Biographie :

 

Kaillie Humphries est entrée dans l’histoire du bobsleigh aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver. En effet, Kaillie et la freineuse Heather Moyse sont devenues les premières Canadiennes à gagner l’or olympique en bobsleigh. Le duo a fracassé deux fois le record de poussée et trois fois le record de piste du Centre des sports de glisse de Whistler avant de défaire le tandem canadien formé de Helen Upperton et Shelley-Ann Brown. À Sotchi 2014, le tandem est devenu le premier duo féminin à défendre son titre olympique en bobsleigh. Elles ont rattrapé un retard de 0,11 seconde lors de la quatrième et dernière descente et elles sont passées du 2e au 1er rang avec un dixième de seconde d’avance. Kaillie et Heather ont été récompensées pour cet exploit en se voyant nommées porte-drapeaux de la cérémonie de clôture des Jeux. Kaillie a aussi été lauréate du prix Lou Marsh en tant qu’athlète canadienne de l’année. Elle a fait ses débuts dans le bobsleigh comme freineuse, rôle qu’elle a joué pendant quatre ans, y compris au sein de l’équipe de Turin 2006, où elle n’a cependant pas concouru. En 2007-2008, elle a fait le saut en Coupe du monde en tant que pilote et a remporté sa première médaille dans ce rôle en décembre 2007 et une 5e place aux Championnats du monde de 2008. C’est durant la saison 2009-2010 que Kaillie s’est réellement démarquée comme une des meilleures candidates à l’or olympique. Elle a inscrit six records de poussée et deux records de piste tout en récoltant quatre médailles, ce qui lui a permis de conclure la saison au 2e rang du classement général. Kaillie Humphries a également été à l’origine d’une autre première canadienne en 2012 en remportant l’or en bobsleigh féminin avec la freineuse Jenny Ciochetti aux Championnats du monde. Cette victoire faisait partie d’une incroyable suite de succès. Elle a remporté les deux dernières épreuves de la Coupe du monde de la saison 2011-2012 avant de participer aux Championnats du monde. Ensuite, avec la freineuse recrue Chelsea Valois, elle a raflé la victoire aux cinq premières épreuves de la Coupe du monde de 2012-2013. Avec Chelsea, Kaillie a décroché sa deuxième médaille d’or des Championnats du monde en 2013, une autre première canadienne pour accompagner son deuxième titre consécutif en Coupe du monde. Lors de la saison 2014-2015, Kaillie a d’autant plus réécrit l’histoire en étant la première pilote féminine d’un bobsleigh à quatre dans une compétition de la Coupe du monde et des Championnats du monde. En 2015-2016, Kaillie a obtenu son troisième titre de Coupe du monde au classement général et la première de deux médailles d’argent consécutives aux Championnats du monde en compagnie de la freineuse Melissa Lotholz.

FAITS SAILLANTS EN CARRIÈRES

Championne olympique 2010 (avec Heather Moyse). Deux fois championne du monde (en 2012 avec Jenny Ciochetti, et en 2013 avec Chelsea Valois). Médaillée de bronze des Championnats du monde de 2011 (avec Heather Moyse).

À PROPOS DE L’ATHLÈTE

Son rêve olympique est né en regardant Mark Tewksbury gagner l’or au 100 m dos à Barcelone, en 1992. Elle a concouru en ski alpin jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de faire le saut en bobsleigh. Elle aime le fait qu’il s’agit d’un sport intense fait sur mesure pour les femmes fortes, puissantes et rapides.

Elle aime tricoter, regarder des films et la télévision et conduire sa moto. Elle est active auprès des organismes de bienfaisance Right to Play, Camp Carmangay et Olympiques spéciaux. Elle a été victime d’intimidation dans sa jeunesse. Elle s’élève avec force contre l’intimidation aujourd’hui, car elle pense qu’elle est à une étape de sa vie et de sa carrière où elle peut faire entendre sa voix.

Sa jambe gauche est recouverte de tatouages. Elle a fait un marché avec ses parents lorsqu’elle avait 12 ans : si elle obtenait une place dans une équipe nationale, toute la famille devrait se faire tatouer la feuille d’érable. Lorsqu’elle s’est qualifiée dans l’équipe nationale de bobsleigh, ils ont dû respecter cet engagement. Parmi ses nombreux tatouages, on retrouve les mots « Parce que vous m’aimez » écrits en islandais sur sa cheville, ainsi que deux étoiles qui représentent ses grands-parents décédés en 2006. L’intérieur de son bras droit est orné du visage de ses parents et la date de sa médaille d’or olympique est immortalisée sur sa main.

Chaque année, elle amène un ourson ayant appartenu à sa grand-mère sur la route en compétition. Sa devise est : « Notre plus grande gloire n’est point de ne pas tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons. »