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5 choses à apprendre du Canada à la Coupe Davis

5 choses à apprendre du Canada à la Coupe Davis

Par Callum Ng

Ce n’est pas cette année que le Canada dépassera la demi-finale de la Coupe Davis.

Au troisième jour des compétitions, le Canadien Vasek Pospisil s’est incliné 6-7, 2-6, 6-7 devant le Serbe Janko Tipsarevic lors du cinquième match décisif. La Serbie affrontera la République tchèque en finale.

Au lendemain d’une victoire éclatante en cinq manches en double avec Daniel Nestor Pospisil, âgé de 23 ans, a été suffisamment ralenti par une blessure en première manche pour perdre son second match en simple du week-end.

La Serbie qui faisait face à l’élimination au début de la journée a su bien jouer ses cartes. Le numéro un mondial, Novak Djokovic n’a fait qu’une bouchée de Milos Raonic devant les partisans en délire de l’aréna Kombank Arena qui ont insufflé leur énergie à l’équipe serbe.

Malgré la défaite, le tennis masculin canadien connaît une excellente année.

Au cours des 365 derniers jours, les joueurs de tennis canadiens se sont taillé une nouvelle place dans le monde. En grande partie grâce à la Coupe Davis, épreuve qui a eu un impact important.

Voici des leçons que l’on peut tirer de l’expérience de nos joueurs de tennis lorsqu’il s’agit de devenir encore meilleurs en moins d’un an.

PREMIÈRE ÉTAPE : CONNAÎTRE SA PLACE

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À la mi-septembre de l’an passé, le classement moyen ATP des trois joueurs de tennis en simple de l’équipe canadienne de la Coupe Davis était le 87e rang. En tête de l’équipe se trouvait Milos Raonic, avec un 15e rang constant, puis suivaient Vasek Pospisil, originaire de Vernon, au 116e rang, et l’athlète chevronné Frank Dancevic au 130e rang. Le spécialiste du double Daniel Nestor se trouvait pour sa part parmi les trois premiers au classement.

Le même mois l’an passé, le Canada a facilement défait l’Afrique du Sud à l’occasion d’une partie éliminatoire de Coupe du monde pour joindre les rangs des pays qualifiés pour participer à la Coupe Davis de 2013.

La victoire est survenue à Montréal, ville reconnue pour son appréciation du tennis, et l’on a vite vu naître une hausse d’intérêt pour le sport partout dans le pays.

Le 16 septembre 2012, après la victoire contre l’Afrique du Sud, Raonic a fait la déclaration suivante : « Nous avons des chances de nous améliorer, il faut le vouloir, et je le veux et je vais essayer d’inculquer du mieux que je peux cette volonté chez mes coéquipiers, s’ils ne la possèdent pas déjà ».

DEUXIÈME ÉTAPE : UNE VICTOIRE À LA FOIS

Daniel Nestor, Vasek Pospisil

Lorsque l’année 2013 est arrivée, elle était accompagnée de la promotion d’une partie du groupe mondial de la Coupe Davis, à domicile. Les amateurs de tennis de Vancouver se sont de nouveau rassemblés dans l’Ouest, au campus de l’Université de la Colombie-Britannique, pour voir jouer les meilleurs joueurs canadiens.

Rafael Nadal absent, le Canada a été vainqueur contre l’Espagne. On venait d’assister à une victoire de tennis dans un site généralement destiné au hockey universitaire.

Rangez le terrain pas trop loin, mais ne descendez pas les bannières.

Tout juste deux mois plus tard, le Canada est revenu à la UBC et a battu l’Italie en quarts de finale du groupe mondial. À cette occasion, Milos Raonic a été notre force motrice et a défait Fabio Fognini, classé 31e, puis Andreas Seppi, classé 18e.

C’est utile d’avoir un leader solide, mais la Coupe Davis est une épreuve de tennis par équipe rare.

Le capitaine Martin Laurendeau souligne rapidement l’importance que joue l’équipe et l’importance de faire un pas à la fois : « Les gars apprécient l’épreuve par équipe. Quand ils jouent, c’est avec une grande camaraderie. Ils ont également le sentiment que nous avons tous de gagner. Personne ne se trouve seul, ils n’ont pas le sentiment de devoir gagner tous les matchs, ils comprennent leur rôle. »

TROISIÈME ÉTAPE : INSPIRER UNE NATION

Les amateurs de tennis réguliers ont porté attention quand le Canada a défait l’Espagne. Les amateurs du samedi et les nouveaux partisans ont très certainement été attirés par la page d’histoire qui s’est inscrite lorsque l’Espagne et l’Italie ont quitté le tournoi et que le Canada est passé en demi-finales.

Et il est de plus en plus facile depuis quelques années de porter une plus grande attention puisque la Coupe Davis avec en vedette le Canada a fait l’objet de diffusion nationale.

« Il devrait y avoir plus que quelques personnes qui prennent part à l’expérience ici; les Canadiens s’attendent désormais à ces moments lorsqu’on assiste à une démonstration fantastique.» 

Laurendeau l’a aussi apprécié. « La Coupe Davis ne passait jamais à la télé au Canada, mais au cours des quelques dernières années, on l’a vue à la télé toutes les fois que le Canada jouait », a-t-il commenté.

« Il devrait y avoir plus que quelques personnes qui prennent part à l’expérience ici; les Canadiens s’attendent désormais à ces moments lorsqu’on assiste à une démonstration fantastique. Et quand les joueurs s’emballent, il s’agit d’une excellente tournée promotionnelle pour le sport. »

Comme l’ont démontré les Jeux olympiques précédents, les Canadiens accordent de la valeur à la fierté et à la performance, peu importe le sport. Notre nation se soulèvera collectivement pour les skieurs acrobatiques, une équipe de soccer et désormais les joueurs de tennis.

Et l’inspiration, ça circule dans les deux sens.

Comme le fait observer Milos Raonic : « Nous avons le nom de la nation que l’on représente affiché dans le dos. J’essaie de donner le meilleur de moi-même comme pour tout autre match de la tournée. Même aux Jeux olympiques, ça représente beaucoup pour moi. Je me donne comme objectif de bien faire. Comme la Coupe Davis est une épreuve par équipe, je crois qu’elle est essentielle à la croissance du tennis au Canada. Non seulement quand un Canadien réussit, mais quand 5 ou 6 y parviennent aussi, je crois que cela suscite l’attention et nombre de Canadiens y parviennent. »

QUATRIÈME ÉTAPE : SAISIR CHAQUE OCCASION

Vasek Pospisil, Martin Laurendeau

Tout au cours de la longue et difficile saison de tennis, les joueurs font face à de nombreux défis, y compris une abondance de matchs.

Pour les joueurs qui se trouvent au haut du classement comme Raonic, les premières rondes des arrêts peuvent servir à parfaire leur jeu puisque les rencontres plus difficiles auront lieu au cours des rondes ultérieures.

Pour d’autres, tenter de survivre au cours des premières rondes peut présenter un défi, surtout aux Grands chelems. Et selon la tournure des choses, il est possible qu’un joueur n’avance pas suffisamment pour acquérir l’expérience de jouer contre un adversaire classé parmi les meilleurs.

« de jouer à la Coupe Davis peut servir d’excellent tremplin pour la confiance »

La Coupe Davis offre l’occasion de concourir contre les meilleurs joueurs au cours d’un tournoi de trois jours. Il s’agit d’une chance fantastique d’affronter des joueurs de grand calibre et de s’améliorer.

Vasek Pospisil, joueur numéro 2 au Canada, fait la description suivante : « Comme joueur en simple, de jouer à la Coupe Davis peut servir d’excellent tremplin pour la confiance, ce qui aide beaucoup au retour aux épreuves de la série. En fin de semaine, j’ai la chance d’affronter le joueur classé premier au monde. Il s’agit d’une occasion qui ne s’est jamais présentée à moi à une épreuve ATP, donc la Coupe Davis peut souvent vous permettre d’acquérir une expérience qu’il serait difficile d’acquérir autrement. »

Et Pospisil tout comme Raonic l’ont prouvé. À l’issue des deux fins de semaine passées à la UBC le printemps dernier, Milos Raonic se classe maintenant 11e au monde. Il a même occupé le 10e rang une semaine plus tôt au cours de la saison et a ainsi été le premier homme canadien à entrer dans le royaume du « top 10 ».

De son côté, Pospisil est passé de la 103e place à la 41e place au cours des trois derniers mois. Il s’est servi de la confiance acquise en Coupe Davis lorsqu’il a pris part à la Coupe Rogers, à Montréal, au cours de laquelle il a affronté Raonic à l’occasion d’une demi-finale historique.

CINQUIÈME ÉTAPE : NE JAMAIS S’IMPOSER DE LIMITE

Milos Raonic

Il faut quand même plus que participer à quelques tournois isolés pour devenir un joueur de calibre mondial. Et à ce niveau, le succès ne peut faire autrement qu’instiller de nouvelles convictions chez la plupart des joueurs.

« Participer à la Coupe Davis représente l’expérience ultime pour le joueur de tennis professionnel », explique Laurendeau. « Il s’agit d’une expérience fantastique toutes les fois. Cependant les conditions sont très difficiles puisqu’il y a beaucoup de matchs et beaucoup de manches. Et quand on y parvient, notre jeu s’en sort amélioré. »

On pourrait même citer en exemple le joueur serbe Novak Djokovic classé premier au monde.

Tout comme Raonic, il a suffi de moins d’un an à Djokovic pour passer de son premier classement parmi les 20 premiers à son premier classement parmi les 10 premiers. Et il y est parvenu au cours de la saison 2006-2007. L’année suivante, il a participé à trois épreuves supplémentaires de la Coupe Davis, à différents niveaux, et il est passé de troisième à premier en simple.

Pendant la même période, il a participé à sa première finale de Grand chelem, à l’Omnium des États-Unis, et a remporté l’Omnium d’Australie de 2008 pour se classer 3e au monde.

Territoire enviable et si vous posez la question à Raonic, il y pense.

« Comme Canadien, je m’avance en territoire nouveau et j’essaie de réaliser de nouvelles choses. Je crois avoir des attentes plus élevées envers moi-même que les autres en ont de moi », dit-il.

Ensemble, l’équipe canadienne de la Coupe Davis constitue désormais une menace. Le travail de toute une vie s’est déroulé en quelque 365 jours. Et la nation de plus en plus captivée est très impatiente de voir ce que l’équipe nous réserve pour la suite.

Par Callum Ng

Rédacteur et homme des médias. Rédacteur principal et producteur pour Olympique.ca. Rêveur, réalisateur et conteur. Découvrez ce qui vous passionne.

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