Quelle est la signification derrière un nom? De quel sens est chargé le nom qu’on donne à un bob ou à un skeleton?

Pour un athlète de bobsleigh ou de skeleton, cette question a tout son sens. Après tout, pour un athlète olympique, son engin n’est pas qu’un bout de métal inanimé; il fait partie intégrante de ses succès. Au fil du temps, les engins développent parfois leur propre personnalité, souvent fortement influencée par celle de leur pilote, bien entendu.

Voici quelques exemples de noms d’engins canadiens en vedette à PyeongChang 2018 et les histoires derrière ceux-ci.

Matador 64 (Justin Kripps, bobsleigh)

Le pilote Justin Kripps et Alexander Kopacz d’Équipe Canada durant un entraînement de bob à deux en amont de Pyeongchang 2018. Jeudi le 15 février 2018. (AP Photo/Wong Maye-E)

Justin aura deux engins en Corée du Sud, et il affirme que l’explication derrière le nom de son bob à deux n’a « rien de bien glorieux ». Il est tout simplement tiré du populaire jeu vidéo Destiny dans lequel une arme porte le même nom.

Fury (Justin Kripps, bobsleigh)

En ce qui concerne son bob à quatre, son nom est aussi tiré du lexique de l’armement. Il tire son origine d’un film de la Deuxième Guerre mondiale qui met en vedette Brad Pitt.

Bagheera (Alysia Rissling, bobsleigh)

Alysia Rissling et Melissa Lotholz lors d’une compétition à Whistler (C.-B.) le samedi 3 décembre 2016. (Photo:  THE CANADIAN PRESS/Darryl Dyck)

Si vous vous souvenez de la sage panthère du Livre de la jungle, vous savez alors d’où Alysia tire le nom de son bob.

Jezebel (Kaillie Humphries, bobsleigh)

Kaillie Humphries et Melissa Lotholz célèbrent après avoir rejoint la première place pendant la Coupe du monde de Bobsleigh féminin à Whistler (C.-B.), le vendredi 24 novembre 2017. (Photo: THE CANADIAN PRESS/Darryl Dyck)

Même si ce nom a plusieurs connotations, la double championne olympique Kaillie Humphries affirme qu’elle a simplement emprunté le nom d’un tracteur qui, au fil du temps, s’est avéré être fort durable et l’outil ayant le plus de valeur qu’une famille de son entourage possédait. « J’ai voulu honorer cette famille, alors j’ai emprunté ce nom. »

Zeus (Jane Channell, skeleton)

L’athlète canadienne Jane Channell commence une descentes à la Coupe du monde IBSF à Whistler. (Photo: Guy Fattal)

Son engin porte le nom du dieu grec de la foudre, mais le motif qu’arbore son casque est lui aussi chargé de sens. Comme Vancouver 2010 l’ont inspirée à compétitionner et la devise officielle de ces Jeux était « With glowing hearts »*, elle porte sur son casque l’image d’une cage thoracique à travers laquelle on aperçoit une feuille d’érable à la place du cœur.

*NDT : En français traduit par Des plus brillants exploits, extrait de l’hymne national du Canada. On laisse cependant l’extrait volontairement en anglais en raison de la référence au cœur absente dans l’extrait équivalent en français.

Les skeletoneurs d’Équipe Canada, Jane Channell, Mirela Rahneva, Elisabeth Vathje, Kevin Boyer, Dave Greszczyszyn et Barrett Martineau montrent leur casque pour PyeongChang 2018. (Photo/David Jackson)

Dan (Mirela Rahneva, skeleton)

Mirela Rahneva entame une première course à la Coupe du monde féminine de skeleton en Autrice, le vendredi 3 février 2017. (AP Photo/Kerstin Joensson)

Mirela dit que son sport lui a offert une nouvelle famille. Il n’est pas étonnant qu’en cherchant un nom pour son engin (acheté grâce au financement participatif), elle ait arrêté son choix sur « Dan », nom du défunt père de son ancien entraîneur de rugby.

Lola Bunny (Kevin Boyer, skeleton)

Le skeletonneur Kevin Boyer pendant les qualifications de PyeongChang 2018, au centre de glisse d’Alpensia. Mardi 15 février 2018. (Photo: David Jackson)

Kevin Boyer, 24 ans, le plus jeune membre de l’équipe masculine de skeleton, s’est aussi inspiré d’une figure paternelle pour nommer son engin. Dans ce cas-ci, de son père, qui lui a proposé ce nom. Alors, comment et pourquoi le nommer autrement?

Sven (Elisabeth Vathje, skeleton)

Elisabeth Vathje d’Équipe Canada durant une session d’entraînement à la Coupe du monde féminine de skeleton en Suisse, le 11 janvier 2018. (Photo: Urs Flueeler/Keystone via AP)

Comme Justin Kripps, Elisabeth Vathje tire son inspiration du cinéma (quoique son genre de film soit bien différent) pour nommer son engin, c’est-à-dire du renne dans La Reine des neiges. Quant à son casque, le bûcheron, l’orignal et la feuille d’érable y sont en vedette après qu’elle a demandé au dessinateur de lui créer l’image la plus canadienne qui soit.

L’athlète de skeleton, Elisabeth Vathje montre son casque pour PyeongChang 2018 (Photo: COC/David Jackson)

Candice (Barrett Martineau, skeleton)

Qui est Candice? Un membre de sa famille? Une ancienne enseignante ou entraîneure? Non. Barrett Martineau, inspiré à se lancer dans la quête olympique par le fameux calage de bière de l’olympien Jon Montgomery à Vancouver 2010, a nommé son engin d’après le top-modèle Candice Swanepoel.

Consultez l’horaire complet d’Équipe Canada à PyeongChang 2018