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Kiejko perpétue l’héritage familial en représentant Équipe Canada en tir à Tokyo 2020

Lynda Kiejko participera à ses deuxièmes Jeux olympiques consécutifs, cette fois en tant que seule athlète de l’équipe canadienne de tir à Tokyo 2020.

Après avoir fait ses débuts olympiques à Rio 2016, Kiejko a réalisé l’une des meilleures performances de sa carrière en remportant la médaille d’or dans l’épreuve du pistolet à air comprimé 10 m aux Championnats continentaux des Amériques à Guadalajara, au Mexique, en novembre 2018. En plus d’avoir réussi ce qu’elle a décrit comme le « match parfait », la victoire a assuré au Canada une place de quota olympique dans cette épreuve.

En janvier 2020, quatre mois seulement après avoir donné naissance à son troisième enfant, Kiejko a mis la main sur son billet pour Tokyo 2020. Cinq athlètes avaient été jugés admissibles à lutter pour son obtention, mais la place est revenue à Kiejko grâce à ses pointages qui lui ont valu la nomination olympique. Elle prendra part également à l’épreuve du pistolet 25 m puisqu’elle a réussi à obtenir le score minimum de qualification.

Une athlète avec sa médaille d'or

Lynda Kiejko et sa médaille d’or au pistolet à air comprimé 10 m aux Jeux panaméricains de 2015, à Toronto, le 12 juillet 2015.

Elle possède aussi une remarquable feuille de route, y compris deux médailles d’or dans les épreuves de pistolet à air comprimé 10 m et de pistolet 25 m aux Jeux panaméricains de 2015 à Toronto, ce qui lui a permis de participer aux deux épreuves à sa première présence aux Jeux olympiques.

Comme si l’équilibre entre le tir de compétition et la maternité ne suffisait pas, Kiejko travaille aussi comme ingénieure civile principale pour la plus grande société de transport d’électricité de l’Alberta à Calgary.

Kiejko est issue d’une famille très accomplie. Son défunt père, Bill Hare, a participé aux Jeux olympiques à trois reprises en tir au pistolet et a remporté l’or aux Jeux du Commonwealth de 1974. Une de ses participations était aux Jeux de Tokyo 1964 et cette année, 57 ans plus tard, sa fille en fera de même et ce, au même site de compétition. Sa sœur aînée, Dorothy Ludwig, a fait ses débuts olympiques à Londres 2012.

Cependant, les deux sœurs n’ont jamais ressenti la pression de suivre les traces de leur père. En fait, ce n’est qu’après avoir commencé le tir que Kiejko a réalisé à quel point son père avait connu du succès dans son sport de prédilection. Cette réalisation lui a permis de se fixer des objectifs élevés.

« Il nous a donné les outils pour réussir, et si nous choisissions de les utiliser, c’était notre décision », a déclaré Kiejko à Olympique.ca en décembre 2019 à propos de son père, décédé en 2005. « Le tir ne nous a pas été imposé. C’était juste encouragé et il a partagé sa passion pour le tir sportif avec nous, puis nous avons perpétué la tradition après cela. »

Même sans le lien familial, le tir était un sport fait sur mesure pour Kiejko dans son enfance.

« J’étais asthmatique, j’avais beaucoup d’allergies. Je n’ai jamais vraiment excellé dans le sport […] j’étais la plus petite toujours choisie en dernier quand il fallait faire des équipes. Par contre, dans les sports de tir, c’était comme si je pouvais être moi-même. Je pouvais prendre place sur la ligne, je n’avais pas besoin de compter sur un autre coéquipier », a-t-elle expliqué.

Comme dans tous les sports, le conditionnement physique est un élément clé pour réussir au tir, en particulier en ce qui concerne la force abdominale. Mais Kiejko souligne aussi le rôle que joue la force mentale.

Lynda Kiejko en gros plan porte ses lunette de tir.

Lynda Kiejko pendant l’épreuve féminine du pistolet à air comprimé 10 m aux championnats provinciaux au Club de carabine et pistolet de Calgary, en Alberta, le 26 janvier 2019. (Photo: Dave Holland/CSI Calgary Photos).

« C’est entre les oreilles, ce très gros muscle gris, et vous devez vous assurer d’être au diapason, que tout est calme et que vous travaillez en harmonie, sans laisser ces pensées errantes s’infiltrer dans votre cerveau », dit-elle. « Il y a cette acuité mentale, s’assurer que tout est parfaitement clair : quel est le but, quel est le résultat, puis rester concentré sur le processus de chaque tir. »

À Tokyo 2020, le tir aura lieu au stand de tir d’Asaka, à environ 30 kilomètres au nord-ouest du centre de Tokyo. L’épreuve féminine de pistolet à air comprimé 10 m sera l’une des premières épreuves de tir disputées aux Jeux, les tours de qualification et la finale se déroulant le dimanche 25 juillet, qui est officiellement la deuxième journée des Jeux.

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Le Canada a remporté neuf médailles olympiques en tir, la plus récente à Los Angeles 1984, où Linda Thom a gagné la médaille d’or au pistolet 25 m, devenant ainsi la première Canadienne à remporter une médaille olympique en tir.

Tireuse d’Équipe Canada à Tokyo 2020 :

Lynda Kiejko (Calgary, AB) – pistolet à air comprimé 10 m, pistolet 25 m