Darren Calabrese/COC
Darren Calabrese/COC

Compétition difficile, dure journée pour les Canadiennes qui ont surmonté l’adversité pour participer à l’épreuve féminine de ski cross

Pour la première fois, Équipe Canada va repartir des Jeux olympiques d’hiver sans médaille en ski cross féminin, mais ce n’est pas par manque de détermination.

Au jour 14 de Milano Cortina 2026, le trio canadien composé de Marielle Thompson, Brittany Phelan et Hannah Schmidt a tout donné en quart de finale.

Thompson et Phelan en sont toutes les deux à leurs quatrièmes Jeux olympiques. Les deux ont déjà monté sur le podium en ski cross : Thompson a remporté l’or à Sotchi 2014 et l’argent à Beijing 2022 et Phelan a remporté l’argent à Pyeongchang 2018.

Les deux ont eu à surmonter l’adversité pour participer aux épreuves de vendredi.

Thompson a eu besoin de près d’un an pour se remettre d’une grave blessure à un genou subie sur le circuit de la Coupe du monde FIS. Bien qu’elle ait déjà eu des blessures avant, celle-ci était différente pour l’athlète de 33 ans.

La Canadienne Marielle Thompson devance la Suédoise Linnea Mobaerg lors des 1/8 de finale du ski cross féminin en ski acrobatique aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, en Italie, le vendredi 20 février 2026. Photo par Darren Calabrese/COC.

« C’était vraiment difficile. Presque tous les jours depuis le 28 février [2025], quand je me suis blessée, jusqu’à maintenant, je n’ai pas arrêté, » explique Thompson. Je ne devrais probablement même pas être ici, alors je suis heureuse et fière de tout ce que j’ai fait pour y arriver. »

Phelan, quant à elle, a attrapé la COVID dans les jours précédant l’épreuve de ski cross. La quarantaine a été plus ennuyante que difficile selon elle, mais elle a tout de même empêché l’athlète de 34 ans de réaliser sa routine de préparation habituelle.

« Quand on vient aux Jeux olympiques, on veut que tout aille parfaitement selon le plan A, » dit Phelan. « C’est rarement le cas. »

Journée difficile au Parc de neige de Livigno

Après avoir remporté sa vague en huitième de finale, Thompson a eu un quart de finale difficile contre l’éventuelle médaillée d’or Daniela Maier, de l’Allemagne, et la quatrième au classement, Marielle Berger Sabbatel, de la France.

La Canadienne n’a pas eu le départ qu’elle voulait et a senti dès le début que ça serait difficile.

« Je n’ai pas tout à fait réussi mon départ, puis j’étais coincée derrière Linnea [Mobaerg, de la Suède] et Marielle, et je n’ai pas réussi à retrouver mon élan ensuite, » explique Thompson.

« Je suis fière de tout ce que j’ai fait pour être ici, pour me qualifier sur l’équipe olympique. Notre équipe est tellement forte, c’était déjà une victoire juste de me rendre ici. J’ai fait de mon mieux, et parfois, ce n’est simplement pas une bonne journée. C’était mon cas aujourd’hui. »

Phelan était en quart de finale contre Schmidt, sa coéquipière. Vu la taille de l’équipe canadienne, il est commun de participer contre des coéquipiers. Les Canadiennes sont arrivées en troisième et quatrième places après une course très serrée.

Les Canadiennes Hannah Schmidt (à gauche) et Brittany Phelan (à droite) participent aux quarts de finale du ski cross féminin en ski acrobatique aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, en Italie, le vendredi 20 février 2026. Photo par Darren Calabrese/COC.

« Le quart de finale a été très vraiment, vraiment serré sur la ligne d’arrivée et je suis très déçue de ne pas avoir pu progresser, » dit Phelan. « C’est la réalité du ski. »

« Hannah et moi voulions vraiment arriver en première et deuxième places, mais malheureusement, ça n’a pas marché. »

Schmidt est pour sa part « très heureuse » de sa propre performance à ses deuxièmes Jeux olympiques.

« Je suis un peu déçue par le classement, mais je n’ai jamais aussi bien skié cette saison et je l’ai prouvé ici. J’ai eu des vraiment bons départs toute la journée, » dit l’athlète de 31 ans. « C’est décevant de perdre d’aussi peu en quart de finale, mais nous en sommes là. »

« N’importe qui dans le top 16 pourrait être une championne olympique. Elles pourraient toutes être au sommet du podium et je suis très fière de me retrouver parmi ce groupe. »

Regard vers le passé et vers l’avenir

Bien que les trois Canadiennes aient obtenu des résultats similaires aux Jeux, Thompson a eu une expérience bien à elle.

Elle a été porte-drapeau lors de la cérémonie d’ouverture aux côtés du skieur de bosses Mikaël Kingsbury.

« Commencer les Jeux en portant le drapeau canadien à la cérémonie d’ouverture avec Mik a été un honneur incroyable, » dit-elle. « Il y a tellement d’autres personnes qui auraient pu être choisies, c’était vraiment un moment spécial. »

Est-ce qu’il y aura une autre participation olympique dans son avenir? Encore une fois, Thompson et Phelan en viennent à la même conclusion : il ne faut jamais dire jamais.

« C’est long, quatre ans. On verra, » répond Thompson.

Phelan, qui a également participé aux Jeux en ski alpin, répond : « Il pourrait y avoir des cinquièmes Jeux, mais ça ne sera pas en course de ski. C’est tout ce que je peux dire… seul le temps nous le dira. »