Qui met moteur est petit joueur. Si vous croyez que la voile olympique s’apparente à une balade de santé, détrompez-vous.

À l’origine, la voile devait être au programme des Jeux d’Athènes en 1896, mais en raison d’une violente tempête la compétition avait été annulée. Ce sera seulement en 1908, aux Jeux de Londres, que les premières compétitions de voile feront leur apparition.

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À Rio cette année, les athlètes se disputeront les compétitions en simple et en double comme à l’habitude. Cependant, voici quelques changements notables au programme olympique en vue de cet été : Tout d’abord, nous assisterons à la réintégration d’une épreuve multicoque mixte. De plus, ce sera une première olympique pour le Nacra 17, et le retour des épreuves mixtes, exclues du programme de Londres 2012. Pour une seconde fois depuis son introduction aux Jeux de Los Angeles, le Star est laissé de côté et ne sera pas présent à Rio. Enfin, une épreuve de skiff féminin sera disputée pour la première fois, en 49er FX.

Le canadien Lee Parkhill, à gauche, travaillant sur son embarcation avant une compétition au Jeux Panaméricain, le 12 juillet 2015. THE CANADIAN PRESS/Nathan Denette

Le canadien Lee Parkhill (à gauche) travaillant sur son embarcation avant une compétition au Jeux Panaméricain, le 12 juillet 2015. (La presse canadienne/Nathan Denette)

Comment ça fonctionne ?

Dans les courses en flotte, tous les bateaux prennent le départ en même temps, le gagnant étant le premier à croiser la ligne d’arrivée. Dans chaque épreuve, la compétition consiste en une série de 11 courses (sauf en 49er où la compétition compte plutôt 16 courses). Des points sont décernés selon la position à l’arrivée dans chaque course (1er rang = 1 point, 2e rang = 2 points, etc.). Les bateaux qui ne terminent pas une course reçoivent un point de plus que le nombre de bateaux inscrits.

Les embarcations

Pour la grande majorité des gens, le nom des embarcations c’est du chinois! Ne vous inquiétez pas, voici une explication de chacun des bateaux qu’on retrouvera à Rio 2016.

Finn

Tom Ramshaw à bord de son finn

Tom Ramshaw en finn. (Photo : Voile Canada)

Le finn est un dériveur monotype avec mât pivotant qui se barre en solitaire. C’est un bateau très sportif, léger, maniable et rapide. Il nécessite un barreur pesant de préférence plus de 100 kg, mais surtout grand et athlétique. C’est d’ailleurs Tom Ramshaw qui représentera le Canada à cette épreuve à la Marina da Gloria.

 470

Le duo

Jacob Saunders et Graeme Saunders dans leur 470. (Photo : Voile Canada)

Très populaire, le 470 est un dériveur en double. Il doit être barré en général par un duo pesant entre 120 et 140 kilos. Les Frères Jacob et Graeme Saunders seront sur la ligne de départ de l’épreuve à Rio.

Laser Radial

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Brenda Bowskill aux commandes de son Laser Radial. (Photo : Voile Canada)

Le laser radial est une embarcation monotype, c’est à dire qu’il est barré par une seule personne. Sa conception met l’accent sur la rapidité et la simplicité grâce à sa voile de 5,7 m carrés. Brendra Bowskill sera justement aux commandes d’un laser radial à Rio 2016.

Laser 

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Lee Parkhill sur son Laser standard. (Photo : CPI images)

Le Laser est le grand-frère du Laser radial. Ce dernier possède une voile de 7,06 m carrés contrairement à 5,7 m carrés. À Rio, c’est Lee Parkhill qui sera en charge de le gouverner.

49er

Erin Rafuse et Danielle Boyd à bord d’un 49 FX. (Photo : Voile Canada)

Le 49er est un dériveur léger monotype à deux équipiers conçu en 1996. Ce bateau connait une popularité grandissante depuis sa démonstration aux Jeux olympiques de Sydney en 2000. À Rio, ce sont Erin Rafuse et Danielle Boyd qui représenteront le Canada dans cette épreuve.

Nacra 17

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Luke Ramsay et Nikola Girke à bord de leur Nacra 17. (photo : Voile Canada)

Ce dernier est un catamaran de sport d’environ 17 pieds de long (5,25 m) et conçu en 2011 par les designers Morelli et Melvin pour le constructeur Nacra Sailing International à destination d’équipages mixtes pour les Jeux olympiques de 2016.

RS:X

Nos Canadiens à bord de leur RS:X (photo : voile Canada)

Nos athlètes canadiens à bord de leur RS:X (photo : Voile Canada)

Le RS:X est une embarcation de type planche à voile hybride. Il s’agit d’une planche pouvant naviguer dans peu de vent avec une dérive et remonter par la suite. Dans plus de vent, cette dérive peut se relever et la planche navigue donc en planant. Le Canada ne sera pas représenté à cette épreuve lors des Jeux olympiques de 2016.

Voilà moussaillons, j’espère que ce petit guide de la voile vous a donné le goût de vous river à votre téléviseur et d’encourage les athlètes de Voile Canada à Rio 2016.