Comment ça fonctionne :

Comme son nom le suggère, le combiné nordique est composé de deux disciplines de ski – le saut à ski et le ski de fond – qui trouvent leurs racines en Europe du Nord. Bien qu’une forme de ski de fond a existé pendant des milliers d’années, le premier tremplin de saut à ski dont les mesures ont été enregistrées a été construit en Norvège en 1860. Tout au long du 19e siècle, les carnavals de ski ont été très populaires en Norvège, notamment le festival de ski d’Holmenkollen, qui est jusqu’à présent considéré comme l’une des plus importantes compétitions de ski nordique au monde. Le combiné nordique était l’attraction principale du festival à ses débuts en 1892 parce que pour avoir du succès un athlète devait exceller dans deux disciplines.

 

Le combiné nordique figurait au programme des premiers Jeux olympiques d’hiver en 1924 avec une seule épreuve individuelle pour les hommes. Cette discipline comprend aujourd’hui trois épreuves olympiques, mais jusqu’à présent, le combiné nordique n’est réservé qu’aux hommes, ce qui en fait la seule discipline encore non mixte du programme des Jeux d’hiver.

 

La compétition commence par le saut à ski, suivi d’une course de poursuite en ski de fond qui se déroule plus tard dans la journée. Les premiers de l’épreuve de saut à ski sont les premiers à prendre le départ de la course de ski de fond dont les intervalles de départ sont déterminés par le pointage du saut à ski. Cela signifie que le premier skieur à franchir la ligne d’arrivée est le vainqueur de la compétition.

 

Il existe deux tremplins de saut sur lesquels se dispute la portion saut à ski. Le tremplin normal renvoie au plus petit des deux, et à Sotchi 2014, il mesurera 106 m. Quant au grand tremplin, il mesurera 140 m. Ces chiffres représentent la distance maximale qu’un sauteur est capable de franchir en toute sécurité.