L’équipe canadienne en vue des prochains Jeux olympiques d’hiver a commencé à prendre forme mercredi suite au dévoilement du groupe de patineurs de vitesse sur courte piste qui se rendra à PyeongChang en février.

Dix athlètes ont été provisoirement sélectionnés par Patinage de vitesse Canada, dont Charles Hamelin qui prendra part à ses quatrièmes Jeux d’hiver lors desquels il pourrait devenir le Canadien le plus décoré de l’histoire olympique.

Charles Hamelin célèbre après avoir remporté sa troisième médaille d’or olympique en carrière au 1500 m des Jeux de Sotchi 2014.

« Notre but est d’être la meilleure équipe aux Jeux et remporter des médailles, a déclaré Hamelin à l’issue des Essais olympiques. Le Charles Hamelin des Jeux de 2006 n’aurait jamais imaginé qu’il participerait aux Jeux de 2018. Je considère ceci comme étant un accomplissement exceptionnel et je vais savourer cette expérience aux côtés de mes coéquipiers. »

Un mélange de vétérans et de recrues se joindront à lui en Corée du Sud.

Charle Cournoyer, gauche, célèbre sa médaille d’or aux côtés de son coéquipier Samuel Girard, médaillé d’argent, à l’issue de la finale de l’épreuve 1000 m de la Coupe du monde de Calgary, le 6 novembre 2016.

Chez les hommes, Samuel Girard s’est illustré lors des Essaies en remportant sept épreuves sur neuf. Limité à un rôle de spectateur pour les sélections de Sotchi 2014, Girard a depuis fait sa place parmi l’élite mondiale au cours des deux dernières saisons, remportant sa part de médailles individuelles aux championnats du monde.

Charle Cournoyer avait créé la surprise en décrochant une médaille de bronze olympique au 500 m en 2014. L’année qui a suivi s’est cependant avérée plus difficile en raison de blessures, mais après deux opérations à l’épaule et une fracture au pied, Charle a éventuellement retrouvé son chemin vers les podiums de Coupe du monde.

Francois Hamelin en action aux Jeux olympiques de Sotchi, le 10 février 2014.

Forcé de se retirer des Essais lors de la dernière journée de compétition, François Hamelin, médaillé d’or au relais à Vancouver 2010, s’est vu octroyer un laissez-passer pour rejoindre son frère aîné au sein de l’équipe olympique.

Pascal Dion, qui a été coupé au dos par la lame d’un adversaire lors d’une chute en 2014, a été choisi pour compléter l’équipe masculine. Dion vivra sa première expérience olympique cet hiver. Il a pris part à ses premiers Mondiaux la saison dernière lors de laquelle il a également récolté sa première médaille individuelle sur le circuit de la Coupe du monde.

« L’étape la moins plaisante est terminée, celle où tu t’entraînes tout l’été pour battre tes coéquipiers, a partagé Cournoyer. La partie amusante commence maintenant puisqu’on va travailler ensemble. »

Marianne St-Gelais brandit fièrement le drapeau canadien après avoir décroché la médaille d’argent de l’épreuve 500 m des Jeux olympiques de Vancouver, le 17 février 2010. (AP Photo/Mark Baker)

Du côté des femmes, Marianne St-Gelais, triple médaillée olympique, a également obtenu un laissez-passer pour ses troisièmes Jeux après avoir été forcée à l’écart des Essais olympiques en raison d’une commotion cérébrale qu’elle a subie après avoir chuté à l’entraînement en marge de la compétition. Originaire de St-Félicien, St-Gelais s’est imposée en raflant quatre médailles d’argent aux derniers Championnats du monde.

En l’absence de St-Gelais, Kim Boutin a brillé lors des Essais, terminant en tête du classement général en vertu de ses huit victoires sur neuf épreuves. Elle s’était également illustrée à ses premiers Mondiaux en 2015. La saison dernière, Boutin a savouré sa première victoire individuelle en Coupe du monde.

Kim Boutin, championne du 1500 m féminin à Dresden, en Allemagne, le 4 février 2017. (AP Photo/Jens Meyer)

Deux autres recrues olympiques se joindront à Boutin à PyeongChang, soit Kasandra Bradette et Jamie Macdonald. Depuis qu’elle est revenue à la compétition pour la saison 2013-14 après une absence de près d’un an suite à une blessure au dos, Bradette est devenue l’une des patineuses les plus fiables au sein du groupe féminin. En 2016, elle s’est frayé un chemin jusqu’à la troisième marche du podium aux Mondiaux à l’épreuve du 1000 m. Native du nord de la Colombie-Britannique, Macdonald est la seule patineuse de l’équipe provenant de l’extérieur du Québec.

« Je ne le réalise pas encore, mais j’ai fait face à tellement de défis à travers les années que j’ai le sentiment d’avoir accompli quelque chose de gros… juste le fait d’en parler me remplit d’émotions, a avoué Bradette. J’ai réalisé ce que je ne croyais que je ne pouvais accomplir pendant toutes ces années. Pendant tout ce temps, les Jeux olympiques me semblaient inatteignables. Mais lors des quatre dernières années, j’ai réalisé que j’avais ma place sur l’équipe et que je devais le prouver. »

(De gauche à droite) Marianne St-Gelais, Valérie Maltais, Jessica Hewitt et Marie-Ève Drôlet reçoivent leur médaille d’argent olympique remportée au relais 3000 m à Sotchi. (Photo: CP)

La double olympienne Valérie Maltais vient compléter l’équipe. Également victime de symptômes de commotion cérébrale à la suite d’une chute, Maltais s’est vu offrir un laissez-passer après avoir été obligé d’abandonner les Essais à mi-chemin de la compétition. En 2014, elle a remporté une médaille d’argent à Sotchi aux côtés de St-Gelais au relais 3000 m.

Cet automne, ces dix patineurs prendront part à quatre étapes du circuit de la coupe du monde qui serviront également de qualifications olympiques. La première manche se tiendra le 28 septembre à Budapest, en Hongrie. L’objectif est d’obtenir le plus de positions au classement général qui permettront de décrocher le quota maximum d’athlètes pouvant représenter un pays aux Jeux, ce qui inclut également les équipes de relais.

La composition de l’équipe canadienne de patinage de vitesse sur courte piste sera officiellement confirmée peu de temps après le dévoilement du classement final en décembre.