Le 7 février 2015 marque le premier anniversaire des Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi. L’équipe qu’a envoyée le Canada à ces Jeux comptait le plus grand nombre d’athlètes d’hiver de son histoire, soit 222. Au total, l’équipe a remporté 25 médailles; il s’agit donc des Jeux olympiques d’hiver les plus réussis pour le Canada en sol étranger.

Le parcours d’un olympien jusqu’au podium nécessite le développement d’une fondation solide en saison morte afin de pouvoir concourir au sommet de sa forme aux côtés des meilleurs athlètes du monde quand arrivent les Jeux olympiques. La formation quotidienne, l’entraînement à longueur d’année, la bonne alimentation, les découvertes technologiques et les percées dans le domaine de la science du sport, les compétitions nationales et internationales, ainsi que l’équipement à la fine pointe de la technologie, voilà des éléments essentiels qui aident nos athlètes à monter sur la plus haute marche du podium.

Pour célébrer le premier anniversaire du succès du Canada à Sotchi, la campagne Épaulez les olympiens de demain s’est associée à six olympiens de Sotchi. Lisez leur récit pour en apprendre davantage sur les piliers qui ont soutenu la performance de nos athlètes et leur ont permis de connaître la gloire olympique.OLY women's hockey 20140208

Dites-moi ce que vous mangez et je vous dirai qui vous êtes. » Personne ne connaît mieux ce dicton que Natalie Spooner, joueuse avant de l’équipe olympique canadienne de hockey sur glace féminin. L’athlète de 24 ans est membre de l’équipe canadienne depuis 2007 et affirme que la bonne nutrition a été une composante essentielle de la réussite de son équipe à Sotchi.

« Notre devise à l’approche de Sotchi 2014 était de “s’habituer à ne pas être à l’aise”. En pensant que si nous pouvions performer sur la glace tout en étant exténuées à cause des entraînements difficiles, nous pouvions alors certainement performer quand les médailles étaient en jeu », se rappelle Nathalie.

En août 2013, Natalie a quitté sa ville natale de Scarborough pour se rendre en Alberta afin de s’entraîner à l’Institut canadien du sport de Calgary. Pendant cinq mois, l’équipe a passé près de 12 heures par jour à la patinoire. De 7 h à 19 h, les entraînements se déclinaient en exercices sur la glace, entraînements au sol et séances de cardio. Il était crucial de bien se nourrir pour pouvoir suivre un horaire si intensif.

« Les athlètes ont besoin de beaucoup plus de calories que la personne moyenne. C’est essentiel à toutes les composantes de l’entraînement, qu’il s’agisse de nourriture pure et simple ou encore du carburant nécessaire pour renforcer les muscles afin de nous permettre de mieux récupérer », explique-t-elle.

OLY hockey 20140220Les membres d’Équipe Canada étaient responsables de préparer leurs déjeuners et leurs soupers, mais des collations et des boissons fouettées aux protéines leur étaient offertes à la patinoire. Au camp d’entraînement, le dîner était assuré par Fuel for Gold, programme de nutrition basé à l’Université de Calgary. Grâce à un menu préparé par des diététistes et des chefs professionnels, le programme Fuel for Gold offre des repas frais et nutritifs aux athlètes et aux élèves, et les profits servent à appuyer les athlètes canadiens qui s’entraînent à l’Institut canadien du sport de Calgary.

Malgré l’aide, il est difficile de manger beaucoup d’aliments nutritifs lorsque l’on s’entraîne et que l’on doit respecter un budget serré.

« Les aliments nutritifs sont coûteux. Sans financement adéquat, il est difficile d’acheter des produits nutritifs de haute qualité. Si vous ne nourrissez pas votre corps adéquatement, vous pourriez lui administrer les mauvais aliments », précise-t-elle.

Friande de sucre, admet-elle sans gêne, Natalie suit un menu d’avant-match assez simple. Comme beaucoup de ses coéquipières, elle choisit une protéine maigre, en général du poulet, avec des pâtes ou du riz brun et une grosse portion de légumes. Elle s’assure aussi de rester bien hydratée.

OLY women's hockey 20140208« En janvier 2014, quand nous avons participé à des matchs hors concours contre des garçons un peu partout en Alberta, nous mangions souvent le repas d’avant-match ensemble, en équipe. En général, on mange environ trois heures avant le match et on ajoute peut-être à cela une petite collation un peu avant la mise au jeu. On avait alors réduit nos heures d’entraînement, mais l’horaire était tout aussi épuisant en raison des déplacements », relate Nathalie.

L’intérêt qu’elle porte à sa nutrition et à sa santé va bien au-delà de son expérience comme athlète. Étudiante-athlète décorée de l’Université Ohio State, elle a reçu un diplôme en science de l’alimentation et en nutrition du programme prémédical en 2012.

« J’ai toujours aimé les sciences. La nutrition m’intéressait parce qu’elle concordait bien avec mes champs d’intérêt en matière d’éducation et ma carrière athlétique », explique-t-elle.

Dans un avenir rapproché, Natalie envisage de se concentrer sur sa carrière de hockeyeuse. C’est une joueuse avant des plus compétentes chez les Furies de Toronto, de la Ligue canadienne de hockey féminin, et elle poursuit toujours son engagement auprès de l’équipe nationale.

« La médaille d’or gagnée à Sotchi a été une expérience extraordinaire. Le processus qui a précédé les Jeux a été le travail le plus difficile que j’avais eu à accomplir jusque-là, mais il en a valu plus que la peine. J’ai appris quels étaient les efforts nécessaires pour devenir médaillée d’or. À l’avenir, j’aimerais beaucoup approfondir mon rôle au sein d’Équipe Canada et compter parmi les meilleures joueuses à PyeongChang en 2018. »

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