L’équipe de cyclisme sur piste canadienne a pris part à une séance d’entraînement au vélodrome de Milton avant de s’envoler pour les Jeux de Rio et tous ses membres semblent être fin prêts à atteindre le sommet de leur forme.

Voici un aperçu de l’amalgame des accros de vitesse sur deux roues.

Hugo Barrette, l’étoile de cet alignement, a eu un parcours riche en rebondissements. Le mardi 27 octobre 2015, le cycliste se blessait lourdement en subissant une sortie de piste lors de son entrainement, alors qu’il roulait à 80 km à l’heure. Souffrant de multiples contusions, d’une commotion cérébrale et d’une légère lacération à la colonne vertébrale, il n’a pas abandonné l’amour pour son sport.

À LIRE : Un résilient Hugo Barrette prêt pour Rio

Hugo Barette

Hugo Barrette (gauche) et son partenaire d’entraînement, à Milton le 29 juillet 2016.

Trois mois plus tard, il confirmait sa présence aux Jeux olympiques et selon lui, tout est à son avantage dans cette histoire : « J’ai gagné une médaille d’argent à une Coupe du Monde à Hong Kong. Ça fait un bout de temps et c’est un privilège, car en obtenant mon billet pour Rio en janvier, j’ai pu construire mon horaire d’entrainement de manière à être à mon sommet rendu aux Jeux. »

Du côté féminin, il y a également une constance de performance. Jasmin Glaesser, membre de l’équipe de poursuite féminine qui s’est ornée de bronze à Londres en 2012, décrit l’état actuel de l’équipe : « Il y a beaucoup de nouveaux visages et de différents talents dans l’équipe, nous sommes meilleurs que nous l’étions il y a quatre ans. Notre équipe s’est constamment améliorée dans les récentes années et nous sommes montées sur le podium à chaque Coupe du monde et Championnat du monde dans les quatre dernières années. »

Jasmin Glaesser, Tara Whitten et Gillian Carleton à Londres 2012.

Jasmin Glaesser, Tara Whitten et Gillian Carleton à Londres 2012.

Les épreuves de poursuite ont changé depuis la dernière fois puisque c’est maintenant quatre personnes qui se relayent sur une course de quatre kilomètres au lieu des trois d’il y a quatre ans. Les changements sont excitants pour la Canadienne d’origine allemande, qui ne demande que de nouveaux défis, elle qui croit que son équipe peut aspirer à l’or à Rio.

 Une équipe multidisciplinaire

Georgia Simmerling, Laura Brown Jasmin Glaesser et Allison Beveridge à l'entrainement

Georgia Simmerling, Laura Brown Jasmin Glaesser et Allison Beveridge à l’entrainement

Cette équipe est d’ailleurs formée de formidables athlètes qui se démarquent notamment par leur polyvalence. Georgia Simmerling, qui en sera à sa troisième présence à des Jeux olympiques mais seulement à ses premiers Jeux d’été, fait partie de ce lot talentueux. Avant de s’adonner au sport à deux roues, elle participait aux épreuves de Super-G en ski à Vancouver en 2010 et au ski cross à Sotchi en 2014.

« Je ne pense pas aux autres Jeux olympiques auxquels j’ai participé, précise-t-elle à Olympique.ca. Je me concentre sur mon entrainement et à devenir meilleure en vue de Rio. Je suis arrivée dans cette équipe sur le tard et j’ai immédiatement senti que je n’avais pas une seconde à perdre et c’est toujours le cas. »

Kate O'Brien. Photo par Jason Ransom

Kate O’Brien. Photo par Jason Ransom

Kate O’Brien est également une sportive naturelle. Elle s’est fait prendre de court à Sotchi, alors qu’elle s’est fait mettre sur les lignes de côté quelques semaines seulement avant l’épreuve qu’elle pratiquait, le bobsleigh. Elle a alors rapidement changé le pied sur lequel elle dansait et s’est jointe à l’équipe de vélo. Elle s’est rapidement intégrée et à l’aube de la compétition brésilienne, elle opte pour une approche rationnelle : « C’est la même course, tu te bats contre les mêmes personnes que d’habitude et ce sont les mêmes circuits. Il ne faut pas voir ça différemment. » C’est d’ailleurs une méthode de pensée qui réside dans l’ensemble de l’équipe canadienne.