Biographie :

Dès ses deux premières participations aux Jeux olympiques, Marie-Philip Poulin a démontré qu’elle savait se démarquer. À Sotchi 2014, elle a été la meilleure marqueuse canadienne avec ses trois buts et ses deux mentions d’aide. Deux de ses buts ont été réalisés lors de la finale enlevante contre les États‑Unis où elle a marqué le but égalisateur à 55 secondes de la fin de la troisième période. Elle a ensuite marqué le but gagnant en période de prolongation et a conféré au Canada sa quatrième victoire olympique consécutive en hockey sur glace féminin. Elle a réalisé cet exploit sans même être au sommet de sa forme, car elle avait subi une entorse à la cheville, puis raté trois mois d’entraînement alors que l’équipe était centralisée à Calgary avant les Jeux. Quatre ans plus tôt, à l’âge de 18 ans, Marie-Philip était la plus jeune membre de l’équipe gagnante de la médaille d’or à Vancouver 2010. Elle y a marqué cinq buts et obtenu deux mentions d’aide, ce qui lui a valu une place au sein de l’équipe d’étoiles des médias. Notons d’ailleurs que Marie-Philip a été l’unique marqueuse dans la victoire de 2–0 contre les États‑Unis qui a permis aux siennes de remporter la médaille d’or. À PyeongChang 2018, elle a réussi trois buts et trois mentions d’aide pour l’équipe canadienne dans sa quête qui allait la mener jusqu’à la médaille d’argent.

Comme membre du programme de l’équipe nationale depuis 2007, Marie-Philip a remporté deux médailles d’argent au Championnat du monde de hockey féminin de l’IIHF des moins de 18 ans en 2008 et en 2009, la même année que sa première présence au Championnat du monde de hockey féminin de l’IIHF. Elle compte actuellement six médailles d’argent qui s’ajoutent à la médaille d’or remportée en 2012. Les six buts et six mentions d’aide qu’a obtenus Marie-Philip lui ont permis de se hisser en tête du classement des marqueuses à l’édition 2013 du Championnat du monde, au terme duquel elle a été nommée joueuse la plus utile du tournoi, meilleure joueuse d’avant et étoile des médias. Elle a joué le rôle de capitaine de l’équipe pour la première fois en 2015 au Championnat du monde et elle a été la meilleure marqueuse de l’équipe avec ses deux buts et quatre mentions d’aide.

Marie-Philip a entamé sa carrière collégiale à l’université de Boston pour la saison 2010‑2011 et elle a aidé les Terriers à se rendre en finale du tournoi de la NCAA. Soulignons également sa mise en nomination, cette saison-là, pour le trophée Patty Kazmaier, décerné à la meilleure joueuse de hockey sur le circuit de la NCAA. Pour la saison 2012‑2013, Marie-Philip a été co-capitaine des Terriers, qui effectuaient alors un retour au match de championnat de la NCAA. Elle a été finaliste pour le trophée Patty Kazmaier à nouveau lors de la saison 2014‑2015. Avant ses études universitaires, Marie-Philip a joué pour les Stars de Montréal de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF). Elle a aidé les siennes à gagner la Coupe Clarkson lors de la saison 2008‑2009, la saison suivant sa nomination comme recrue de l’année de la ligue. Après avoir obtenu son diplôme, elle a regagné la LCHF lors de la saison 2015‑2016 pour Les Canadiennes de Montréal, et elle a été nommée joueuse la plus utile de la ligue, exploit qu’elle a répété la saison suivante en tant que capitaine de l’équipe gagnante de la Coupe Clarkson.

À propos de Marie-Philip

Débuts : Elle a commencé à jouer au hockey dès l’âge de 5 ans. À l’âge de 4 ans, elle s’est initiée au patinage artistique, qui lui a déplu. Elle voulait imiter son frère, alors ses parents lui ont donné la chance d’essayer le hockey. Son frère l’a toujours encouragée et il a toujours cru en elle. Elle lui est reconnaissante de lui avoir enseigné son éthique de travail et sa discipline, même s’il lui a déjà décroché une dent en jouant au hockey l’un contre l’autre dans leur sous-sol. Au-delà du hockey : Elle aime jouer au golf. Elle a obtenu un diplôme en psychologie de l’université de Boston en 2015. Elle appuie les programmes de Canadian Tire : Bon départ et First Shift, en collaboration avec Bauer. Son équipe préférée dans la LNH : Les Canadiens de Montréal. Son rêve olympique s’est manifesté alors qu’elle regardait le match de hockey féminin pour la médaille d’or opposant le Canada et les États-Unis aux Jeux de 2002, à Salt Lake City. À onze ans, elle ne comprenait pas pourquoi les joueuses pleuraient lors de la remise des médailles, un moment pourtant rempli de joie. Ce n’est que huit ans plus tard lorsqu’elle a reçu sa propre médaille d’or olympique les larmes aux yeux, qu’elle a vraiment compris. La passion du hockey et les efforts de Caroline Ouellette sont des sources d’inspiration pour elle. Sa devise : Tomber sept fois, se relever huit fois.