Les athlètes d’Équipe Canada nous font passer par toute la gamme d’émotions. Avouez que vous avez eu des palpitations cardiaques en regardant Tessa Virtue et Scott Moir à PyeongChang 2018 !

L’hiver maintenant installé, nous voulons aussi mettre de l’avant les gestes des athlètes canadiens qui nous ont fait chaud au cœur, parce que du réconfort on va en avoir besoin dans les prochains mois.

Kim Boutin — Patinage de vitesse sur courte piste

Nos actions peuvent engendrer de grandes répercussions. Kim Boutin en a été témoin lorsqu’elle s’est retrouvée dans un tsunami de cyberintimidation à la suite de sa première épreuve à PyeongChang 2018. Voici un petit résumé des événements : le 13 février 2018, Boutin, quatrième de la finale du 500 m, a été promue au bronze suite à la disqualification de la patineuse sud-coréenne Choi Min-jeong avec qui elle a joué du coude en milieu de course. Les partisans sud-coréens se sont vite tournés vers les médias sociaux pour exprimer leur mécontentement, allant même jusqu’à des menaces de mort. La Canadienne ne pouvait contenir ses larmes lors de la cérémonie des médailles.

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Ce qui aurait pu pulvériser la concentration et la confiance de Boutin a plutôt servi de carburant pour la Canadienne qui est vite devenue une militante contre toutes formes d’intimidation et un modèle à suivre pour les jeunes. Elle a retrouvé Choi Min-Jeong sur le podium du 1500 m et leur moment célébrant l’amitié dans le sport lors de la remise des médailles est maintenant un symbole iconique. Son histoire fait d’ailleurs partie de la série « La quête » du programme scolaire olympique canadien.

Andre De Grasse — Athlétisme

Dans le milieu, on dit que les sprinteurs sont les vedettes de l’athlétisme. Le triple médaillé olympique Andre De Grasse fait évidemment partie de ce clan, mais savez-vous qu’en marge des feux de la rampe de l’athlétisme, De Grasse est aussi à la tête de sa propre fondation ?

Andre De Grasse lors d’une clinique de course donnée par la Fondation de la Famille Andre De Grasse. (Photo : AndreDeGrasse.com)

Lancée en mai 2018, la Fondation de la Famille Andre De Grasse a pour but d’inspirer et outiller les jeunes au moyen du sport et de l’éducation pour qu’ils puissent atteindre leur plein potentiel. En parallèle, l’athlète de 24 ans a aussi mis sur pied le Fonds Andre De Grasse des Champions du futur qui incite les jeunes à utiliser le sport de compétition comme plateforme pour développer leur potentiel académique et devenir des citoyens en santé qui s’impliquent dans leur communauté.

Alors que sa mère dirige la Fondation, De Grasse s’implique directement en offrant des cliniques de courses lors de sa basse saison. En plus de donner généreusement avec sa fondation, De Grasse a aussi remis un don de 25 000$ à la Fondation Sick Kids.

Philippe Marquis — Ski acrobatique

Si vous connaissez Phil Marquis, vous savez à quel point il est attachant. Il a peut-être un ligament croisé antérieur en moins, mais le skieur de bosse a le cœur sur la main. En plus de compétitionner à PyeongChang 2018, Marquis a aussi participé à l’une des séances Clavardages Équipe Canada, un atelier de clavardage en vidéoconférence avec des élèves canadiens depuis de la Maison olympique canadienne.

Les olympiens Sandra Sassine, Philippe Marquis, Mikaël Kingsbury, Justine Dufour-Lapointe, Chloé Dufour-Lapointe et Marc-Antoine Gagnon ont tous pris part à l’une des sessions de Clavargade Équipe Canada en direct de la Maison olympique du Canada lors des Jeux de PyeongChang 2018. (Photo: COC.)

Cette expérience enrichissante sur le plan humain a eu un effet boule de neige chez l’olympien qui a par la suite participé à la série « La quête » du programme scolaire olympique canadien et a donné 16 conférences pour l’organisme Jouer gagnant en 2018.

Plus près du mouvement olympique, Phil Marquis était l’un des porte-paroles lors de la grande ouverture de l’Expérience olympique canadienne à Montréal et il est depuis cette année un membre très actif de la Commission des athlètes du Comité olympique canadien.

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Brigette Lacquette — Hockey sur glace

Brigette Lacquette sait saisir une occasion quand elle se présente. Avec sa nomination à l’équipe olympique de PyeongChang 2018, Lacquette est devenue la première joueuse de hockey féminin issue des Premières Nations à porter les couleurs du Canada aux Jeux olympiques. Elle est consciente que cela fait d’elle un modèle pour les jeunes athlètes des Premières Nations, particulièrement les filles qui jouent au hockey, et c’est un rôle qu’elle est heureuse d’assumer.

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À son retour des Jeux, avec l’argent au cou, Lacquette a donné des conférences et des cliniques de hockey à travers le pays pour inspirer les jeunes des Premières Nations à rêver grand et persister malgré les embûches.

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Chandra Crawford — Ski de fond

L’une des plus grandes reconnaissances qu’un olympien peut recevoir est l’un des prix du Comité international olympique. En 2018, Chandra Crawford a tapé dans le mile, recevant le prix Femme et Sport du CIO pour l’organisme Fast and Female dont elle est la cofondatrice.

La championne olympique de Turin 2006 attaque la statistique que les jeunes filles ont six fois plus de chances d’arrêter le sport que les garçons en grandissant. Fast and Female a pour but d’inspirer les jeunes filles à rester active en pratiquant un sport tout au long de leur adolescence et de conserver leurs saines habitudes sportives à l’âge adulte.

Eric Radford — Patinage artistique

L’équipe de patinage artistique du Canada avec Patrick Chan, Grabrielle Daleman, Katelyn Osmond, Maegan Duhamel, Eric Radford, Tessa Virtue et Scott Moir qui célèbre après avoir remporté l’or à l’épreuve par équipes le 12 février 2018 aux Jeux olympiques de PyeongChang. (Photo: David Jackson/COC)

À PyeongChang 2018, Eric Radford est devenu le premier athlète masculin ouvertement gai à être sacré champion olympique. Depuis les dernières années, le patineur s’est énormément impliqué dans la communauté et avec l’initiative #UneÉquipe du Comité olympique canadien. C’est d’ailleurs sur cette plateforme qu’il a partagé son histoire et l’importance des alliés des membres de la communauté LGBTQ+ dans le sport. Pour Radford, l’un de ses alliés est son partenaire d’entraînement et coéquipier de Sotchi 2014, Dylan Moscovitch.

Le champion olympique Eric Radford participe au lancement du tout premier magasin éphémère ‘Sois Toi’ du Comité olympique canadien à l’occasion de la Fierté 2018, le 22 juin 2018 au Centre Eaton de Toronto. (Photo: Adam Pulicicchio / COC)

Depuis qu’il a accroché ses patins après les Jeux, Radford s’est impliqué plus que jamais dans le mouvement LGBTQ+ en marchant les parades de la Fierté à Toronto et Montréal et en étant le porte-parole de la campagne #SoisToi d’Équipe Canada.

Ariane Fortin — Boxe

Ariane Fortin (en bleu) aux Jeux panaméricains de 2015 à Toronto.

Après les Jeux de Rio 2016, Ariane Fortin a planché sur un projet qui lui tenait à cœur : rendre la boxe plus accessible aux jeunes tout en neutralisant la croyance populaire que la boxe est un sport violent. C’est comme ça qu’avec la collaboration de collègues enseignants d’éducation physique qu’est née Box’Éduc. Box’Éduc est un programme permettant d’enseignants les rouages de la boxe à même les cours d’éducation physique au primaire et au secondaire.

À travers les différents exercices retrouvés dans le programme, les élèves découvriront leur combativité et valoriseront le courage au détriment de l’agressivité.

Mark Tewksbury — Natation

Mark Tewksbury du Canada célèbre après avoir remporté une médaille d’or en natation aux Jeux olympiques de Barcelone de 1992.

Le médaillé d’or olympique de Barcelone 1992 sait ce que c’est d’être différent des autres. Même si cela fait 20 ans qu’il est ouvertement gai, Mark Tewksbury a vécu ses plus grands exploits sportifs dans le placard. Depuis qu’il a accroché son speedo, Tewks — pour les intimes — s’est engagé à partager ses expériences de vie et les leçons qui viennent avec dans des conférences et des livres aux quatre coins du globe, mais 2018 a vraiment été marquante.

Pour son travail au fil des ans avec les Olympiques Speciaux Canada, organisme qu’il préside depuis cette année, le champion de natation a reçu le prix de la Responsabilité sociale AthlètesCAN. La première Journée de l’inclusion tenue en juillet fut un franc succès, amassant plus de 121 000 $ pour le mouvement. Tewksbury prouve ainsi que la différence des uns peut rejoindre celle des autres et qu’ensemble on peut arriver à de grandes choses.

Ces olympiens forment qu’un petit échantillon des grands moments des athlètes canadiens à l’extérieure du terrain de jeu en 2018. Quels athlètes vous ont marqué pour leur implication au-delà du sport ?