Summer McIntosh efface le plus vieux record du monde féminin en natation
Triple championne olympique, Summer McIntosh a frappé un grand coup dès la première soirée des Essais canadiens de natation 2026 à la Piscine olympique de Montréal.
Dans l’une des courses les plus attendues de la semaine, McIntosh a remporté le 200 m papillon féminin en 2 min 01,65 s. Il s’agit du nouveau record du monde de l’épreuve, améliorant de 34 centièmes de seconde son propre record canadien.
Son chrono efface le record du monde de longue date de 2 min 01,81 s établi par la Chinoise Liu Zige, à l’époque des fameux « super maillots », avant que les règlements sur les textiles et la conception des combinaisons ne soient resserrés.

Pour McIntosh, cette performance revêt une signification toute particulière.
« C’était un moment très émotif pour moi, a-t-elle déclaré. C’est quelque chose sur lequel je travaille depuis très longtemps. Après les Championnats du monde à Singapour, où je suis passée si près, j’ai commencé à croire que c’était possible. Le faire dès la première journée des Essais, c’est une excellente façon d’amorcer la compétition. »
Elle a ajouté que l’atmosphère à l’intérieur de la piscine se déroulait avec une prise de conscience de plus en plus forte de ce qui était en jeu.
« La foule faisait énormément de bruit tout au long de la course, mais dans le dernier 50 mètres, j’ai compris que je devais être sur le rythme du record du monde », a-t-elle expliqué.
La nageuse de 19 ans a confié qu’il s’agissait du record qu’elle rêvait le plus de battre.
« C’est le record du monde dont je rêvais depuis que je suis toute petite. Surtout au cours des dernières années, je voulais vraiment le battre. C’est un chrono tellement rapide, alors d’y arriver aujourd’hui, c’est vraiment incroyable. »
Championne olympique du 200 m papillon aux Jeux olympiques de Paris 2024, championne du monde en 2025 et double championne du monde en titre en 2022 et 2023, McIntosh continue d’imposer sa domination dans cette épreuve. Elle détient désormais les records du monde dans quatre épreuves : les 200 m et 400 m quatre nages individuelles, le 400 m libre ainsi que le 200 m papillon.
Mary-Sophie Harvey a pris le deuxième rang en 2 min 10,15 s, tandis que Clare Watson a complété le podium grâce à un temps de 2 min 12,58 s.
Cette première soirée place déjà la barre très haut aux Essais canadiens, qui servent de qualification en vue des Championnats pan-pacifiques de natation 2026, disputés plus tard cet été.

Dans le 100 m dos féminin, Taylor Ruck, qui nageait dans le couloir 3, amorçait la course parmi les grandes prétendantes, mais devait notamment se mesurer à la favorite et détentrice du record canadien, Kylie Masse, qui visait un troisième titre consécutif dans cette épreuve. Ruck est restée au coude à coude avec Masse, virant légèrement en tête après 50 m en 28,16 s contre 28,32 s. Elle a ensuite pris le contrôle de la course pour toucher le mur en premier avec un record personnel de 58,37 s, remportant ainsi le titre national et sa première victoire aux Essais.
Masse a terminé deuxième en 58,87 s. Ingrid Wilm a conservé sa place parmi les meneuses après avoir viré troisième au 50 m en 28,79 s. Elle a maintenu son rang jusqu’à l’arrivée, complétant l’épreuve en 59,21 s pour décrocher le bronze, tout juste devant Madison Kryger, quatrième en 59,59 s.
Le 200 m papillon masculin a vu les couloirs extérieurs imposer le rythme dès le départ, Ruslan Gaziev prenant rapidement les commandes de la course. Gaziev est resté en tête, tandis que Finlay Knox s’est installé en deuxième position en 52,65 s, tout juste derrière le passage de Gaziev en 52,02 s. La course a cependant basculé complètement sur la deuxième moitié du 200 m, alors que Lorne Wigginton a signé une fin de course en force pour remonter le peloton et s’emparer de la victoire en 1 min 47,37 s.
Derrière lui, Laon Kim et Ethan Ekk ont terminé à égalité pour la médaille d’argent en 1 min 47,56 s, tandis que Knox a conclu au pied du podium en quatrième place en 1 min 48,40 s.

Au 100 m dos masculin, Blake Tierney a terminé au sommet du podium avec un temps de 53,63 s, à un peu plus d’une seconde de son record canadien de 52,95 s. Raben Dommann (53,79 s) et Parker Deshayes (54,73 s) ont complété le podium, prenant respectivement les deuxième et troisième places de l’épreuve.
Au 200 m masculin, Minhyuk Park a imposé le rythme lors d’un premier 50 m très serré, avec Anton Semenyuk et Benjamin Loewen tout près derrière lui. Semenyuk a ensuite pris les commandes de la course à mi-parcours et a conservé son avance lors des deux dernières longueurs. Il a finalement remporté l’épreuve en 1 min 57,84 s, retranchant 56 centièmes de seconde à son propre record canadien de groupe d’âge, qui était de 1 min 58,40 s. Loewen a terminé deuxième en 1 min 58,59 s, tandis que Jordi Vilchez a effectué une belle remontée pour compléter le podium en 1 min 59,69 s.
Pour la première fois en 14 ans, le Parc olympique de Montréal et sa piscine accueillent les Essais canadiens Bell de natation.
Ce retour au Parc olympique est aussi l’occasion de souligner l’un des moments les plus marquants de l’histoire de la natation canadienne. Cette année marque le 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal 1976, où les nageurs canadiens avaient remporté huit des 11 médailles du pays. Pour souligner cet anniversaire, Natation Canada a rendu hommage aux athlètes, entraîneurs et membres du personnel de l’équipe de 1976 lors d’une cérémonie spéciale tenue à la première journée des Essais.
Il est possible de suivre toute l’action tout au long de la semaine. Les séances préliminaires (9 h 30 HE) et les finales (17 h 30 HE) sont diffusées en direct sur ICI Tou.tv.



