Biographie :

Skieuse de fond la plus décorée de l’histoire du Canada, la double médaillée olympique Beckie Scott a été la première femme nord-américaine à remporter une médaille olympique dans ce sport nordique.

La Canadienne Beckie Scott a participé à trois éditions des Jeux olympiques d’hiver, la première à Nagano 1998, où elle a skié dans cinq courses, obtenant son meilleur résultat avec une 16e place avec l’équipe du relais 4 x 5 km.

Aux Jeux de Salt Lake City 2002, la première compétition de Scott a été le 10 km, où elle avait initialement fini sixième. Trois jours plus tard, au terme de la première journée de la poursuite combinée, Scott occupait la sixième place après la portion classique et s’est retrouvée dans une bataille pour le bronze dans la portion style libre. Elle a tenu son bout et a remporté la médaille d’argent. Scott, qui n’avait jamais remporté de course internationale, est devenue la première Nord-américaine à monter sur un podium olympique en ski de fond.

L’année suivante, en 2003, on a appris que les médaillées d’or olympiques de Salt Lake City ont été disqualifiés pour avoir testé positif à un test antidopage et Scott a reçu la médaille d’argent. Quelques mois plus tard, celle qui avait hérité de la médaille d’or a à son tour testé positif et été disqualifiée. Plus de deux ans et demi après avoir concouru, Scott a obtenu ce qui lui revenait en juin 2004, recevant la médaille d’or olympique en poursuite sur les marches de la Galerie d’art de Vancouver. Cela a aussi fait passer Scott de la sixième à la quatrième place au 10 km.

À ses derniers Jeux olympiques, à Turin 2006, Scott a remporté l’argent au sprint par équipe avec Sara Renner et a réussi trois autres bons résultats en finissant quatrième au sprint, sixième au skiathlon 15 km et 10e au relais 4 x 5 km. Elle a pris sa retraite après les Jeux de Turin 2006 à titre de skieuse de fond la plus décorée de l’histoire du Canada, concluant sa carrière olympique avec une médaille d’or et une d’argent.

En 22 départs en carrière aux Championnats du monde de la FIS, de 1994 à 2006, les deux meilleurs résultats de Scott ont été au pied du podium, alors qu’elle a fini quatrième en 2003 (sprint 1,5 km) et en 2005 (poursuite 2 x 7,5 km). Elle a obtenu un total de 15 podiums au cours de sa carrière en Coupe du monde, neuf d’entre eux à sa dernière saison, dont quatre victoires.

Scott a commencé la pratique du ski de fond à l’âge de cinq ans et participait à des courses dès l’âge de sept ans. Diplômée du programme Jackrabbit, Scott s’est jointe à l’équipe nationale en 1994. Tout au long de sa carrière, Scott a été inébranlable dans son plaidoyer pour un sport sans drogue et une fois à la retraite, elle est devenue une des porte-paroles internationales pour un sport propre. Elle a également été analyste olympique et docteure honorifique en droit de l’Université de l’Alberta.

Scott a joint le comité athlétique de l’Agence mondiale antidopage en 2005, devenant une lobbyiste d’influence et, en 2012, elle a été nommée au sein de leur comité exécutif, bien qu’elle ait quitté le comité de révision et de conformité après la réinsertion de l’Agence mondiale antidopage de la Russie (RUSADA).

Élue au sein de la Commission du comité international olympique des athlètes en 2008 pour un mandat de huit ans, Scott a été membre du Comité international olympique pour la Coordination des Jeux olympiques de la jeunesse d’Innsbruck 2012 et des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2014. Elle a aussi oeuvré au sein comité du Centre canadien de l’éthique dans le sport.

Bénévole passionnée, Scott a donné de son temps à plusieurs œuvres de bienfaisance, dont l’UNICEF et Right to Play. Elle a un baccalauréat en art en anglais de l’Université de Waterloo. Installée à Canmore, en Alberta, Scott a épousé le skieur de fond américain et triple athlète olympique Justin Wadsworth (qui est devenu l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne) et a eu deux enfants.

Scott a reçu deux fois le prix John Semmelink Memorial, remis à l’athlète canadien qui a le mieux représenté le Canada dans le sport international en raison de son intégrité, sa conduite et sa compétence. Elle a fait son entrée au Temple de la renommée des sports de l’Alberta (2005), du sport du Canada (2007), du ski canadien (2010) et du sport olympique canadien (2012) et est devenue, en 2018, Officière de l’Ordre du Canada, la troisième plus haute distinction de l’Ordre.