C’était jour de doublé canadien aux Championnats du monde de ski alpin de la FIS.

Erik Guay a été sacré champion de l’épreuve du super-G et il a partagé le podium avec Manuel Osborne-Paradis qui a remporté le bronze mercredi à Saint-Moritz.

S’élançant 14e, Erik Guay a atteint le bas du parcours de Saint-Moritz en un temps d’une minute et 25,38 secondes. Le Canadien s’est ainsi emparé de la tête du classement masculin avec près d’une demi-seconde d’avance – une éternité en ski alpin — sur le champion olympique en titre Kjetil Jansrud de la Norvège.

Erik Guay lors de l'épreuve du super-G aux Championnats du monde de ski alpin FIS de Saint-Moritz, le 8 février 2017. (Alexandra Wey/Keystone via AP)

Erik Guay lors de l’épreuve du super-G aux Championnats du monde de ski alpin FIS de Saint-Moritz, le 8 février 2017. (Alexandra Wey/Keystone via AP)

La descente en or d’Erik Guay

À VOIR : Erik Guay indemne après une chute spectaculaire

Guay a ensuite dû attendre dans le box des meneurs que les autres skieurs s’exécutent avant de crier victoire. Portant le dossard numéro 26, Manny Osborne-Paradis a franchi la ligne d’arrivée avec un chrono de 1:25,89 s pour rejoindre son coéquipier sur le podium, à tout juste 0,06 seconde derrière Jansrud.

Manuel Osborne-Paradis lors de l'épreuve du super-G aux Championnats du monde de ski alpin FIS de Saint-Moritz, le 8 février 2017. (Alexandra Wey/Keystone via AP)

Manuel Osborne-Paradis lors de l’épreuve du super-G aux Championnats du monde de ski alpin FIS de Saint-Moritz, le 8 février 2017. (Alexandra Wey/Keystone via AP)

Guay signe ainsi sa deuxième victoire en carrière à des Mondiaux de ski alpin après avoir été couronné roi de la descente il y a six ans. Malgré une chute à glacer le sang à Garmisch-Partenkirchen, le skieur d’expérience avait connu une très bonne saison jusqu’à présent avec quatre tops 10, dont une troisième place à Val Gardena en décembre.

Erik Guay célèbre sa victoire au super-G aux Championnats du monde de ski alpin FIS de Saint-Moritz, le 8 février 2017. (Alexandra Wey/Keystone via AP)

Erik Guay célèbre sa victoire au super-G aux Championnats du monde de ski alpin FIS de Saint-Moritz, le 8 février 2017. (Alexandra Wey/Keystone via AP)

« C’est incroyable, s’est exclamé Guay après la course à la Fédération internationale de ski. Avec mon historique de blessures et même l’accident la semaine dernière à Garmish, c’est tout simplement incroyable d’être ici en tant que champion du monde. J’ai du mal à trouver des mots pour exprimer ce que ça signifie et ce que je ressens. D’être sur le podium aujourd’hui avec deux de mes bons amis Mani et Kjetil rend le moment encore plus magique. »

Manuel Osborne-Paradis dans l'aire d'arrivée réalise qu'il est au troisième rang provisoire de l'épreuve du super-G aux Championnats du monde de ski alpin FIS de Saint-Moritz, le 8 février 2017. (Alexandra Wey/Keystone via AP)

Manuel Osborne-Paradis dans l’aire d’arrivée réalise qu’il est au troisième rang provisoire de l’épreuve du super-G aux Championnats du monde de ski alpin FIS de Saint-Moritz, le 8 février 2017. (Alexandra Wey/Keystone via AP)

Pour Osborne-Paradis, c’est un premier podium des Championnats du monde en carrière pour le skieur qui qui avait inscrit son meilleur résultat en carrière il y a dix ans alors qu’il avait pris le neuvième rang de la descente.

« J’ai fait une grosse erreur au milieu et je savais que si je n’étais pas parfait le reste du chemin que je n’avais aucune chance, a avoué Osborne-Paradis à la FIS. Mais c’est ce qui est formidable avec les épreuves de vitesse, vous ne savez jamais jusqu’à ce que vous franchissez la ligne. Erik m’a appelé juste avant que je prenne le départ et a m’a dit « ne réfléchit pas, vas-y », c’est ce que j’ai fait et ça a marché. »

Du haut de ses 35 ans, Erik Guay est devenu le plus vieux champion du monde de ski alpin de l’histoire. Pour Osborne-Paradis, le bronze de Saint-Moritz est un cadeau d’anniversaire qui tombe à point pour le skieur qui fête ses 33 ans aujourd’hui même.