Le Canada connaîtra prochainement qui sera le ou la porte-drapeau à la tête de la délégation lors de son entrée au Stade olympique de PyeongChang le 9 février prochain.

Choisir un athlète rassembleur, d’une grande notoriété et se démarquant tant par ses performances que par son leadership ne sera pas tâche facile vu le nombre d’athlètes d’exception qui prendront part à ces Jeux d’hiver.

Malgré que ce soit top secret, nous nous permettons tout de même quelques spéculations quant à l’identité du, de la ou des délégué(es). En se basant sur leur expérience internationale respective, plusieurs athlètes mériteraient amplement cet honneur.

Marie-Philip Poulin

La réaction de Marie-Philip Poulin après avoir marqué le but gagnant lors du match de la médaille d’or à Sotchi 2014.

À Sotchi 2014, elle a été la meilleure marqueuse canadienne avec ses trois buts et deux mentions d’aide. Deux de ses buts ont été marqués en finale contre les Américaines, le premier pour égaliser à 55 secondes de la fin et le second pour remporter la médaille d’or en prolongation. Bref, on peut dire qu’elle nous a offert l’un des moments les plus exaltants de ces Jeux.

Il est aussi à mentionner que quatre ans plus tôt, à seulement 18 ans, elle était la plus jeune membre de l’équipe qui a remporté l’or à Vancouver 2010 et qu’elle y a marqué cinq buts. En plus d’être double médaillée olympique, elle a remporté quatre médailles d’argent du Championnat du monde et l’or en 2012. Marie-Philip Poulin est l’exemple parfait d’une athlète d’excellence.

Meagan Duhamel et Eric Radford

Meagan Duhamel et Eric Radford lors de leur programme court aux Championnats des Quatre Continents à Taipei, le 18 février 2016.

Le couple Duhamel/Radford, formé en 2010, a déjà connu beaucoup de succès sur la scène internationale. Ils ont contribué à la médaille d’argent pour le Canada à l’épreuve par équipes à Sotchi 2014 en plus d’avoir réussi à défendre leur titre de champions du monde en remportant l’or en 2015 et 2016.

On adore leurs performances toujours très impressionnantes dues aux grandes habiletés techniques qu’ils ont acquises pendant leurs précédentes carrières en patinage individuel. Qu’ils soient les porteurs du drapeau ou non, nous avons bien hâte de voir ce qu’ils nous réservent pour PyeongChang 2018.

Tessa Virtue et Scott Moir

Tessa Virtue et Scott Moir du Canada participent à la danse courte aux Internationaux Patinage Canada, à Regina, le vendredi 27 octobre 2017. LA PRESSE CANADIENNE / Paul Chiasson

Tessa Virtue et Scott Moir forment un couple sur la glace depuis qu’ils ont respectivement 7 et 9 ans. Après être devenus les premiers danseurs sur glace nord-américains à être sacrés champions olympiques à Vancouver 2010 et être repartis avec deux médailles d’argent de Sochi 2014, il était évident que depuis leur retour à la compétition la saison dernière, ils devaient être inclus dans cette liste.

Les champions du monde en titre ont fait preuve de beaucoup de constance lors de chacune de leurs compétitions depuis leur retour. Ils feront partie des Canadiens à surveiller sur la glace à PyeongChang 2018.

Erik Guay

Erik Guay lors de l’épreuve du super-G aux Championnats du monde de ski alpin FIS de St. Moritz, le 8 février 2017. (Alexandra Wey/Keystone via AP)

En 2017, Erik Guay a été nommé champion du monde de super G avant de remporter l’argent en descente pour devenir le premier Canadien à remporter plusieurs médailles aux mêmes Mondiaux de ski alpin. À 35 ans, il est aussi devenu le champion du monde de ski alpin le plus âgé de l’histoire… mais ça ne fait pas de lui un papi pour autant !

Ce ne sont que les faits saillants de sa saison 2017, mais le skieur a beaucoup d’expérience derrière lui. Dans sa collection se trouvent entre autres 25 médailles en Coupe du monde, deux titres des Mondiaux et un globe de cristal. Erik Guay tentera d’atteindre le podium à PyeongChang 2018 et ainsi remporter une médaille olympique, la seule médaille qui lui a échappé jusqu’ici.

Denny Morrison

Denny Morrison patine au 500 m hommes aux sélections de Patinage de vitesse Canada à Calgary, le 4 janvier 2018. LA PRESSE CANADIENNE/Jeff McIntosh

Depuis Turin 2006, Denny Morrison a remporté quatre médailles olympiques, dont une d’or, faisant de lui l’un des athlètes de patinage de vitesse sur longue piste les plus décorés.

Un accident de moto ayant causé de nombreuses blessures l’a forcé à rater la totalité de la saison 2015-2016. Par la suite, Denny a subi un AVC en faisant du vélo en Utah, mais il a pu reprendre sa carrière en Coupe du monde dès l’automne 2016, où il a gagné une médaille d’argent.

En décembre 2017, il était de l’équipe qui a remporté l’or à l’épreuve de poursuite par équipes masculine à la Coupe du monde de Salt Lake City, où il a réussi une impressionnante 5e place au 1500 m. Denny Morrison tentera de construire sur ses bonnes performances de décembre dernier, à PyeongChang 2018.

Ben Hebert

Ben Hebert lors du Brier de 2017, alors qu’il était blessé au genou droit. LA PRESSE CANADIENNE/Andrew Vaughan

Le joueur de curling en sera à sa deuxième participation olympique à PyeongChang, lui qui a remporté l’or à Vancouver 2010. Depuis, il fait partie d’Équipe Kevin Koe, avec laquelle il a connu beaucoup de succès, remportant un premier Championnat canadien en 2016 ainsi que le titre mondial la même année.

Ben est un exemple de persévérance, ce qui fait de lui un représentant parfait pour le Canada : malgré une déchirure au ménisque du genou droit, il a su se démarquer en 2017 en étant finaliste du Brier. Il a subi une intervention chirurgicale par la suite. L’athlète canadien tentera de célébrer son retour au jeu avec une médaille d’or à PyeongChang 2018, tout comme il l’avait fait en 2010, lors de sa dernière présence aux Jeux olympiques.

Marc Kennedy

Marc Kennedy et ses coéquipiers tenteront de répéter leur exploit de 2010, où ils avaient remporté l’or sans connaître la défaite. LA PRESSE CANADIENNE/Andrew Vaughan

Également médaillé d’or à Vancouver, en 2010, Marc Kennedy représentera aussi le Canada à PyeongChang 2018. Coéquipier de Ben depuis 2014, il évolue au poste de troisième. Kennedy a commencé la compétition alors qu’il était âgé de 12 ans. Depuis, il a cumulé deux médailles d’or et une médaille d’argent aux Championnats du monde, en plus d’être demeuré invaincu lors des Jeux de Vancouver.

Mikaël Kingsbury

Le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury affronte chaque bosse vers sa médaille d’argent à Sotchi 2014. La Pressse Canadienne/Jonathan Hayward

L’un de nos meilleurs espoirs olympiques ! Mikaël Kingsbury, enfant chéri du Canada, est bel et bien le roi des bosses. Il sera à PyeongChang 2018 pour défendre – ou surpasser ? – sa médaille d’argent gagnée à Sotchi 2014, à ses premiers Jeux olympiques.

Détenteur de 69 podiums de Coupe du monde, dont 48 victoires, sur un total de 86 compétitions en carrière, en plus d’avoir gagné le globe de cristal six ans d’affilée en tant que champion général de la Coupe du monde, Kingsbury est le skieur de bosses de sexe masculin le plus dominant de l’histoire, le « G.O.A.T. » (Greatest of all time)! Personne ne serait surpris de le voir porter le drapeau à PyeongChang.