L’image que nous avons habituellement de l’athlète olympique évoque puissance, force et triomphe.

Rosie MacLennan aux Jeux de Londres 2012.

Rosie MacLennan aux Jeux de Londres 2012.

Sous cette image parfaite et glorieuse, voire fantaisiste se cache souvent un être fragile. Mais l’athlète olympique, qu’il soit premier ou dernier, est d’abord et avant tout un être humain avec ses forces et ses faiblesses… comme vous et moi.

Jeudi, le Comité olympique canadien a lancé son programme Plan de match, conçu pour faciliter l’après-carrière des athlètes canadiens.

Les défis que doivent surmonter ces athlètes au quotidien dans leur quête de l’excellence pourraient vous surprendre. En voici quelques-uns :

Crise d’identité

« Je ne voulais pas que les gens me perçoivent uniquement comme Karina LeBlanc, la joueuse de soccer. Je voulais qu’ils me reconnaissent pour moi, pour qui je suis : Karina LeBlanc la personne et non l’athlète. » – Karina LeBlanc

 

En journalisme sportif, quand nous parlons d’un athlète, nous déclinons toujours son sport, ses exploits et ses statistiques. Ce sont des faits pertinents dans le contexte du récit que nous racontons. Mais à force de n’être défini que par ses prouesses, l’être humain qui se trouve derrière l’athlète olympique peut perdre entièrement de vue son identité profonde.

Santé Mentale

« J’ai connu une période assez difficile et vécu de grandes difficultés sur le plan de ma santé mentale et de mon bien-être psychologique. » – Rosie MacLennan, championne olympique

 

 

Les athlètes olympiques investissent énormément d’énergie émotionnelle et mentale dans leur sport. Et comme c’est le cas de beaucoup d’autres athlètes de haut niveau, leur santé mentale peut en être affectée, mais elle n’est malheureusement pas toujours prise en charge.

« La dépression est bien plus présente dans le monde du sport qu’on ne le laisse croire. »

« Se donner corps et âme dans quelque chose et être entouré pendant si longtemps pour ensuite être livré à soi-même dans un monde que l’on connaît à peine est vraiment terrifiant. » – Brad Spence, double olympien

Savoir quoi faire

« La peur de prendre sa retraite est très angoissante. » – Karina LeBlanc

Se donner entièrement à quelque chose relève du courage. Selon les athlètes à qui nous avons parlé, cet engagement est aussi risqué et épeurant.

« Quand j’ai commencé à penser à l’avenir, je me suis mise à paniquer parce que je n’avais rien préparé. » – Atsuko Tanaka

Selon ses concepteurs, Plan de match aidera les athlètes à confronter ses obstacles tout en les appuyant dans leur quête à relever de nouveaux défis.