Eliot Grondin n’a aucun regret sur son parcours vers la médaille d’argent en snowboard cross
Après une fin mouvementée à la finale de snowboard cross masculin à Milano Cortina 2026, Eliot Grondin s’est retrouvé dans une position qu’il connaît bien celle pour la médaille d’argent.
L’athlète de 24 ans s’est rapidement démarqué pour être en tête du classement et y est resté après ses courses en huitième de finale, quart de finale et demi-finale. Lors de la finale, il a décidé de rester en retrait au début pour passer à l’attaque plus tard dans la course.
Sa stratégie a presque fonctionné, mais Grondin s’est fait battre de justesse à l’arrivée, à seulement 0,03 seconde, par l’Autrichien Alessandro Haemmerle. Le résultat est presque le même qu’à Beijing 2022, où Grondin avait également remporté l’argent à cette épreuve.
« Le but, c’était l’or. C’était vraiment proche à nouveau, mais ça a quand même été une bonne semaine, » dit Grondin. « J’ai eu du plaisir, je n’ai pas de regret. J’ai fait de mon mieux. Au final, c’est tout ce que je peux faire. »

Même s’il est satisfait de son parcours pour se rendre là, Grondin ne pouvait s’empêcher de se demander s’il aurait pu faire les choses autrement. « Je connais Chollet [de la France, qui a terminé quatrième en grande finale], il esttoujours très rapide au départ. Je me suis dit que j’allais le laisser aller, » explique Grondin. « J’arrivais trop vite un peu partout, c’était surtout ça le problème.
J’aurais peut-être dû être un peu plus patient au sommet pour laisser l’écart grandir. »
Malgré tout, il note qu’il se sentait plutôt bien et que peu d’athlètes aux Jeux peuvent se vanter d’avoir remporté deux médailles d’argent. Ce total amène le palmarès de Grondin en carrière à trois médailles olympiques, après avoir remporté le bronze avec Meryeta O’Dine à l’épreuve par équipes mixtes à Beijing 2022. Il est le premier planchiste canadien à avoir remporté trois médailles olympiques.

Bien qu’un pro comme Grondin puisse donner l’impression que c’est facile, les conditions à Livigno au jour 6 n’étaient pas favorables. La journée a commencé sous le soleil, mais le temps a vite changé pour une violente tempête, ce qui a augmenté le niveau de difficulté pour tous les concurrents.
« C’était difficile, » ajoute Grondin. « On ne pouvait rien voir sur la pente. Il fallaittenter sa chance pour faire ce qu’on voulait faire. »

Il s’agit probablement d’une bonne occasion de souligner le talent incroyable detous les athlètes dans cette épreuve, incluant les deux autres Canadiens en action, Liam Moffatt et Evan Bichon. Bien qu’aucun des deux n’ait réussi à progresser
après les huitièmes de finale, le simple fait de participer à cette épreuve présente un revirement incroyable pour Bichon.
L’athlète de 27 ans a perdu sa mère aux suites d’un cancer en novembre, uneépreuve qui a fait perdre tous ses repères à Bichon.
« Je ne savais pas si j’allais réussir à finir ma saison, encore moins réussir à me qualifier pour les Olympiques cette année, » dit-il. « Ça a été tout un parcours pour revenir à mon sport. Je suis vraiment reconnaissant d’être ici.



