La pétillante capitaine Jen Kish ne tarit pas d’éloges quand vient le temps de parler du sport qui la passionne tant.

La Canadienne n’a pourtant pas eu besoin de se lancer dans une tirade vendredi, lors de l’annonce de l’équipe olympique canadienne de rugby féminin, pour exprimer toute l’émotion qui l’habite elle et ses coéquipières en marge de ce qui sera le premier tournoi olympique de rugby féminin de l’histoire : « 12 rêves sont devenus réalité. »

Jennifer Kish (à gauche) lors de l'annonce de l'équipe canadienne de rugby à sept féminin pour Rio 2016, le 8 juillet 2016 à Victoria (C.-B.)

Jennifer Kish (à gauche) lors de l’annonce de l’équipe canadienne de rugby à sept féminin pour Rio 2016, le 8 juillet 2016 à Victoria (C.-B.)

Il y a sept printemps, une participation à des Jeux olympiques n’aurait jamais traversé l’esprit de Kish puisque ce n’est qu’en 2009 que fût annoncée l’intégration du rugby au programme olympique de 2016. Depuis, Jen et les autres joueuses les plus expérimentées de Rugby Canada n’ont fait que se préparer pour ce moment historique.

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« J’ai vraiment hâte de fouler le terrain en compagnie des onze coéquipières avec qui je me suis entrainée sans relâche pour réaliser, wow, que notre rêve s’est matérialisé et que tous les sacrifices encourus au fil des ans en ont valu la peine, a partagé la capitaine à Olympique.ca. Cette aventure a commencé il y a 12 ans, et le parcours ne fût pas de tout repos. Nous avons traversé tellement d’épreuves ensemble, je suis convaincue que notre entrée sur le terrain olympique sera mon coup de cœur des Jeux. »

Ashley Staecy aux côtés de Carol Huynh lors de l'annonce de l'équipe canadienne de rugby à sept féminin pour Rio 2016, le 8 juillet 2016 à Victoria (C.-B.)

Ashley Staecy aux côtés de Carol Huynh lors de l’annonce de l’équipe canadienne de rugby à sept féminin pour Rio 2016, le 8 juillet 2016 à Victoria (C.-B.)

La chef de mission adjointe et championne olympique de 2008 Carol Huynh a pris la parole vendredi et ses mots ont résonné aux oreilles des spécialistes du ballon ovale.

« Carol nous a confié que pendant ses années de lutte aux Jeux olympiques elle connaissait de fond en comble les adversaires qu’elle allait rencontrer sur le tapis, a expliqué Ashley Steacy. Toutes les séances d’analyse vidéo et l’étude des scénarios possibles ont fait en sorte que lorsqu’elle croisait le fer avec une concurrente, elle avait l’impression de l’avoir déjà convoquée en duel des centaines de fois. J’ai reconnu mon équipe dans les paroles de Carol. Nous avons affronté les autres équipes d’innombrables fois, nous savons à quoi nous attendre. À ce stade-ci, il ne nous reste qu’à peaufiner nos stratégies en vue de Rio 2016. »

Ghislaine Landry (à droite) lors de l'annonce de l'équipe canadienne de rugby à sept féminin pour Rio 2016, le 8 juillet 2016 à Victoria (C.-B.)

Ghislaine Landry (au centre) lors de l’annonce de l’équipe canadienne de rugby à sept féminin pour Rio 2016, le 8 juillet 2016 à Victoria (C.-B.)

Celle qui trône au sommet du classement général des meilleures marqueuses en Série mondiale de rugby à sept féminin, Ghislaine Landry, partage le même point de vue que sa coéquipière au sujet des équipes que le Canada croisera à Rio.

« Nous avons beaucoup d’expérience de jeu contre les autres équipes de notre phase de groupe (Angleterre, Brésil et Japon). Nous avons déjà une bonne compréhension du jeu des Japonaises et des Brésiliennes. Les Anglaises seront probablement nos plus grandes rivales et il se trouve que c’est contre elles que nous avons joué le plus de matchs dans les dernières années. Elles sont très fortes et nous savons de quoi elles sont capables. Notre stratégie est déjà très bien détaillée pour notre duel face aux Européennes. »

Embrassade entre les Québécoises Bianca Farella (de face) et Karen Paquin (de dos) lors de l'annonce de l'équipe canadienne de rugby à sept féminin pour Rio 2016, le 8 juillet 2016 à Victoria (C.-B.)

Embrassade entre les Québécoises Bianca Farella (de face) et Karen Paquin (de dos) lors de l’annonce de l’équipe canadienne de rugby à sept féminin pour Rio 2016, le 8 juillet 2016 à Victoria (C.-B.)

La Montréalaise Bianca Farella est la deuxième au tableau du nombre d’essais complétés dans l’escouade canadienne avec un total de 63 en carrière. Elle est très fébrile en vue du rendez-vous le plus important de l’histoire du sport et elle a hâte « de voir ses coéquipières offrir leur meilleur rugby lors des trois jours du tournoi. »

Après l’annonce de vendredi matin à Victoria (C.-B.), les membres de l’équipe féminine sont immédiatement retournées à l’entraînement pour poursuivre leur quête de l’or olympique. Dans deux semaines, elles s’envoleront pour Toronto où se déroulera le dernier camp d’entrainement en sol canadien avant de descendre au sud en direction de Rio de Janeiro. Là-bas les Canadiennes auront droit à une autre semaine d’entraînement avant le début du tournoi olympique.