Le triathlon demande plus que de l’endurance. Afin d’exceller dans un événement olympique qui combine trois sports très différents, les athlètes doivent également avoir la vitesse, l’énergie et la force dans leurs coffres à outils.

La Canadienne Joanna Brown, membre de l’équipe des Jeux panaméricains de 2015, a pratiqué le hockey, la gymnastique rythmique et le football avant de passer au triathlon. Depuis, Brown a représenté le Canada à plusieurs reprises et est maintenant l’une des prétendantes aux podiums internationaux sur le circuit de la Coupe du Monde ITU.

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Joanna Brown, en rouge, célèbre son premier podium de la Coupe du monde, après avoir remporté l’argent en Nouvelle-Zélande. (Photo: Triathlon Canada)

Avoir un grand bagage sportif n’est pas du tout inhabituel pour les athlètes de triathlon. Alors que les cyclistes, les coureurs et les nageurs auraient un avantage dans la pratique du triathlon, même les joueurs de hockey, comme l’ancien joueur de la LNH Mike Zigomanis, ont tracé leur chemin dans le bassin des athlètes de Triathlon Canada.

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Andrew Wood lors de la finale régionale de l’Atlantique du Camp des Recrues. Photo: Kevin Light

C’est entre autres par le Camp des recrues RBC que Triathlon Canada déniche la prochaine génération d’étoiles de triathlon, car le camp teste la vitesse, la puissance, l’endurance et la force des recrues potentielles lors d’événements à travers le pays.

Vous voulez savoir ce qui rend ces quatre qualités la clé du succès? Laissons Brown nous dire ce qui en est :

Force

Kirsten Sweetland (debout) aide sa concurrente et amie Ashleigh Gentle d’Australie après une course de l’UIT à Edmonton le dimanche 6 septembre. La course était extrêmement froide, avec des températures aussi basses que sept degrés Celsius.

« Le triathlon en distance olympique porte vraiment sur la force. Les athlètes de triathlon les plus expérimentés y connaissent plus de succès que les jeunes. Par exemple, l’âge moyen sur le podium à Rio chez les femmes était de 29,3 ans. C’est donc vraiment un sport pour les athlètes plus matures qui ont développé cette force », a expliqué Brown à Olympique.ca.

« Et la force n’est pas seulement physique; c’est aussi mental. Vous devez être capable de vous engager très longtemps dans le sport et ne pas voir les résultats immédiatement. Le processus est très souffrant, mais tout réside dans la vitesse à laquelle vous pouvez récupérer et vous préparer à concourir. »

Vitesse

Andrew Yorke lors des Jeux panaméricains de Toronto 2015.

« Dans les triathlons sur distance de sprint, c’est la vitesse qui est privilégiée. Notre entraînement au quotidien est conçu pour faire en sorte que nous connaissons un départ explosif et d’être capable de maintenir cette vitesse tout au long de la course. »

Puissance

La partie à vélo du triathlon à Rio 2016 a surpris les concurrents avec une colline très à pic (non représentée sur cette photo) qui a été décrite comme «un mur» (Photo: Rio 2016 / Alex Ferro).

« Le principe de puissance est primordial dans la portion à vélo. [Vous devez] Avoir ce coup de puissance lorsque vous tournez le coin et poursuivez le peloton. »

Endurance

Tyler Mislawchuk lors des Jeux panaméricains de Toronto 2015.

« L’endurance est un peu la définition du triathlon — qui peut endurer la douleur le plus longtemps. Parce que c’est deux heures pour les Jeux olympiques et une heure pour le sprint, ce qui signifie que tu dois donner ton maximum et essayer de maintenir la cadence le plus longtemps possible. »

Avalon Wasteneys, 19 ans, loes d’une épreuve du Camp des recrues de 2017. (Photo : Camp des recrues RBC)

Vous pouvez suivre les performances de Joanna Brown et toute l’équipe de Triathlon Canada sur leur site web. Pour en apprendre plus sur le Camp des recrues RBC, c’est par ici.