Penny Oleksiak a beau avoir accumulé des records sur tous les volets canadiens à la nage, elle ne rate pas une occasion de mentionner à quel point l’appui de son entourage a été important dans son cheminement.

« Je pense vraiment que je dois beaucoup aux filles avec qui je m’entraîne », affirme la Torontoise de 16 ans. À l’entraînement, ses coéquipières la poussent constamment à performer en nageant des 100 mètres libres sous les 56 secondes. Penny n’a d’autres choix que de repousser ses limites pour au moins les égaliser.

Jeudi dernier, elle devenait la première Canadienne à remporter quatre médailles dans la piscine olympique et la première d’or pour son pays à Rio.

Penny Oleksiak célèbre sa médaille d'or au 100 m style libre aux Jeux de Rio. 11 août 2016. Photo Jason Ransom/COC

Penny Oleksiak célèbre sa médaille d’or au 100 m style libre aux Jeux de Rio avec sa soeur Hayley Oleksiak. 11 août 2016. Photo du COC/ Jason Ransom

Ces partenaires d’entraînement qui l’inspirent font partie de sa vie depuis toujours. Sa sœur, dès un jeune âge, la poussait à  s’améliorer dans leurs activités sportives.

« Quand j’étais plus jeune, j’essayais toujours de surpasser ma grande sœur à vélo. Quand on s’entrainait ensemble, l’entraîneur me pointait ma sœur en me disant à quel point elle soulevait beaucoup de poids. Je me disais que quand j’arriverais à son âge, je pourrais en faire autant. »

Sa sœur, Hayley est une passionnée d’aviron et rame pour l’équipe de l’Université Northeastern. Les gênes de sportifs règnent d’ailleurs en elle; son frère Jamie est un défenseur de Stars de Dallas dans la Ligue nationale de hockey et son autre frère est également un hockeyeur.

Mentalité d’acier

Penny Oleksiak célèbre sa médaile d'or avec l'Américaine Simone Manuel, au 100 m style libre. AP Photo/Martin Meissner

Penny Oleksiak célèbre sa médaille d’or avec l’Américaine Simone Manuel, au 100 m style libre. 11 août 2016. AP Photo/Martin Meissner

La nageuse ne savait même pas qu’elle avait battu un record olympique au 100 m nage libre avant plusieurs minutes après la fin de la course. Pour Penny, ce n’est pas une question de records, mais bien de nager pour soi-même.

« Je connaissais la pression qui entourait l’épreuve et l’histoire que je pouvais écrire. Avant ma course, toutefois, je me concentrais sur ma vélocité dans l’eau. J’aurais été contente, peu importe le résultat. »