De Bianca Andreescu à Brooke Henderson, de Penny Oleksiak à Ellie Black, du rugby au soccer en passant par le softball, les femmes seront très nombreuses à représenter Équipe Canada aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Les athlètes féminines mènent la charge depuis le début des qualifications pour les prochains Jeux d’été. Des 218 places dont le Canada s’est assuré, 65 % appartiennent à des femmes. Si l’on va plus loin, des 60 épreuves pour lesquelles le Canada s’est qualifié, 58 % sont dans une catégorie féminine.

Les femmes canadiennes devraient être majoritairement représentées dans plusieurs sports à Tokyo 2020. Parmi les plus notables, elles ont décroché 18 des 20 places du Canada en aviron jusqu’à présent, six des sept places en plongeon et quatre des cinq en gymnastique artistique. De plus, les Canadiennes se sont qualifiées dans les trois relais en natation (4 x 100 mètres style libre, 4 x 100 mètres 4 nages et 4 x 200 mètres style libre) aux Championnats du monde l’an dernier.

Consultez notre tableau de suivi des qualifications olympiques
d’Équipe Canada pour Tokyo 2020!

Tout ce qu’on peut dire, c’est que les athlètes canadiennes seront bien présentes à Tokyo!

Quatre nageuses canadiennes posent avec leurs médailles.

Emily Overholt, Taylor Ruck, Kayla Sanchez et Penny Oleksiak montrent leurs médailles de bronze du relais 4×200 m style libre, le 25 juillet 2019, aux Championnats du monde de la FINA, à Gwangju, en Corée du Sud. (Joseph Kleindl/Natation Canada)

Cependant, leur succès ne s’arrête pas à leur représentation olympique. Vous pouvez vous attendre à voir plusieurs de ces femmes grimper sur le podium en juillet et en août.

Les cinq équipes canadiennes féminines de sport collectif qui se sont qualifiées pour Tokyo 2020 se retrouvent chacune parmi les 10 premières positions de leur classement international respectif. Au rugby, elles sont troisièmes au classement du Circuit mondial de R7 féminin de World Rugby. Elles sont aussi troisièmes au monde en softball et quatrièmes au basketball.

Les Canadiennes sont aussi bien représentées dans les sports individuels. Aux plus récents Championnats du monde de la FINA, le Canada a vu CINQ de ses athlètes remporter trois médailles en natation. Toutes des femmes! Ce groupe inclut les multiples médaillées olympiques Oleksiak et Taylor Ruck, les championnes du monde en titre Kylie Masse (100 m dos) et Margaret MacNeil (100 m papillon) ainsi que Sydney Pickrem.

Les gymnastes canadiennes aspirent aussi au podium. Elles ont fini quatrièmes de l’épreuve par équipe des Championnats du monde de 2018. Elles ont aussi connu d’incroyables percées individuelles au cours des dernières années. Ce fut le cas de Black, qui a remporté une médaille d’argent historique au concours général en 2017 (avant de finir quatrième en 2019), ainsi que de Shallon Olsen et Ana Padurariu, qui ont remporté l’argent sur des engins individuels en 2018. De plus, Brooklyn Moors est considérée comme l’une des meilleures gymnastes au sol.

Quand il est question de gymnastique, on ne peut oublier la double tenante du titre olympique en trampoline, Rosie MacLennan. Elle a remporté son second titre mondial en 2018, puis a mis la main sur le bronze en 2019.

L'équipe canadienne de gymnastique artistique

Ellie Black, Shallon Olsen, Brooklyn Moors, Victoria Woo et Isabela Onyshko présentent leurs médailles d’argent aux Jeux panaméricains de 2019 à Lima le 27 juillet 2019. Photo de Christopher Morris / COC

Bianca Andreescu a séduit le Canada quand elle a remporté la Coupe Rogers, devenant la première Canadienne à enlever le titre en 50 ans. Elle a poursuivi sur sa lancée avec une électrisante performance aux Internationaux des États-Unis. Elle est la première joueuse canadienne à remporter un titre du Grand Chelem en simple, tous sexes confondus. Actuellement quatrième raquette mondiale, Andreescu est attendue comme l’une des têtes d’affiche au Japon, et en tant que plus jeune athlète classée parmi les 20 meilleures joueuses de la WTA, elle devrait l’être encore pour plusieurs années.

Une autre jeune étoile canadienne se trouvera quant à elle sur le parcours de golf. Brooke Henderson a établi un record canadien pour les titres chez les professionnels – tant chez les hommes que chez les femmes –, un fait d’armes qu’elle a accompli à l’âge de 21 ans. L’athlète originaire de Smith Falls, en Ontario, fait sa place parmi l’élite de son sport. En chemin, elle a récolté son premier titre majeur, devenant la deuxième plus jeune joueuse de l’histoire de la LPGA à réussir l’exploit.

La récente lutte pour l’égalité des sexes au sein du programme olympique a beaucoup aidé nos athlètes féminines. Le nombre de compétitions auquel les deux sexes peuvent respectivement prendre part a augmenté considérablement, et cela fait en sport que le nombre de femmes présentes aux Jeux sera sans précédent.

Quelques-uns des changements les plus importants touchent le canoë-kayak, tant pour la discipline du slalom qu’au canoë de vitesse. Pour la première fois dans l’histoire olympique, les femmes disputeront des épreuves de canoë, ce qui signifie que cette discipline comptera autant d’athlètes des deux sexes.

À Rio en 2016, les hommes disputaient deux épreuves de canoë slalom et une de kayak, tandis que les femmes n’étaient présentes qu’au kayak. À Tokyo en 2020, les femmes et les hommes disputeront une épreuve en canoë et une en kayak.

Le canoë de vitesse connait des changements encore plus radicaux. À Rio, le programme olympique offrait aux hommes de disputer trois épreuves de canoë et cinq de kayak, alors que les femmes ne participaient qu’à quatre épreuves de kayak. Maintenant, grâce à la lutte pour l’égalité des sexes, les hommes et les femmes iront sur l’eau pour deux compétitions de canoë et quatre de kayak.

Deux athlètes canadiennes en aviron.

Andrea Proske et Gabrielle Smith rament vers l’argent à la Coupe du monde III d’aviron à Luzerne, en Suisse, le 15 juillet 2018.

L’aviron a été touché de façon semblable par ces changements. Les hommes et les femmes disputeront désormais les mêmes épreuves olympiques, plutôt que les huit compétitions masculines et les six féminines qui étaient inscrites au programme des Jeux il y a quatre ans.

Avec les changements apportés en canoë-kayak et en aviron, 32 sports olympiques offrent désormais autant de compétitions aux hommes et aux femmes. Même à la boxe, un sport exclusivement masculin jusqu’aux Jeux de Londres en 2012, a réduit l’écart, offrant huit catégories de poids olympique aux hommes et cinq aux femmes. C’est un grand changement par rapport à Rio, où les hommes disputaient 10 compétitions, contre trois pour les femmes.

La grande présence des femmes canadiennes sur la plus grande scène n’a rien de nouveau. Aux derniers Jeux d’été, à Rio, elles ont largement dominé, comptant pour 87 % des médaillés du Canada et ayant remporté 73 % des médailles du Canada. Les femmes ont été tout simplement essentielles aux succès du Canada.

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Ça ne devrait pas être différent à Tokyo 2020.