Révélations d’Équipe Canada à Milano Cortina 2026
Plus de la moitié des 206 athlètes qui représentaient Équipe Canada à Milano Cortina 2026 participaient à leurs premiers Jeux. La plupart des médailles du Canada ont été remportées par des athlètes qui avaient déjà au moins une expérience olympique avant ces Jeux, mais l’avenir d’Équipe Canada est très prometteur grâce à ces remarquables recrues.
Stephen Gogolev – Patinage artistique
Les débuts de Stephen Gogolev ont été incroyables. L’athlète de 21 ans a montré pourquoi il était l’une des plus brillantes étoiles en patinage artistique grâce à ses performances, d’abord à l’épreuve par équipes, puis en solo chez les hommes.
Dans l’épreuve par équipes, Gogolev a aidé le Canada à passer la ronde de qualification grâce à sa troisième place au programme court masculin. Bien qu’une médaille ait été hors de portée lorsque Gogolev a présenté son programme libre, il a tout de même livré une magnifique performance.

LIRE : Le Canada rate le podium, mais brille lors de l’épreuve par équipes en patinage artistique
Il ne s’agissait que d’un avant-goût de sa performance exceptionnelle à l’épreuve individuelle masculine. Gogolev a obtenu son meilleur résultat en carrière au programme libre, pointage qui n’a été battu que par le médaillé d’or, Mikhail Shaidorov. Gogolev a pris le cinquième rang, soit le meilleur résultat olympique du Canada chez les hommes depuis la médaille d’argent de Patrick Chan à Sotchi 2014.
« C’est vraiment un moment spécial que je vais chérir pour le reste de ma vie, » dit-il.
Maïa Schwinghammer – Ski acrobatique
0,39 point, c’est tout ce qui séparait la Canadienne Maïa Schwinghammer d’une place sur le podium à la compétition de bosses chez les femmes à Milano Cortina 2026.

LIRE : Schwinghammer rate de peu le podium en bosses à ses débuts olympiques
L’athlète de 24 ans de Saskatoon est arrivée aux Jeux olympiques en tant que médaillée de bronze en titre des Mondiaux à cette épreuve et tout portait à croire qu’elle finirait sur le podium. Bien qu’elle ait finalement pris le cinquième rang, Schwinghammer sait que le résultat reste impressionnant et que le meilleur est à venir.
« En même temps, avec une cinquième place aux Jeux olympiques et une participation en super finale aux Jeux olympiques, je suis vraiment fière d’avoir été capable de gérer mon stress. Les Olympiques, c’est du sérieux. »
William Dandjinou – Patinage de vitesse courte piste
William Dandjinou est arrivé à Milano Cortina 2026 avec assez de prix pour une carrière complète. L’athlète de 24 ans a remporté deux globes de cristal et quatre titres mondiaux avant de faire ses débuts olympiques.
À la surprise de plusieurs, Dandjinou n’a pas réussi à remporter une médaille individuelle. Il a cependant atteint la finale dans chacune des trois distances dans lesquelles il a concouru et pris le quatrième rang au 1000 m et le cinquième au 500 m et 1500 m.
Il a également remporté sa première médaille olympique au relais mixte avec ses coéquipiers Courtney Sarault, Kim Boutin et Félix Roussel, une médaille d’argent.

Naomi Urness – Ski acrobatique
À 21 ans, Naomi Urness est passée d’une inconnue à une prétendante au podium en l’espace de quelques mois. La skieuse, qui est née à Mont-Tremblant, au Québec, a participé à sa première épreuve de la Coupe du monde FIS en février 2025.
Elle a attiré l’attention dans le monde du ski acrobatique après être montée sur trois podiums de la Coupe du monde à l’automne 2025, incluant pour une médaille l’or en big air lors de la dernière Coupe du monde avant les Jeux.

À ses premiers Jeux, elle a facilement passé les rondes de qualification et s’est trouvée deux fois dans le top 10 avec une septième place en slopestyle et une sixième place en big air. Sa coéquipière Megan Oldham a remporté une médaille dans ces deux épreuves.
Urness a certainement le potentiel de remporter d’autres médailles à l’avenir et se trouve maintenant aux côtés d’Oldham comme l’un des nombreux visages connus du ski acrobatique au Canada.
Les jeunes fondeurs surpassent les attentes
L’avenir pourrait difficilement être plus prometteur pour l’équipe canadienne de ski de fond et les jeunes étaient sous les projecteurs grâce aux recrues qui ont de loin surpassé toutes les attentes.
Chez les hommes, les recrues olympiques Xavier McKeever et Tom Stephen, aux côtés d’Antoine Cyr et Rémi Drolet, ont pris le cinquième rang au relais 4×7,5 km masculin, le meilleur résultat olympique de l’histoire du Canada dans un relais de ski de fond.
McKeever a également terminé en sixième place avec Cyr au sprint par équipes. Il s’agissait du meilleur résultat en carrière sur la scène internationale pour les deux athlètes.

Stephen a obtenu un autre résultat dans le top 10, une neuvième place au 10 km style libre masculin. L’athlète de 23 ans ne s’était jamais classé parmi les vingt meilleurs dans une épreuve individuelle sur le circuit de la Coupe du monde FIS.
Chez les femmes, à 20 ans seulement, Alison Mackie a obtenu le meilleur résultat olympique de l’histoire du Canada au 10 km style libre féminin. Elle a terminé l’épreuve à départ par intervalle en 24:07,1 et pris le huitième rang.
Mackie et Liliane Gagnon, qui en sont toutes les deux à leurs premiers Jeux, ont fait équipe pour terminer sixièmes au sprint libre par équipes chez les femmes. Les partisans n’en ont que plus hâte de voir ce qui arrivera lors des prochains Jeux olympiques.
Daryl Watts – Hockey sur glace
L’équipe canadienne de hockey féminin était principalement composée d’athlètes d’expérience, mais une jeune joueuse s’est particulièrement démarquée pendant le match pour l’or.
Daryl Watts, 26 ans, a brièvement pris sa retraite du hockey après sa carrière universitaire, mais heureusement pour les partisans d’Équipe Canada, elle est revenue sur le circuit professionnel il y a quatre ans.

Elle a été ajoutée à l’équipe nationale pour remporter la médaille d’argent au Championnat du monde 2025 pour le Canada avant d’être choisie sur l’équipe olympique. Elle n’a pas déçu les fans avec deux buts et six mentions d’aide en sept matchs, le plus de points marqués par une Canadienne.
Elle a également laissé sa trace dans l’histoire en aidant Marie-Philip Poulin à marquer son 19e but olympique dans la victorieuse demi-finale contre la Suisse, faisant de Poulin la joueuse ayant marqué le plus de points aux Jeux olympiques.
Lia Pereira et Trennt Michaud – Patinage artistique
Lia Pereira et Trennt Michaud, les champions canadiens en paires, ont fait leurs débuts olympiques quelques jours plus tôt que prévu à Milano Cortina 2026.
Ils ont remplacé au pied levé au programme court dans l’épreuve par équipes lorsque l’arrivée des champions du monde de 2024, Deanna Stellato-Dudek et Maxime Deschamps, a été retardée suite à une blessure. Le duo a obtenu le quatrième meilleur pointage en ronde de qualification, aidant ainsi le Canada à passer en finale.
À l’épreuve en couple, ils ont amélioré leur programme court avec un pointage de 74,60 qui les a placés en troisième place avant le programme libre. Malgré quelques erreurs dans le programme libre, il s’agissait d’une étape importante de passer dans le dernier groupe dans une compétition de ce calibre.

« Nous avons réalisé quatre performances, quatre très bonnes performances, nous avons beaucoup à apprendre de cette expérience et nous sommes très fiers de nous, » dit Michaud.
Julien Viel – Ski acrobatique
Il n’y a qu’un roi des bosses, et bien que Mikaël Kingsbury nous ait montré pourquoi il détient ce titre, Julien Viel a montré qu’il était un sérieux prétendant à la succession du trône.
L’athlète de 24 ans a connu une grande percée juste avant les Jeux avec son premier titre de Coupe du monde en carrière aux bosses en parallèle à Val St-Côme, au Québec.
Exactement un mois plus tard, à ses débuts olympiques, Viel a terminé la ronde de qualification en deuxième place en bosses, tout juste devant Kingsbury.

Viel a ensuite pris le sixième rang en finale. L’athlète de Québec a certainement un grand potentiel de médaille en compétition internationale de bosses et un espoir de médaille olympique en vue.
Béatrice Lamarche – Patinage de vitesse longue piste
Pendant des années, l’équipe féminine de patinage de vitesse du Canada était menée par les maintenant multiples médaillées olympiques Ivanie Blondin, Valérie Maltais et Isabelle Weidemann, mais il y a maintenant une nouvelle étoile qui brille dans les épreuves de sprint.
Béatrice Lamarche a suivi les traces de son père lorsqu’elle est devenue une olympienne, mais elle l’a surpassé dans les résultats. Lamarche a terminé cinquième au 1000 m, le meilleur résultat olympique du Canada à cette épreuve en 16 ans, et septième au 500 m.




