Un aperçu d’Équipe Canada et de ses adversaires du groupe B à la Coupe du monde de la FIFA 2026
La Coupe du monde de la FIFA s’apprête à débuter en Amérique du Nord et une question est sur les lèvres de tous les partisans : jusqu’où le Canada peut-il se rendre?
Les projecteurs seront particulièrement braqués sur Équipe Canada, l’un des pays hôtes avec le Mexique et les États-Unis. Pourtant, l’unifolié n’a jamais remporté un seul match lors d’une Coupe du monde masculine senior.
Malgré cela, l’enthousiasme est à son comble. Certains partisans canadiens rêvent non seulement d’une première victoire historique, mais aussi d’une première qualification pour la phase éliminatoire.
Pour y parvenir, le Canada devra sortir du groupe B, qui comprend également la Bosnie-Herzégovine, le Qatar et la Suisse. Aucun de ces adversaires n’est une véritable puissance mondiale, mais aucun n’est non plus à prendre à la légère.
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La Suisse est l’équipe la mieux classée du groupe, elle qui occupe le 19e rang mondial. Viennent ensuite le Canada (30e), le Qatar (56e) et la Bosnie-Herzégovine (64e). Les classements mondiaux ne racontent cependant pas toujours toute l’histoire.
Voyons donc comment l’équipe de Jesse Marsch se compare à ses adversaires.
La forme récente du Canada
Les hommes en rouge abordent le tournoi avec un certain élan. Lors de leurs deux derniers matchs à domicile, ils ont battu l’Ouzbékistan 2-0 à Edmonton avant de faire match nul 1-1 contre l’Irlande à Montréal.
En fait, l’équipe n’a subi qu’une seule défaite depuis le début de l’année 2025 malgré un total de 16 matchs disputés. Toutefois, elle arrive à la Coupe du monde avec quelques inquiétudes sur le plan des blessures.

Jesse Marsch a dû modifier l’effectif de 26 joueurs qu’il avait initialement sélectionné. Le milieu de terrain Marcelo Flores a subi une grave blessure au genou avec son club et a été remplacé par Jayden Nelson.
Le défenseur Moïse Bombito poursuit quant à lui sa réhabilitation après une importante blessure à la jambe. Marsch avait jusqu’à 15 h (HE) jeudi pour décider définitivement si Bombito demeurera dans l’effectif ou s’il devra également être remplacé.
Si Bombito est incapable de jouer, sa place dans le onze partants reviendra au défenseur de 20 ans Luc de Fougerolles. Malgré son jeune âge, il bénéficie de toute la confiance de son entraîneur.
« Luc a toujours répondu présent pour nous », a déclaré Marsch après un entraînement lundi. « C’est un joueur très intelligent. Pour un jeune, il joue avec beaucoup de maturité. Il sera prêt. »
D’autres blessures mineures préoccupent également l’équipe, notamment celle du capitaine Alphonso Davies. Il a déjà été écarté pour le match d’ouverture contre la Bosnie-Herzégovine, mais pourrait figurer plus tard dans le tournoi.
Bosnie-Herzégovine (12 juin)
Le match d’ouverture du Canada, disputé au Toronto Stadium, aura d’importantes répercussions dans le groupe B. Il placera également l’équipe canadienne sous une attention médiatique sans précédent — mais les joueurs se disent prêts.
« Ce groupe est très calme », affirme le défenseur Alistair Johnston. « Il s’agit surtout de conserver cet état d’esprit reposé, et nous faisons un très bon travail à ce niveau. »
Alors que le Canada doit composer avec la pression d’être l’équipe hôte, la Bosnie-Herzégovine sait que peu de gens s’attendaient à la voir en sol nord-américain. L’équipe a créé la surprise en battant l’Italie, alors 12e au classement mondial, lors d’un match de qualification décisif au mois de mars pour décrocher sa place à la Coupe du monde.
Il s’agit de la deuxième participation du pays à la Coupe du monde après ses débuts au Brésil en 2014. Deux joueurs de cette édition sont toujours présents, dont le capitaine de 40 ans Edin Džeko. Celui-ci est le meilleur buteur de l’histoire de sa sélection avec 73 buts en 148 apparitions.

« La Bosnie marque beaucoup sur les centres et les phases arrêtées », a observé Marsch. « Ce sont de très grands joueurs, donc nous savons qu’ils sont extrêmement dangereux dans ces situations. »
Au milieu de l’excitation entourant le premier match de Coupe du monde disputé à domicile par le Canada, rester concentré sera essentiel, car la marge d’erreur sera minime.
Qatar (18 juin)
Le Canada se déplacera ensuite vers l’ouest, à Vancouver, où il établira son camp de base pour deux matchs au BC Place. Son deuxième adversaire sera le Qatar, pays hôte de la dernière Coupe du monde il y a quatre ans.
Cette nation du golfe Persique a massivement investi dans le soccer au cours des quinze dernières années, notamment en raison de l’organisation de la compétition en 2022. Qualifié automatiquement comme pays hôte cette année-là, le Qatar avait toutefois perdu ses trois matchs de groupe. Comme le Canada, il est toujours à la recherche de sa première victoire en Coupe du monde.
Cette fois, les Qataris ont obtenu leur qualification par la voie traditionnelle. Une victoire de 2-1 contre les Émirats arabes unis en octobre 2025 leur a assuré leur billet.

Cependant, il ne s’agit que de l’une de leurs deux victoires en 13 matchs depuis le début de 2025. Malgré la présence de joueurs expérimentés comme Almoez Ali et le capitaine Hassan Al-Haydos, peu d’observateurs s’attendent à ce que le Qatar aille très loin dans ce tournoi.
Si le Canada espère accéder aux seizièmes de finale (tour des 32), ce match constitue pratiquement une victoire obligatoire.
Suisse (24 juin)
Il y a de fortes chances que cet affrontement au BC Place détermine l’équipe qui terminera au premier rang du groupe B.
Ce sera probablement le test le plus difficile du Canada. La Suisse a atteint la phase éliminatoire lors de quatre des cinq dernières Coupes du monde. Elle sera menée par Granit Xhaka et Ricardo Rodriguez, qui cumulent à eux deux près de 300 sélections internationales.
Même si le Canada débutera probablement le match avec le statut de négligé, les joueurs n’abordent pas ce match de cette façon.
« Nous voyons chacun de ces trois matchs comme une excellente occasion de gagner », a déclaré Johnston. « Nous voulons sortir de ce groupe et si nous pouvons terminer au premier rang, c’est encore mieux. »
L’équipe suisse sait ce qu’il faut pour se qualifier et pourrait arriver à ce match avec seulement un match nul nécessaire pour remporter le groupe. Le Canada tentera-t-il le tout pour le tout pour aller chercher la victoire? C’est possible, compte tenu de l’enjeu potentiel.

La phase éliminatoire?
Les deux premières équipes du groupe B accéderont aux seizièmes de finale. L’équipe qui terminera troisième pourrait également se qualifier selon les résultats dans les 11 autres groupes du tournoi.
Terminer au premier rang offre un avantage important : le vainqueur du groupe B demeurera à Vancouver pour disputer son match du des seizièmes de finale le 2 juillet contre une équipe ayant terminé troisième dans un autre groupe.
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Le gagnant de cette rencontre jouera ensuite un autre match à Vancouver, cette fois en huitièmes de finale, le 7 juillet. Ainsi, si tout se déroule parfaitement pour le Canada, l’équipe pourrait disputer jusqu’à cinq matchs pendant cette Coupe du monde devant ses partisans.
Pendant ce temps, l’équipe qui terminera deuxième du groupe B se rendra à Los Angeles pour son match des seizièmes de finale le 28 juin. Elle y affrontera le deuxième du groupe A, qui comprend le Mexique, la Corée du Sud, l’Afrique du Sud et la Tchéquie.
Et si le Canada termine troisième du groupe B? Les scénarios possibles sont si nombreux qu’il vaut mieux attendre d’y être avant de les examiner.
Pour l’instant, l’équipe canadienne — et ses partisans — doivent simplement prendre les matchs un à la fois.



