THE CANADIAN PRESS/Darren Calabrese
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Préparée et motivée, l’équipe Jacobs se mesure aux grands défis du curling masculin à Milano Cortina 2026

S’il y a un favori avant les Jeux en curling masculin en vue des Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, la plupart des observateurs s’entendent pour dire qu’il s’agit du quatuor britannique mené par Bruce Mouat.

Double championne du monde en titre et médaillée d’argent aux Jeux olympiques de 2022, l’équipe occupe le premier rang mondial depuis plus d’un an. Heureusement pour les neuf autres équipes en lice aux Jeux, être favorite ne garantit rien.

Dans une déclaration qui résume sans doute l’état d’esprit de plusieurs équipes à l’approche des Jeux, le capitaine d’Équipe Canada, Brad Jacobs, a déclaré lors d’une récente conférence de presse virtuelle : « Pensez-vous vraiment que nous sommes une équipe qui se soucie de savoir qui est le favori, ou de ce que les gens pensent à ce sujet? »

Jacobs et ses coéquipiers Marc Kennedy, Brett Gallant et Ben Hebert, tous des vétérans olympiques, abordent les Jeux avec autant de confiance que n’importe quelle autre équipe.

« Cette équipe est capable d’enchaîner tous les coups nécessaires pour remporter une médaille d’or olympique. »

« C’est un groupe de gars confiant », a poursuivi Jacobs, médaillé d’or olympique en 2014. « Nous travaillons extrêmement fort. C’est la préparation et tout le travail en coulisses, que bien des gens ne voient pas, qui nourrissent cette confiance.

« Je pense que tout va se jouer sur la capacité à gérer la pression. Je sais que cette équipe est capable d’enchaîner tous les coups nécessaires pour remporter une médaille d’or olympique. »

En cas de succès, il s’agirait de la première médaille d’or pour une équipe canadienne masculine depuis 2014. En 2018, l’équipe canadienne, qui comptait Kennedy et Hebert dans ses rangs, s’est inclinée lors du match pour la médaille de bronze, tandis que l’équipe de Brad Gushue, qui incluait Gallant, a dû se contenter du bronze en 2022.

Chaque membre de l’équipe Jacobs a remporté une médaille olympique : Kennedy l’or en 2010 et le bronze en 2022; Hebert l’or en 2010; Jacobs l’or en 2014; et Gallant le bronze en 2022. Ensemble, ils totalisent 15 médailles aux Championnats du monde, dont cinq d’or.

Il s’agit de la deuxième saison complète que l’équipe évolue ensemble et, malgré des personnalités très différentes, la chimie s’est installée naturellement.

« Je pense que le plus important, quand on a quatre hommes adultes avec les CV qu’ils avaient en arrivant dans cette équipe, c’est la capacité d’être honnêtes les uns envers les autres et d’assumer ses responsabilités, autant envers soi-même qu’envers ses coéquipiers », a expliqué l’entraîneur Paul Webster.

« Nous avons créé un environnement où l’on peut avoir des conversations très difficiles, poser des questions directes… et résoudre des problèmes que beaucoup d’équipes ne sont pas capables de régler.

« Pour arriver aux Jeux olympiques avec une chance de monter sur la plus haute marche du podium, il ne suffit pas d’être les meilleurs joueurs de curling en route vers l’Italie : nous devons être, sans l’ombre d’un doute, la meilleure équipe. »

S’ils n’y parviennent pas, ce ne sera ni par manque de talent ni par manque de préparation, selon Hebert.

« Toute la préparation que chacun met en place, tout le travail que l’entraîneur Paul nous fait faire, l’état d’esprit des gars, le leadership et notre expérience… si nous jouons bien, nous serons là à la fin de la semaine. J’en suis pas mal convaincu. »

Dressed in white shirts, the four members of the Canadian men's curling team shake hands with each other
Équipe Canada célèbre une victoire contre la Suisse au Championnat du monde de curling masculin 2025 à Moose Jaw, en Saskatchewan. (Curling Canada/Michael Burns)

Alors, qu’en est-il de l’équipe de Mouat?

« Nous n’avons pas peur d’eux, loin de là », a affirmé Jacobs. « J’ai même très hâte de les affronter, et au défi que représente un match contre eux.

« Il faut être extrêmement précis face à ce genre d’équipe, mais nous avons vu qu’elle est prenable. Ils ne sont pas surhumains. Personne ne l’est dans ce sport. »

Équipe Canada amorcera la compétition le 11 février contre l’Allemagne, dirigée par Marc Muskatewitz. Le tournoi à la ronde à dix équipes prendra fin le 19 février, les quatre meilleures formations accédant aux demi-finales. Le match pour la médaille de bronze aura lieu le 20 février, tandis que la médaille d’or sera disputée le 21 février.

Pour atteindre cette finale pour l’or, Équipe Canada devra offrir sa meilleure version. Jacobs s’attend à ce que ces Jeux olympiques soient « probablement l’épreuve la plus difficile que nous ayons à disputer de toute notre vie. Et tu sais quoi? Nous ne voudrions pas qu’il en soit autrement, parce que plus c’est difficile, plus la victoire est savoureuse quand on réussit à passer au travers et à gagner. J’espère vraiment pouvoir ressentir cela avec mes coéquipiers à la fin de ces Jeux. »