Les difficultés se poursuivent avec une deuxième défaite consécutive en curling féminin pour l’équipe Homan

Les difficultés se sont poursuivies pour Rachel Homan et Équipe Canada samedi matin, alors qu’elles se sont inclinées 7-6 face à la Grande-Bretagne aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026.

Il s’agissait d’une deuxième défaite consécutive pour le Canada. Espérant rebondir après leur surprenante défaite contre les États-Unis vendredi après-midi, Homan, la troisième Tracy Fleury, la seconde Emma Miskew et la première Sarah Wilkes ont rapidement compris que ce serait encore un match difficile sur les glaces du Stade olympique de Cortina.

Le Canada avait pourtant l’occasion de bien amorcer la rencontre dès la première manche, avec la dernière pierre et une situation favorable pour marquer plusieurs points. Toutefois, un mauvais jugement de ligne sur la première pierre de Homan, une tentative de double sortie en douceur, a fait basculer la manche, forçant Homan à se contenter d’un tir pour un seul point.

Ce fut le genre de match que le Canada a disputé tout au long de la rencontre. De petites erreurs ayant coûté le positionnement des pierres, combinées à des tirs clés réussis par Rebecca Morrison et ses coéquipières, ont permis à la Grande-Bretagne d’inscrire trois points à la troisième manche. Les Britanniques ont ensuite volé un point à la quatrième pour prendre le contrôle d’un match qu’elles n’ont jamais vraiment laissé leur échapper.

Les Canadiennes Tracy Fleury, Sarah Wilkes et Emma Miskew d’Équipe Canada affrontent la Grande-Bretagne lors de l’épreuve de curling féminin aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, à Cortina, le samedi 14 février 2026. Photo : Candice Ward/COC

« Je pense qu’on a un peu de difficulté avec les lignes, genre, » a expliqué Miskew. « On lance beaucoup de pierres et on manque simplement nos coups. Ça fait partie du curling et je crois qu’on va être capables de régler ça et de voir s’il y a des tendances qui se dégagent. Mais la plupart du temps, c’est serré, juste du mauvais côté du pouce.

« On manque de peu, trop haut ou trop bas, » a-t-elle poursuivi. « On va essayer de trouver une façon d’être un peu plus précises.

« Elles ont bien joué, il faut leur donner le crédit, surtout Rebecca qui a très bien joué. »

Toujours sans victoire après leurs deux premiers matchs et dominées 16-7 au total des points, les Britanniques ont blanchi stratégiquement la deuxième manche, une décision qui a porté fruit. Un “pick” sur une pierre de Fleury et un demi-coup raté de Homan sur une tentative de double sortie ont permis à Morrison de réussir un placement pour trois points.

Le Canada a mis les recrues olympiques de la Grande-Bretagne en difficulté à la quatrième manche, détenant trois pierres comptantes, jusqu’à ce que la troisième Jennifer Dodds réussisse un triple spectaculaire, laissant deux pierres britanniques comme les seules dans la maison. Homan a ensuite complètement raté un tir désespéré visant à frotter sa propre pierre pour la rendre comptante, accordant ainsi un point volé à l’équipe britannique.

Les équipes ont ensuite échangé des simples pendant trois manches. Le Canada a eu des occasions de voler des points ou d’en marquer plusieurs, mais chaque fois, Dodds ou Morrison ont réussi des tirs clés pour neutraliser la menace et permettre à la Grande-Bretagne de conserver le contrôle du pointage.

C’était à l’image du match. Le Canada manquait ses coups par quelques pouces, tandis que la Grande-Bretagne, même si ses pourcentages de réussite n’étaient pas exceptionnels, livrait les tirs importants au bon moment. Alors que les joueuses britanniques souriaient, riaient par moments et semblaient profiter du match, le langage corporel indiquait que Homan et ses coéquipières étaient perplexes.

La Canadienne Rachel Homan d’Équipe Canada affronte la Grande-Bretagne lors de l’épreuve de curling féminin aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, à Cortina, le samedi 14 février 2026. Photo : Candice Ward/COC

Morrison et sa formation ont pratiquement mis fin aux espoirs canadiens avec deux points à la huitième manche. Le Canada a toutefois eu une autre occasion de voler des points après qu’un « runback » de Dodds a dévié une pierre canadienne dans le quatre pieds comme deuxième pierre comptante. Mais avec une chance de s’installer à trois et de mettre de la pression sur Morrison, Homan, qui affichait alors un taux de réussite de 64 %, a frappé une garde. Morrison, de son côté, avec une moyenne de 84 %, a placé la pierre sur le bouton pour inscrire deux points.

La Grande-Bretagne a dominé le Canada au chapitre du pourcentage global, 86 % contre 83 %, Morrison surpassant Homan 88 % à 70 %. Fleury et Wilkes ont chacune réussi 91 % de leurs tirs, tandis que Miskew a terminé à 81 %.

Après les trois premiers matchs, Homan affiche une moyenne de 72 %, et Miskew, sa coéquipière de toujours qui a célébré ses 37 ans samedi, faisait à peine mieux avec 77 %.

Rebecca Morrison et ses coéquipières ont pour mission de ramener la Grande-Bretagne au niveau d’élite qu’elle a connu pendant toutes les années où elle était représentée par Eve Muirhead, dont l’impressionnant palmarès comprend des médailles d’or olympique et mondiale. La victoire contre l’équipe Homan, qui a dominé le curling féminin au cours des deux dernières années, représente un pas important dans cette direction.

Dans les autres matchs disputés en matinée, l’Italie (Stefania Constantini) s’est inclinée 8-7 face à la Chine (Wang Rui), tandis que la Suisse (Silvana Tirinzoni) a subi une surprise en perdant 7-5 contre le Japon (Sayaka Yoshimura).

Après cinq séances, la Suède (Anna Hasselborg) mène le classement avec une fiche de 3-0, suivie de la Suisse, de la Corée (Gim Eun-ji), de la Chine et des États-Unis (Tabitha Peterson) à 2-1. Le Canada, le Danemark (Madeleine Dupont), le Japon et la Grande-Bretagne suivent à 1-2, tandis que l’Italie est toujours sans victoire à 0-3.

Les dix équipes disputent chacune neuf matchs du tournoi à la ronde, et les quatre premières au classement accéderont aux séries éliminatoires le week-end prochain.