Maintenant que les Grands Prix de la FIE sont terminés, les escrimeurs n’ont qu’à patienter jusqu’au 4 avril prochain, jour où sera connu le classement mondial final et, du même coup, qui mettra la main sur un billet pour Rio.

Il faut mentionner qu’en escrime, les places de quota olympique sont remises directement aux athlètes en fonction de leur classement mondial et non à leur pays d’origine. Puisqu’il ne reste plus aucune compétition au calendrier des épistes, fleurettistes et sabreurs pour amasser des points pour le classement général, les athlètes ont une bonne idée de qui sera du tournoi olympique.

Maxime Brinck-Croteau aux Jeux panaméricains de 2015 à Toronto. (Photo : Escrime Canada via facebook)

Maxime Brinck-Croteau aux Jeux panaméricains de 2015 à Toronto. (Photo : Escrime Canada via facebook)

En ce qui nous concerne, cinq membres d’Escrime Canada pourraient déjà commencer à faire leurs valises : Maxime Brinck-Croteau et Leonora MacKinnon à l’épée, Maximilien Van Haaster et Eleanor Harvey au fleuret et Joseph Polossifakis au sabre.

Polossifakis a fixé sa place au classement général samedi dernier après avoir terminé 39e au Grand Prix de Séoul et est maintenant prêt à faire ses débuts olympiques dans un sport encore méconnu des Canadiens.

Pour l’instant, le Canada n’a aucune sabreuse de qualifiée pour Rio. Cependant, Gabriella Page aura une autre occasion de garantir sa place à Rio lors de l’épreuve de qualification olympique de la zone panaméricaine qui aura lieu à San Jose, au Costa-Rica le 16 avril.

La compétition

Avec cinq Canadiens en voie de se qualifier pour les Jeux de Rio, nous avons pensé vous rappeler les bases du sport afin de mieux apprécier les performances de nos athlètes en terre brésilienne.

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Comme l’escrime est limitée à dix épreuves aux Jeux olympiques (6 épreuves individuelles féminines et masculines en plus de 4 épreuves par équipes), les épreuves par équipes changent de Jeux en Jeux. Ainsi, le sabre masculin par équipes de Londres 2012 est remplacé par l’épée masculine par équipes à Rio 2016, tandis que le sabre par équipes remplace le fleuret par équipes chez les femmes.

Les armes

Joseph Polossifakis (Canada) contre Stryker Weller aux Jeux panaméricains de Toronto, en 2015. (Photo : Devin Manky)

Joseph Polossifakis (Canada) contre Stryker Weller aux Jeux panaméricains de Toronto, en 2015. (Photo : Devin Manky)

Le fleuret

Arme d’estoc utilisé pour l’entraînement dans les autres disciplines, le fleuret se caractérise par une lame souple rectangulaire. Il pèse moins de 500 g et mesure 110 cm au total (lame de 90 cm). Pour marquer un point, la pointe doit toucher le torse de l’adversaire (tout le tour du corps, des épaules à l’aine). Les bras, le cou, la tête et les jambes ne font pas partie de la zone de cible.

L’épée

Conçue pour son efficacité comme arme d’estoc et pour transpercer, l’épée est dotée d’une lame triangulaire. En escrime, les points ne sont marqués que par la pointe de l’épée. Elle doit peser moins de 770 g et mesurer au plus 110 cm (lame de 90 cm). C’est à l’épée que la zone de cible est la plus grande : elle comprend tout le corps de l’athlète, tête et pieds inclus.

Le sabre

Arme d’estoc et de taille, le sabre a une lame rectangulaire. Les coups sont portés par le tranchant, le dernier tiers du dos de la lame ou la pointe. Le sabre a une longueur maximale de 105 cm avec une lame de 88 cm et un poids n’excédant pas 500 g. À l’image d’un cavalier à cheval, la zone de cible comprend tout ce qui se situe au-dessus de la ceinture.

Apprenez-en davantage sur l’escrime en visitant notre page d’informations générales sur le sport.