Il mène la meilleure équipe de ski de fond que le Canada ait jamais connue. Il vient de connaître la meilleure saison de sa carrière. Il est l’un des meilleurs espoirs de médaille chez les athlètes québécois en vue des Jeux d’hiver.

Alex Harvey est prêt plus que jamais pour PyeongChang 2018, et il compte bien en ressortir avec une médaille olympique au cou.

C’est entouré d’une équipe solide que le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges prendra part aux six épreuves de ski de fond des Jeux olympiques, dans lesquelles il a remporté des médailles au cours des deux dernières années. Sur les deux semaines de compétitions, Harvey pourra donc jouer six cartes, avec une main particulièrement forte au skiathlon sur 30 km.

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L’après-Sotchi

On s’en rappelle, et le principal intéressé aussi, les Jeux de Sotchi ne se sont déroulés rondement pour Alex Harvey, qui n’avait alors même pas atteint le top 10.

« Dans les huit dernières années, l’équipe a connu des hauts et des bas. À Sotchi, on est arrivés avec beaucoup de confiance, après les Jeux de Vancouver où on avait eu des résultats au-delà de nos attentes. Mais ça n’a pas du tout fonctionné pour nous. On a dû faire des ajustements concrets », admet Harvey.

Changements dans l’équipe de fartage, amélioration de leur support technique, recrutement du skieur d’essai Lee Churchill, changement d’équipement; tous ces éléments ont permis à l’équipe canadienne de ski de fond d’établir une routine bien rodée, et ce, bien avant l’année olympique.

« Pour PyeongChang, on s’est préparés différemment, confirme le fondeur. On a bâti un clan qui est selon moi le meilleur clan possible. On arrive à ces Jeux, et on essaie de traiter ça comme un championnat du monde ou une coupe du monde. Au bout du compte, c’est une course de ski de fond; c’est celui avec les meilleures jambes et le meilleur équipement qui va être capable de gagner. »

Maintenant doté d’une grande confiance et d’une nouvelle approche après son échec olympique de 2014, le skieur dit avoir voulu avant tout trouver le bon équilibre lui permettant enfin de remporter une médaille olympique : « Le podium, c’est un rêve c’est certain, mais on met vraiment nos énergies sur le processus et sur ce qu’on peut contrôler. Mon but, c’est d’avoir la meilleure performance de la saison pendant les Jeux olympiques. Je veux repartir d’ici avec le sentiment du devoir accompli, peu importe si je pars avec une médaille ou pas. »

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Direction PyeongChang

À quelques jours de la cérémonie d’ouverture du 9 février 2018, le froid mordant et le vent glacial régnant sur PyeongChang laissent présager que ces Jeux pourraient être les plus froids de l’histoire. Bien que cela inquiète les organisateurs de Jeux ainsi que plusieurs athlètes, l’équipe de ski de fond canadienne affirme s’être préparée en conséquence au cours de deux visites dans la région montagneuse de la Corée du Sud. Les épreuves de ski de fond auront lieu en après-midi et en soirée, et l’équipe canadienne devrait affronter avec assurance des températures qui tendront à se refroidir plutôt qu’à se réchauffer, comme c’est le cas en Coupe du monde. Somme toute, les conditions de glisse de cette année s’annoncent meilleures que le temps printanier de Sotchi qui avait alors déstabilisé l’équipe de fondeurs canadiens.

D’ailleurs, Harvey reconnaît l’importance de cette équipe dans son parcours d’athlète : « On a une équipe vraiment extraordinaire, tant les athlètes, les techniciens que les entraîneurs. C’est ma deuxième famille et mes meilleurs amis. Des fois, il y a des succès, mais plus souvent qu’autrement, on vit des journées difficiles. C’est toujours bon d’avoir quelqu’un pour nous remonter le moral. »

Harvey peut donc compter sur son entourage, mais aussi sur son expérience de près d’une décennie sur le circuit mondial. L’athlète de 29 ans est par ailleurs conscient qu’il lui reste moins d’années devant lui que derrière. Il songe à prendre sa retraite après la Coupe du monde qui se déroulera à Québec au printemps 2019. Comme les Jeux de PyeongChang seront probablement ses derniers, le fondeur canadien le plus décoré de l’histoire en dehors des Jeux olympiques compte bien ajouter une première médaille olympique à son palmarès. Du même coup, il pourrait même devenir le premier fondeur masculin du Canada à remporter une médaille olympique en ski de fond.

L’avenir nous le dira dès le 10 février, premier jour de compétition à PyeongChang pour les fondeurs masculins.

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