La saison de Milos Raonic est sur le point de passer en mode turbo.

« Toute ma préparation des derniers mois est en fonction de ce moment précis où tout se mettra à débouler à vitesse Grand V. »

Depuis qu’il a été évincé en quarts de finale du tournoi de Monte-Carlo il y a deux semaines, Milos a concentré ses efforts dans la salle d’entraînement plutôt que sur les courts. Les prochaines semaines seront très difficiles sur le plan physique et le Canadien n’a pas le choix d’être au sommet de sa forme pour s’en sortir s’en briser un morceau de la machine Raonic.

💪🏼#teamMilos

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La 11e raquette mondiale est en Espagne pour les Masters de Madrid et s’envolera ensuite pour Rome afin de participer au Internazionali BNL d’Italia. Ces deux tournois font partie du circuit Masters 1000 et servent d’échauffement en vue du tournoi de Roland Garros qui débutera le 16 mai.

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Une fois le Grand Chelem sur terre battue terminé, Milos passera au gazon en vue du Grand Chelem de Wimbledon, qui se tiendra à la mi-juin.

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Le Canadien sera de retour au pays pour la Coupe Rogers à la fin juillet. Le tournoi de Toronto sera le dernier tournoi préparatoire avant celui des Jeux olympiques qui sera disputé sur la même surface.

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« Si on m’avait demandé en janvier mes six tournois ciblés pour l’année, je vous aurais dit les quatre Grands Chelems, la Coupe Rogers et Rio. Aujourd’hui, ces cibles sont toujours les mêmes, a dit l’Ontarien de 25 ans dans un échange téléphonique avec Olympique.ca. Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour jouer mon meilleur tennis à ces tournois. Les prochains mois seront très exigeants, mais tous les autres joueurs sont dans le même bateau. La clé résidera dans la manière de gérer cet emploi du temps. »

Milos Raonic celebrates his five-set victory over Stan Wawrinka at the Australian Open quarterfinals on July 25, 2016.

Milos Raonic célèbre sa victoire en cinq manches contre Stan Wawrinka en quarts de finale des Internationaux d’Australie, le 25 janvier 2016.

L’une des composantes essentielles de cette gestion efficace est le maintien de la forme physique. Malheureusement, après avoir atteint sa deuxième demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem en carrière, Milos Raonic a souffert d’une déchirure de l’adducteur. Il a dû se retirer de deux tournois du circuit de l’ATP en plus de la rencontre de Coupe Davis opposant le Canada à la France.

Le Canadien reste positif malgré tout.

« Je suis convaincu que mon absence sur les courts plus tôt en février ne fait que grandir en moi le désir de batailler et de prouver que j’ai ma place au sein de l’élite mondiale du tennis. »

 

Milos Raonic arrives at the NBA All-Star celebrity game on February 12, 2016 in Toronto.

Milos Raonic au NBA All-Star celebrity game le 12 février 2016 à Toronto.

Et dès son retour sur le circuit, Milos a pu confirmer cette affirmation. Il s’est frayé un chemin jusqu’en finale du tournoi d’Indian Wells où il a dû s’avouer vaincu face au numéro 1 mondial, Novak Djokovic. Il a par la suite atteint les quarts de finale des tournois de Miami et de Monte-Carlo. Ces résultats le placent au troisième rang provisoire du classement général de l’ATP World Tour derrière Novak Djokovic et Rafael Nadal. Les huit meilleurs seront invités en fin d’année à la grande finale.

Milos Raonic est l'un des espoirs olympiques faisant partie de la campagne Sang-froid pour Rio 2016.

Milos Raonic est l’un des espoirs olympiques faisant partie de la campagne Sang-froid pour Rio 2016.

« Je suis fier de se que j’ai accompli malgré mes blessures, mais je ne suis pas rassasié, avoue Raonic. Oui mon corps m’a laissé tombé à quelques reprises. J’ai toujours été capable de créer de belles occasions de jeu dans mes matchs, et ce même lorsque la douleur était insupportable. »

« Je suis optimiste qu’une fois dans le vif de l’action, mon corps saura suivre la cadence. Je ne veux plus avoir à modifier mon entraînement en fonction de mes blessures, mais plutôt de tester de nouvelles méthodes pour me donner ce petit plus qui saura m’amener plus loin dan mon tennis. »