Le Canada a été transformé à jamais quand Vancouver a accueilli les Jeux olympiques d’hiver de 2010.

Là où les Canadiens étaient peut-être gênés de manifester leur fierté nationale, il y a maintenant une joie non dissimulée à porter du rouge et du blanc de la tête au pied et d’afficher la feuille d’érable. Voici quelques-uns des meilleurs moments des derniers Jeux olympiques tenus en sol canadien.

Clara Hughes porte le drapeau canadien, l'équipe canadienne derrière elle.

La patineuse de vitesse et cycliste Clara Hughes mène l’équipe canadienne lors du défilé des nations à la Cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver, le 12 février 2010. LA PRESSE CANADIENNE/Darryl Dyck

Quand Clara Hughes a mené Équipe Canada dans l’enceinte du stade BC Place pour la cérémonie d’ouverture, le rugissement de la foule qui a accueilli les athlètes n’était qu’un début.

Quand Wayne Gretzky a sauté à bord d’une camionnette pour apporter la flamme olympique au centre-ville et allumer une vasque extérieure, c’était le moment le plus canadien jamais vu.

Wayne Gretzky tient la flamme olympique à bord d'une voiture.

Des fans saluent Wayne Gretzky alors qu’il quitte la Place B.C. avec la flamme olympique à Vancouver, le 12 février 2010, après la Cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver. LA PRESSE CANADIENNE/Geoff Howe

Quand Alex Bilodeau a remporté la toute première médaille d’or olympique du pays en sol canadien et que son plus grand partisan, son frère Frédéric, l’encourageait aux premières loges, personne n’a pu retenir une larme à travers le pays.

Quand Maëlle Ricker est devenue la première femme canadienne à remporter l’or olympique à la maison, tout le monde savait qu’elle n’aurait pu vivre une plus belle histoire qu’en réalisant l’exploit dans ce qui était pratiquement sa cour arrière.

Quand Christine Nesbitt a comblé toutes les attentes et gagné l’or au 1000 m à l’Anneau olympique de Richmond, tout le monde était aussi enchanté qu’elle et son entraîneur Marcel Lacroix.

Quand Jon Montgomery a crié alors qu’il est monté sur la plus haute marche du podium et qu’il a célébré sa médaille d’or en skeleton en prenant une énorme gorgée de bière, on a alors eu droit à un nouveau moment « le plus canadien » de ces Jeux.

Quand Tessa Virtue et Scott Moir ont offert une prestation époustouflante dans leur programme libre au son de la Symphonie no 5 de Mahler, il y a soudainement eu 35 millions de nouveaux partisans de danse sur glace.

Quand Ashleigh McIvor a remporté la toute première médaille d’or olympique en ski cross, tout le monde s’est délecté de l’excellence du Canada dans les nouvelles épreuves olympiques.

Quand Équipe Canada a réalisé un doublé en bobsleigh féminin, tout le monde voulait être de la fête sur le podium.

Quand l’équipe féminine de hockey a blanchi les États-Unis pour remporter sa troisième médaille d’or olympique d’affilée, tout le monde savait qu’il voyait une dynastie à l’œuvre et une étoile montante en Marie-Philip Poulin.

Quand Joannie Rochette a offert la performance de sa vie quelques jours à peine après la mort soudaine de sa mère, personne n’a caché ses émotions alors que le pays tout entier l’épaulait dans ces circonstances des plus difficiles.

Quand le relais masculin de patinage de vitesse courte piste a révélé l’Opération Cobra, tout le monde a admiré l’ingéniosité qui a aidé Charles Hamelin à remporter deux médailles d’or en une demi-heure.

Quand Jasey-Jay Anderson a raflé sa médaille d’or olympique tant attendue, à peine 10 minutes après que Mathieu Giroux, Lucas Makowsky et Denny Morrison ont été couronnés en poursuite, il était difficile d’imaginer redescendre de ce nuage. Au contraire, une autre médaille d’or plus tard ce soir-là en curling masculin n’a que prolongé ce rêve éveillé.

Quand Sidney Crosby a marqué le but en or qui a procuré au Canada sa 14e médaille d’or – un record – à la dernière journée des Jeux, cela a déclenché des célébrations spontanées dans les rues du pays, d’un océan à l’autre.

Depuis, cette fierté ne s’est jamais éteinte. Elle n’a fait que grandir.