Un athlète sur un mur d'escalade de blocs.Darren Calabrese/COC
Darren Calabrese/COC

Escalade

Résumé du sport

Escalade à Los Angeles 2028

Site de compétition : Long Beach Climbing Theater

Dates des compétitions : 24 au 29 juillet (jours 10 à 15)

Épreuves : 6 (3 masculines et 3 féminines)

Épreuves masculinesÉpreuves féminines
Bloc
Difficulté
Vitesse
Bloc
Difficulté
Vitesse

L’escalade a fait ses débuts olympiques à Tokyo 2020, où les trois disciplines étaient regroupées dans une seule épreuve combinée. À Paris 2024, la vitesse est devenue une épreuve distincte, tandis que le bloc et la difficulté demeuraient combinés. À Los Angeles 2028, les trois disciplines seront disputées séparément. La force, la souplesse, la planification stratégique et la prise de décision rapide sont essentielles à la réussite.

Une épreuve d'escalade de vitesse.
Thomas Skrlj/COC

En escalade de vitesse, les athlètes gravissent le plus rapidement possible un mur de 15 mètres de hauteur incliné à 95 degrés selon un parcours fixe. La compétition débute par une ronde de qualification au cours de laquelle chaque grimpeur effectue une montée dans chacune des deux voies. Son meilleur temps détermine son classement en vue des duels éliminatoires. Le grimpeur qui atteint le sommet le plus rapidement passe au tour suivant. Le processus se poursuit jusqu’à la finale pour l’or et l’argent, tandis que les perdants des demi-finales s’affrontent pour la médaille de bronze.

Au départ, les grimpeurs sont attachés à des cordes et à des harnais de sécurité. À la commande « À vos marques », chacun place ses deux mains et un pied sur les prises de départ de son choix, l’autre pied reposant sur le tapis au sol. Une fois immobiles, l’officiel annonce « Prêts » et active le système de chronométrage. Trois signaux sonores retentissent; le dernier, plus aigu, indique le départ. Bien que le temps de réaction soit important, un faux départ entraîne la disqualification. Au sommet, les grimpeurs touchent une plaque chronométrique pour arrêter le temps. Les meilleurs hommes complètent généralement le parcours en cinq ou six secondes, tandis que les meilleures femmes y parviennent en sept ou huit secondes.

Alannah Yip grimpe un mur de la compétition de blocs.
Thomas Skrlj/COC

En escalade de bloc, les athlètes tentent de compléter le plus grand nombre possible de parcours fixes sur un mur de quatre mètres de hauteur, avec une limite de quatre minutes par bloc. Les parcours présentent différents niveaux de difficulté et comportent un maximum de 12 prises de main, mais généralement entre quatre et huit. Comme les grimpeurs ne se retrouvent jamais à plus de trois mètres au-dessus du tapis de réception, aucune corde de sécurité n’est nécessaire. Ils peuvent reprendre un parcours après une chute. Un bloc est réussi lorsque le grimpeur contrôle la prise finale avec ses deux mains. Les surplombs et les prises très petites, qui exigent souvent de grimper du bout des doigts, figurent parmi les principaux défis. Les points sont attribués selon la progression réalisée sur chaque bloc.

En escalade de difficulté, les athlètes tentent d’atteindre la plus grande hauteur possible sur un mur d’au moins 15 mètres de hauteur et trois mètres de largeur dans une limite de six minutes. Ils sont assurés par une corde qu’ils fixent à des dégaines placées à différents points de protection le long du parcours. L’ascension est complétée lorsque la corde est attachée à la dernière dégaine au sommet du mur. Chaque grimpeur ne dispose que d’une seule tentative; en cas de chute, la hauteur atteinte est enregistrée.

Un athlète sur un mur d'escalade.
Darren Calabrese/COC

L’histoire olympique de l’escalade au Canada (avant Los Angeles 2028)

Deux Canadiens ont participé aux débuts de l’escalade aux Jeux olympiques à Tokyo 2020. Alannah Yip a pris le 14e rang de l’épreuve combinée féminine, tandis que Sean McColl a terminé 17e de l’épreuve combinée masculine.

Meilleurs résultats olympiques du Canada par épreuve en escalade

L’histoire de l’escalade

L’escalade comme sport de compétition remonte aux années 1940, alors que des épreuves axées sur la vitesse étaient organisées dans l’ancienne Union soviétique. Le sport a commencé à gagner en popularité sur la scène internationale quatre décennies plus tard, notamment avec la tenue de l’événement « SportRoccia » à Bardonecchia, en Italie, en 1985. Il s’agissait de la première compétition organisée d’escalade de difficulté et elle a marqué le début d’une nouvelle ère pour l’escalade sportive. Plus de 10 000 personnes ont assisté aux finales de la deuxième édition de SportRoccia en 1986. La même année, la première compétition d’escalade intérieure a été organisée près de Lyon, en France, donnant un aperçu de l’avenir de la discipline.

Au début des années 1990, il a été décidé que les compétitions internationales se dérouleraient uniquement sur des murs artificiels afin d’éliminer les répercussions environnementales potentielles. La première Coupe du monde d’escalade de vitesse et de difficulté a eu lieu en 1989, suivie deux ans plus tard de la première édition des championnats du monde, désormais disputés tous les deux ans, à Francfort, en Allemagne. Après l’introduction officielle du bloc comme discipline de l’escalade en 1998, le sport a continué de gagner en popularité. Aujourd’hui, plus de 80 pays participent à des compétitions d’escalade.

La Fédération internationale d’escalade sportive, rebaptisée World Climbing en décembre 2025, a été fondée en janvier 2007 et a obtenu une reconnaissance provisoire du Comité international olympique (CIO) plus tard la même année. La reconnaissance officielle du CIO est venue en février 2010. En 2014, l’escalade sportive était au programme à titre de sport de démonstration aux Jeux olympiques de la jeunesse d’été de Nankin, en Chine. Deux ans plus tard, elle a été ajoutée au programme officiel des Jeux olympiques de Tokyo 2020.

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