dans le milieu. Il y a à peine quatre ans, Melissa était membre de l’équipe d’athlétisme de l’Université de l’Alberta et ne connaissait rien au sport de glisse, jusqu’à ce qu’un recruteur de Bobsleigh Canada Skeleton la remarque et la convaint de sauter la clôture. La transition ne s’est cependant pas faite sans obstacle.

Kaillie Humphries et Melissa Lotholz lors de leur troisième descente aux Championnats du monde IBSF tenus à Igls, en Autriche, le 13 février 2016. (AP Photo/Kerstin Joensson)

« Pour moi, le plus grand défi n’était pas la transition du sprint au bobsleigh, mais tout ce qui entoure le fait de devenir un athlète de haut niveau, a confié Lotholz à Olympique.ca. J’étais assez moyenne en athlétisme, et soudainement je me suis retrouvée derrière Kaillie, la double championne olympique en bobsleigh. C’était intimidant! J’ai eu beaucoup à apprendre pour concurrencer avec les meilleurs et à vivre sur la route pendant des mois à la fois. Il y a une énorme différence entre être étudiant-athlète et être un athlète de haute performance. »

À la recherche des olympiens de demain avec le Camp des recrues RBC

Avalon Wasteneys, 19 ans, a remporté la finale régionale de Vancouver du Camp des recrues RBC et a attiré l’attention de Rowing Canada Aviron. (Photo : Camp des recrues RBC)

C’est quelque chose que les athlètes identifiés par le Camp des recrues RBC découvriront bientôt. C’est exactement ce qui est arrivé à Avalon Wasteneys, une rameuse de 19 ans de Campbell River, en Colombie-Britannique, qui a remporté la première finale régionale de 2017 à Vancouver. L’étudiante de l’Université de Victoria, qui faisait de la compétition de ski de fond, s’est adonnée à l’aviron à l’été 2015 et a maintenant l’attention de Rowing Canada Aviron.

De nombreux entraîneurs et coordonnateurs de recrutement de 11 fédérations sportives nationales seront à la recherche des exploits olympiques de demain lors des différents événements de recrutement. Esther Dalle, coordonnatrice nationale du recrutement de Bobsleigh Canada Skeleton est reconnaissante d’avoir la chance de rencontrer ces jeunes bourrés de talent.

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« Ces types de camps de recrutement sont essentiels à l’avenir du bobsleigh et du skeleton, dit Dalle. Je trouve que le Camp des recrues contribue vraiment à combler une énorme lacune dans la communauté sportive en ce moment, soit le recrutement des athlètes avant de passer en phase de développement Next Gén. »

Inscrivez-vous à l’une des séances du Camp des recrues RBC

Pierce LePage est l’un des 25 athlètes retenus lors de la première édition du Camp des recrues RBC, au printemps 2016.

Pour une deuxième année, le Camp des recrues RBC vise à trouver la prochaine génération d’olympiens canadiens. Chaque participant, âgé de 14 à 25 ans, passera une batterie de tests, du sprint de 40 m au test de saut vertical, pour mesurer leur capacité athlétique. Un gagnant de chacune des cinq régions (Colombie-Britannique, Alberta, Maritimes, Ontario et Québec) sera choisi en fonction de ses résultats. Ces gagnants prendront alors leur talent pour devenir des espoirs olympiques.

« Au Camp des recrues RBC, nous recherchons vraiment des athlètes de la prochaine génération. Ce sont donc des athlètes qui sont des olympiens potentiels pour 2022 ou 2026 », a ajouté Dalle.

Cherchant à devenir olympienne elle-même en 2018, Melissa Lotholz a offert ce conseil aux jeunes athlètes qui participeront aux prochaines étapes du Camp des recrues RBC.

« Vous ne savez jamais ce qui va se passer jusqu’à ce que vous lui donner un essai! Sortez et prenez un risque. Il ya beaucoup de choses hors de votre contrôle dans la vie, mais si vous mettez dans ce que vous êtes capable de prendre un risque et, d’une manière ou d’une autre, il en vaut la peine.

Après l’Alberta, la tournée du Camp des recrues RBC s’arrêtera dans les Maritimes, puis au Québec et en Ontario plus tard cette année. Pour voir l’horaire complet, cliquez ici.
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