Biographie :

Crystal Emmanuel figure parmi les meilleures sprinteuses canadiennes depuis quelques années. Elle a fait ses débuts olympiques à Londres 2012, où elle s’est rendue en demi-finale du 200 m. Aux Championnats canadiens de 2011, elle est devenue la première femme à réussir le doublé 100 m/200 m depuis 2003. En 2012, elle a remporté le 200 m et terminé 2e du 100 m. L’année suivante, c’est l’inverse : 1re au 100 m et 2e au 200 m, résultats qu’elle a d’ailleurs reproduits en 2014. Elle a réussi son record personnel au 100 m de 11,27 secondes en terminant au 2e rang des Championnats canadiens de 2015 où elle a aussi terminé 2e au 200 m. Crystal a assuré le premier relais du 4×100 m aux Championnats du monde de l’IAAF de 2013 où le Canada a terminé 6e en 42,99 secondes, un record canadien. Elle a mené à nouveau le relais au aux Championnats du monde de l’IAAF de 2015, où le Canada a terminé 4e, abaissant le record canadien à 42,85 secondes et obtenant son laissez-passer pour Rio 2016. Crystal et l’équipe du relais 4×100 m ont ensuite capturé le bronze aux Jeux panaméricains de 2015 à Toronto, suivi d’une 6e place aux Championnats du monde de l’IAAF où les coureuses ont abaissé le record canadien à 42,60 secondes. Comme elle s’entraîne avec Kimberly Hyacinthe et Khamica Bingham, elle les considère davantage comme une famille que comme une équipe.

À propos de l’athlète…

Famille : Ses parents Andrew et Rosalind Emmanuel sont originaires de la Barbade et la famille y est retournée quand Crystal avait 4 ou 5 ans. Toute la famille est revenue au Canada quand elle avait 17 ans. Sa mère est sa source d’inspiration parce qu’elle a vaincu une maladie grave quand elle était jeune. Elle a un frère aîné, Sean. Débuts : Elle a commencé l’athlétisme à l’âge de 6 ans. Sa mère faisait de la course sur piste et elle l’a inscrite même si elle préférait le ballet et la gymnastique. La compétition relevée à La Barbade l’a poussée à s’entraîner très fort. Au-delà de l’athlétisme : Elle aime lire, voyager et magasiner. Elle ne sait plus combien de paires de souliers de course elle a achetées. Elle les transporte dans une valise à part pour ne pas les érafler ou les abîmer. En voyage, elle apporte toujours le mouchoir que sa grand-mère lui a donné avant de mourir. Elle collectionne les verres à shooter. Elle a plusieurs tatouages dont les anneaux olympiques sur sa cuisse, un pour La Barbade ainsi que sa devise « Pas de peur, juste de l’amour .» Elle a fait sienne la devise « Termine comme Barnaby » en l’honneur de son coéquipier Daundre Barnaby décédé dans un accident en nageant lors d’un camp d’entraînement en mars 2015.