Kim Bellavance/COC
Kim Bellavance/COC

Comment ICON contribue à créer des expériences harmonisées pour les athlètes et les partisans d’Équipe Canada pendant les Jeux olympiques

Lorsque les athlètes d’Équipe Canada arrivent au village olympique, ils reconnaissent presque immédiatement qu’il s’agit de leur véritable « chez-soi ».

Des bâtiments et des chambres au départ neutres et génériques sont transformés en une célébration de la fierté canadienne grâce à la magie de la mise en scène et de l’image de marque.

Mais bien sûr, ce n’est pas de la magie. C’est le résultat d’une étroite collaboration entre plusieurs équipes du Comité olympique canadien et son partenaire officiel de production numérique et d’impression depuis 2023, ICON Digital Productions Inc.

Des petits autocollants à la feuille d’érable qui identifient les étages canadiens dans les ascenseurs, aux grandes bannières suspendues aux balcons extérieurs, en passant par les affiches et décors qui dynamisent les espaces intérieurs, ICON a tout imprimé.

« Ce qui est génial avec ICON, c’est qu’on arrive avec une vision — on se dit “ok, on pense faire ça” — et ils sont capables de nous guider dans la bonne direction », explique Véronique Labrosse, chef du village d’Équipe Canada à Milan lors des récents Jeux olympiques d’hiver de 2026.

Mais ICON ne s’est pas limitée au village olympique (ou plutôt aux villages, au pluriel) pour donner à différents lieux en Italie une touche bien canadienne. L’entreprise a aussi contribué à la Série de célébrations de la Maison olympique du Canada.

Milano Cortina 2026 présentait une empreinte particulièrement étendue, avec des athlètes répartis dans six pôles — Milan, Livigno, Cortina, Predazzo, Bormio et Anterselva — à travers le nord de l’Italie. Cette dispersion signifiait qu’il n’y aurait pas une seule Maison olympique du Canada, comme c’est habituellement le cas, mais plutôt une série d’événements de célébration qui se tiendraient à Cortina, Livigno et Milan.

La multiplication des sites temporaires de la Maison olympique du Canada rendait essentiel l’implication d’ICON dès les premières étapes — un apprentissage clé pour leurs deuxièmes Jeux olympiques en tant que partenaire d’Équipe Canada.

« Le fait de visiter les sites et les installations en personne nous a permis de bien comprendre chaque espace, de visualiser les possibilités et de recueillir des informations essentielles », explique Neil Faulkner, directeur de comptes chez ICON. « Être sur le terrain, en Italie, nous a permis d’évaluer directement les conditions et de recommander les matériaux et solutions les plus appropriés, en tenant compte des réalités environnementales, logistiques et d’installation. »

« Le fait d’être impliqués dès le début de la phase de planification nous a permis d’apporter une expertise stratégique, d’identifier des occasions et de garantir une exécution à la fois efficace et percutante. »

Mais ce n’étaient pas les seules considérations.

« Une réflexion que nous poursuivons depuis quelques Jeux, c’est de savoir comment maximiser l’impact tout en étant durables dans ce que nous produisons », explique Yena Kim, gestionnaire de projets au sein de l’équipe des Jeux du Comité olympique canadien.

Dans cette optique, l’objectif est d’utiliser des matériaux de grande qualité pour les éléments visuels, afin qu’ils puissent être réutilisés au-delà d’un seul cycle des Jeux. Par exemple, des bannières de balcon conçues à l’origine pour le village olympique de Paris 2024 ont été réutilisées dans certains villages de Milano Cortina 2026.

« C’est quelque chose que nous apprécions énormément, surtout quand nous ne savons pas toujours exactement comment ou où les installations peuvent être faites. Avoir cette flexibilité est essentiel », ajoute Kim.

La durabilité est également une priorité pour ICON, qui opère depuis 2024 comme une installation sans déchets envoyés à l’enfouissement. Concrètement, « plus de 90 % des déchets générés dans le cadre de nos projets sont détournés des sites d’enfouissement grâce au recyclage, à la réutilisation et à la valorisation énergétique », explique Roshna Jesuthasan, coordonnatrice RH chez ICON. Elle précise qu’en 2025, ICON a détourné environ 93,6 tonnes métriques de déchets des sites d’enfouissement. « Cette approche permet non seulement de réduire l’impact environnemental, mais aussi de soutenir des pratiques de production plus circulaires dans des projets d’envergure comme les Jeux olympiques. »

Paris 2024 marquait les premiers Jeux olympiques en partenariat entre Équipe Canada et ICON, qui a livré des centaines d’éléments de marque, notamment des habillages en vinyle intérieurs et extérieurs, des visuels pour fenêtres et planchers, des toiles de fond en tissu, des éléments personnalisés pour les casiers et des installations interactives pour le village olympique, une Maison olympique du Canada ouverte au public pendant toute la durée des Jeux, ainsi que plusieurs événements FestiFan d’Équipe Canada.

Pour Milano Cortina 2026, la première rencontre entre le Comité olympique canadien et ICON au sujet des éléments de marque a eu lieu environ dix mois avant les Jeux. L’équipe de design du COC était responsable de l’inspiration et des concepts. Une fois les créations finalisées, elles ont été confiées à ICON pour la production, qui devait être complétée d’ici septembre afin de respecter les délais d’expédition maritime entre Montréal et l’Italie.

Pour les activations en Italie, ICON a produit 150 bannières de balcon, 450 affiches (réparties en 10 versions), 18 systèmes d’affichage QuickStand avec leurs visuels, neuf murs d’images (« step-and-repeat ») et trois murs de médailles personnalisés pouvant être mis à jour en fonction des performances d’Équipe Canada.

Comme on peut l’imaginer, la logistique liée à l’expédition d’un tel volume d’éléments vers autant de sites aurait pu être un véritable casse-tête. ICON en a fait une expérience fluide pour les équipes du COC.

« Nous avons une si bonne relation avec eux qu’ils ont fait preuve d’ouverture et de compréhension face au fait que nous devions répartir le matériel entre six villages différents. Ils ont étiqueté chaque pièce — tout était extrêmement bien organisé », explique Labrosse.

Chaque envoi d’ICON était accompagné d’un bordereau de production détaillé comprenant un identifiant unique, la quantité, la description des articles et leur destination. Les expéditions étaient organisées par site, chaque lieu recevant sa propre palette dédiée, ce qui permettait aux équipes sur place de distribuer rapidement le matériel sans avoir à tout trier de nouveau.

En parallèle, quatre événements FestiFan d’Équipe Canada ont eu lieu à Toronto, Calgary, Vancouver et Montréal, nécessitant 74 affiches pour abribus, 10 000 cartes postales, ainsi qu’une signalisation événementielle complète incluant l’orientation des visiteurs, des visuels de scène, des habillages de colonnes, des bannières et des accréditations.

Si les projets d’envergure répartis sur plusieurs sites comportent toujours des défis logistiques, un moment a particulièrement marqué l’équipe d’ICON : l’installation du FestiFan de Toronto, à la place Nathan Phillips, au début du mois de février.

« L’équipe a travaillé dans des conditions extrêmes, avec des températures atteignant -30 °C et des vents allant jusqu’à 80 km/h le jour de l’installation. Malgré cela, elle a réussi à tout mettre en place dans les délais, assurant que l’événement soit entièrement habillé et prêt à accueillir le public », souligne Faulkner.

Qu’il s’agisse d’un skieur alpin à Cortina, d’un patineur artistique à Milan, d’un membre de la famille d’un planchiste à Livigno ou d’un partisan à Vancouver, chacun pouvait se sentir partie prenante d’une expérience de marque cohérente et immersive, tant au Canada qu’à l’international, grâce aux éléments d’Équipe Canada créés par ICON.