Deux jours. Deux courses. Deux médailles. un seul nom : Penny Oleksiak.

Dimanche, l’enfant prodige de Natation Canada a remporté l’argent au 100m papillon, soit une journée après avoir gagné le bronze au relais 4×100 m style libre.

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Penny Oleksiak réagi après sa performance au 4x100 m papillon aux Jeux olympiques de Rio, le 7 août 2016, au Brésil / THE CANADIAN PRESS/Frank Gunn

Penny Oleksiak réagit après sa performance au 4×100 m papillon aux Jeux olympiques de Rio, le 7 août 2016, au Brésil / THE CANADIAN PRESS/Frank Gunn

À l’entendre ce genre de performance était comment dire… inimaginable.

« Avant les essais olympiques je ne croyais même pas faire partie de l’équipe, le fait d’être ici et de remporter une médaille c’est irréel », a mentionné la première nageuse canadienne à remporter une médaille individuelle depuis Marianne Limpert à  Atlanta, en 1996, quatre ans avant la naissance d’Oleksiak.

Après une nuit où elle n’a dormi que cinq heures, la jeune Canadienne de 16 ans a établi un autre record mondial junior avec son temps de 56,46 s, battant sa propre marque. Troisième jusqu’à la mi-course, Oleksiak a bien écouté les conseils de son entraineur Gary Nolden, qui lui a répété de capitaliser sur la fin de la course.

«  Je n’ai définitivement pas essayé de me retenir, mais je crois que les dix derniers mètres sont les plus importants et il faut vraiment donner tout ce que l’on a parce qu’une fois la course terminée on risque de le regretter », a expliqué la jeune olympienne.

Penny Oleksiak célèbre avec ses coéquipières : Sandrine Mainville, Chantal Van Landeghem, Taylor Ruck, après avoir remporté le bronze au relais 4x100m à Rio, le 6 aout 2016.COC Photo/Mark Blinch

Penny Oleksiak célèbre avec ses coéquipières Sandrine Mainville, Chantal Van Landeghem et Taylor Ruck après avoir remporté le bronze au relais 4×100 m libre à Rio, le 6 août 2016. (COC Photo/Mark Blinch)

Lorsqu’elle a touché le mur, la foule a vu le classement de la nageuse, mais la principale intéressée a eu besoin de quelques secondes avant de réaliser ce qui venait de se produire.

«je n’ai pas tout de suite regardé derrière moi après avoir touché le mur, j’essayais seulement de retrouver mon souffle », explique-t-elle. Je ne savais pas que j’étais médaillée jusqu’à ce que je vois les drapeaux canadiens s’agiter dans la foule. Ce fut un moment extraordinaire. » Elle a aussi immédiatement jeté un coup d’œil vers ses parents et amis qui la regardaient du haut des estrades.

« J’ai vu mon père se lever d’un bond en agitant les bras. Il était la seule personne que j’arrivais à voir dans les gradins, tous le reste semblait brouillé. »

Enfant prodige, Penny Oleksiak remporte deux médailles olympiques à l'âge de 16 ans

Penny Oleksiak lors de l’annonce de l’équipe de natation pour Rio 2016, en avril dernier.

La médaille olympique d’Oleksiak est la première à être gagnée en style papillon par une Canadienne. Le seul autre athlète canadien à avoir remporté une médaille en style papillon fut Bruce Robertson alors qu’il avait décroché l’argent au 100m aux Jeux de Munich, en 1972.

La seule nageuse a avoir battue Penny dimanche soir a été Sarah Sjostrom, qui a établi un nouveau record mondial avec une marque de 55, 48 s.

« Je crois que tout le monde savait que Sarah remporterait la course, elle détient le record mondial et elle est une nageuse exceptionnelle. »

Penny Oleksiak avec le drapeau canadien lors de sa victoire au 100m papillon le 7 août 2016, à Rio

Penny Oleksiak avec le drapeau canadien lors de la cérémonie des médailles, le 7 août 2016, à Rio.

« Évidemment que je veux remonter sur podium, a dit Penny aux journalistes après la cérémonie des médailles. Mais je suis déjà médaillée olympique alors je ne me plaindrai pas si je n’en reçois pas une autre.»

Et bien Penny, seul le temps nous le dira. La nageuse a encore une course à l’agenda, soit le 100 m style libre. Elle pourrait aussi rejoindre d’autres Canadiennes pour les épreuves de relais si son horaire le lui permet.