Maltais atteint une nouvelle étape dans son impressionnante carrière olympique
Il y a 16 ans, Valérie Maltais, alors âgée de 19 ans, a fait ses débuts olympiques au sein d’Équipe Canada comme patineuse de vitesse sur courte piste devant une foule de partisans canadiens à Vancouver 2010.
L’athlète de La Baie, au Québec, âgée de 35 ans pour ses cinquièmes Jeux olympiques, s’est préparée pour l’épreuve de 3000 m sur longue piste samedi avec un objectif sur lequel elle travaille depuis des années.
Avec son palmarès, elle a déjà fait ses preuves. Maltais est déjà l’une des meilleures patineuses de vitesse du Canada. Elle est montée sur le podium olympique à deux reprises déjà avec ses coéquipières, remportant l’argent au relais 3000 m à Sotchi 2014 et l’or en poursuite par équipes à Beijing 2022. Elle est la seule athlète canadienne en patinage de vitesse à avoir remporté des médailles olympiques en longue piste et en courte piste.
Elle a franchi samedi une nouvelle étape dans sa carrière légendaire. Maltais a remporté sa première médaille olympique individuelle et la première médaille du Canada à Milano Cortina 2026, une médaille de bronze.

« Après les Jeux de 2022, j’ai eu une période durant laquelle je me suis dit que j’allais continuer seulement si je pensais pouvoir remporter une médaille individuelle », dit-elle.
« Je me suis donné deux ans pour vraiment tout donner, pour m’entraîner et me concentrer sur le 3000 m. En 2024, j’en ai parlé à mon mari et je lui ai demandé de me donner deux ans de plus. Je ne voulais pas venir à ces Jeux seulement pour y participer. Je voulais y être en ayant une chance de médaille. »
Le résultat n’a été une surprise pour personne. Maltais était parmi les meilleures patineuses au 3000 m lors de la dernière saison de Coupe du monde avec trois médailles et son niveau de performance est resté stable depuis sa dernière participation olympique. Si ça se trouve, elle s’est encore améliorée, et elle est arrivée à Milano Cortina comme une sérieuse prétendante à la médaille.
Le dur labeur et le dévouement lui ont permis de réaliser un temps de 3 min 56,93 s, le même temps que le précédent record olympique qui avait été établi il y a quatre ans à Beijing 2022.

Cette marque a été abaissée par l’autre patineuse dans sa paire, l’Italienne Francesca Lollobrigida, qui a abaissé le record olympique à 3 min 54,28 s et remporté l’or.
Ragne Wiklund, de la Norvège, qui trônait au sommet du classement féminin de longue distance pendant la dernière saison de la Coupe du monde, a réalisé un temps de 3 min 56,54 s qui lui a valu la médaille d’argent.
« J’ai terminé ma course en me demandant “Est-ce que ça va être suffisant?”, explique Maltais. La compétition a été tellement forte pendant toute la saison. En voyant les patineuses qui allaient passer après moi dans les paires, je n’avais réellement aucune idée. »

Malgré la compétition féroce, Maltais s’est glissée sur le podium grâce à son expérience et à sa préparation.
« J’étais prête aujourd’hui. Je n’ai ménagé aucun effort. Je me sentais plus prête que jamais. J’étais prête à performer. »
Isabelle Weidemann, qui représentait également un espoir de médaille à cette distance, se trouvait dans la dernière paire samedi. Elle a terminé en cinquième place avec un temps de 3 min 59,24 s.
Maltais aura une autre occasion de remporter une médaille individuelle à ces Jeux. Elle doit participer au 1500 m et au départ groupé en plus de la poursuite par équipes, épreuve pour laquelle les Canadiennes sont les championnes olympiques en titre.



